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SOUL WARRIORS : REFLEXIONS SUR LA PROMO D'UN ALBUM (PART 9)

Comme je vous l’ai largement fait savoir tout au long de l’année 2018, j’ai sorti l’album Dance de mon groupe de soul, les Soul Warriors et j’ai fait une campagne de promo qui a commencé fin janvier 2018 et continuera finalement jusqu’en avril 2019, après tout pourquoi se priver qans ça fonctionne. Quels sont les résultats, quels sont les difficultés que j’ai rencontrées, quels médias ai-je utilisé, avec quel budget, comment ai-je orchestré tout cela et quels conseils puis-je vous donner ? C’est ce que je continue à vous expliquer dans cette avant dernière partie, sans aucune prétention, bien sûr... 

FEATURE FM & RADIO AIRPLAY : INDISPENSABLES ?

Avant un argumentaire précis sur les résultats que j’ai obtenus sur Feature FM et Radio Airplay, il me semble important de rappeler qu’il n’existe pratiquement pas d’autres services de ce type. En effet, en dehors des agences et attachés de presse et de tout ce que vous pouvez faire sur les réseaux sociaux pour vous faire connaître, force est de constater qu’il n’y a pas grand chose.

En ce sens, Feature et Radio Airplay reposent sur des idées tout à fait louables. Ensuite, il ne faut pas non plus en attendre des miracles et savoir s’en servir. Bien sûr, et nous allons revenir sur cette question, il faut investir un peu, c’est absolument obligatoire mais le jeu en vaut la chandelle.

Comme je l’ai déjà dit, comme Feature fonctionne avec Deezer, il sera le bon outil pour communiquer sur la France, notamment avec des titres en français. Mais côté targeting, c’est assez calibré et il faut vraiment correspondre à leur panel d’artistes, ce qui peut limiter un peu les possibilités si votre prod sort des sentiers battus ou qu’elle s’identifie à des styles un peu trop différents. 

DES OUTILS COMPLÉMENTAIRES

Côté Radio Airplay, le panel d’artistes est extrêmement vaste et vous serez beaucoup plus libre que sur Feature. Il faut aussi considérer que leur radio Jango s’adresse à un public majoritairement anglo-saxon, donc si vous avez des textes en français, ça ne sera peut-être pas le meilleur outil.

Mais dans tous les cas, Feature et Radio Airplay n’ont pas du tout le même objectif et on peut considérer qu’ils sont complémentaires. Le premier vous aidera à communiquer et à vous faire connaître sur une plateforme comme Deezer. Le second est vraiment un outil radio internet et vous permet de faire connaître vos titres à un large public. 

Ensuite, les liens entre Radio Airplay et les plateformes comme Spotify sont un peu subjectifs et on peut se demander s’il y a réellement un lien. Personnellement, je pense que oui car quelqu’un qui apprécie vos chansons sur Jango sera peut-être très heureux de les écouter à volonté sur Spotify avec son abonnement premium. On ne peut rien certifier à 100% mais cela me semble tout de même évident et je l’ai moi-même constaté. De la même façon, tout ceci fonctionne aussi avec Youtube, Instagram, Facebook, en fait c’est un peu comme une toile d’araignée que vous tissez, où tout est intimement lié. 

COMBIEN CA COUTE ?

C’est là qu’il faut avoir un peu de moyens ou savoir choisir en fonction de ses objectifs, notamment par rapport au ciblage géographique dont je parlais précédemment. Pour Feature, une campagne coutera au minimum 50$. Avec cette campagne, vous achetez 2500 streams.

Ensuite, tout dépend de l’auditeur qui s’engage et peut ajouter votre titre à ses favoris, voir la page de votre album, votre page artiste ou vous ajouter à une play-list. Les résultats varient respectivement ainsi en moyenne (le premier chiffre indique le mini moyen d’engagements et le second le maxi moyen). 

Favoris (10-45), page album (20-50), page artiste (0-10), play-list (10-40). Attention, vous pouvez faire mieux mais vous pouvez faire aussi moins bien, mais j’ai fait suffisamment de campagnes sur Feature pour vous dire que ces chiffres sont fiables.

J’ai fait des campagnes pour 100$ et 5000 streams mais dans le meilleur des cas, j’ai atteint 100 play-lists. Le chiffre fourni sur la pub Feature-Tunecore est donc plausible mais il n’est plus forcément d’actualité car vous n’êtes pas seul et la concurrence est féroce. 

Pour Radio Airplay, vous achetez des crédits qui vous servent à faire de la promo dans le but de faire connaître vos titres et d’avoir de l’audience. 1000 crédits pour 1000 écoutes coûtent 30$. Avec 1000 crédits, vous pouvez tenir un mois à condition de ne pas activer certains paramètres que je vous laisse découvrir.

Si un ou plusieurs de vos titres dépasse les 100 écoutes par semaine et que vous avez au moins un nouveau fan sur chacun de ces titres, Radio Airplay peut vous offrir des crédits avec le pop score.

Voici une estimation du nombre de crédits que vous pouvez gagner. 0 crédit (note pop score inférieure à 50), 50 crédits (note pop score entre 50 et 80), c’est le cas le plus fréquent, 100 crédits (note pop score entre 80 et 90) ou 250 crédits note pop score supérieure à 90).

Enfin et je vous le souhaite si vous êtes dans le top 10 de la semaine, jackpot avec 1000 crédits. Mais en 10 mois, cela m’est arrivé une seule fois. Bon, en 10 mois également, Radio Airplay m’a offert 20000 crédits, soit l’équivalent de 600$. 

COMBIEN CA RAPPORTE ?

Dans les deux cas, il vaut mieux parler de rapport en termes d’audience car je vous donnerai les chiffres de rapport d’un stream dans la dernière et dixième partie et vous risquez d’être fort déçu…Mais ce sont indiscutablement deux outils fondamentalement intéressants et comme il n’existe pratiquement que ceux-là, un peu incontournables. 

En résumé, si vous ciblez un public français, je vous conseillerais plutôt Feature mais à petite dose, le temps de voir les résultats (une campagne à 50$ peut durer 1 ou 2 semaines, généralement moins d’un mois).

De cette façon, vous êtes vite fixés. Vous pouvez faire aussi un peu de Radio Airplay en ciblant les pays francophones. Si vous ciblez un public anglo-saxon et même mondial, je vous conseille Radio Airplay, avec une petite dose de Feature, une fois que vous savez quel titre va fonctionner. Donc, à vous de jouer…

JJ RÉBILLARD
Rédigé le  18 avril 2019 19:07 dans ACTUALITÉS  -  Lien permanent
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SOUL WARRIORS : REFLEXIONS SUR LA PROMO D'UN ALBUM (PART 7)


Comme je vous l’ai largement fait savoir tout au long de l’année 2018, j’ai sorti l’album Dance de mon groupe de soul, les Soul Warriors et j’ai fait une campagne de promo qui a commencé fin janvier 2018 et continuera finalement jusqu’en avril 2019, après tout pourquoi se priver quand ça fonctionne.

Quels sont les résultats, quels sont les difficultés que j’ai rencontrées, quels médias ai-je utilisé, avec quel budget, comment ai-je orchestré tout cela et quels conseils puis-je vous donner ? C’est ce que je continue à vous expliquer dans cette avant dernière partie, sans aucune prétention, bien sûr... 

DISTRIBUTEURS ET PARTENAIRES

Ceux qui ont déjà utilisé les services d’un distributeur numérique comme CD Baby ou Tunecore pour ne citer qu’eux (la distribution numérique est en effet une véritable jungle à l’heure actuelle) ont certainement vu, voire testé des partenaires officiels de ces distributeurs.

Ils s’affichent en bonne place sur leurs sites et proposent une gamme de services assez variées, de la promo radio au crowdfunding en passant par la fabrication de T-Shirts et autres goodies. Parmi ces partenaires, je vais en évoquer deux qui semblent plutôt séduisants : j’ai nommé Feature.fm et Radio Airplay.

Commençons avec Feature.fm : Feature vous propose plusieurs types de services, parmi lesquels un abonnement aux services marketing, qui peuvent notamment être intéressants pour la sortie d’un album en générant d’éventuelles précommandes à partir d’une promo qui se fait sur différentes plateformes.

Des smarts links sont également proposés mais ce qui semble être le plus intéressant est certainement le système de campagnes sur Deezer. D’ailleurs, et pour ne citer que la pub qui s'affiche sur les sites des distributeurs comme Tunecore, c’est pour le moins alléchant. 

FEATURE.FM

En effet, une fois que vous vous êtes connecté, une bannière publicitaire s’affiche sur la page d’accueil Tunecore avec le texte suivant. « Boostez vos streams sur Deezer avec Feature.fm. Et le témoignage d’un certain Voyov, artiste Tunecore qui nous dit : Pour 100$, Feature FM m’a permis de faire plus de 5000 streams sur Deezer, mais encore plus intéressant, mon titre a été ajouté sur plus de 100 play-lists ».

Ca fait réfléchir, même si vous savez depuis la part 6 que Spotify concentre 50% des streams mondiaux et que Deezer ne propose pas au bout du compte le fameux compte artiste certifié.

Donc, vous aurez beaucoup de mal à savoir si vos campagnes génèrent réellement des résultats car il vous faudra attendre très longtemps…les relevés fournis par Deezer à votre distributeur. Alors, il faut le savoir et vous constatez que même si je ne peux pas tout dire, mes articles peuvent vous faire gagner du temps et économiser de l’argent.

Bon, je ne suis pas là pour me glorifier. Mais qu’en est-il de ces campagnes Feature FM sur Deezer ? J’en ai fait suffisamment pour savoir ce qu’il en est, même si cela reste une belle opportunité de se faire connaître et de communiquer sur votre produit. 

COMMENT ÇA MARCHE ?

Dans un premier temps, je dois vous expliquer comment fonctionne Feature. Le principe est relativement simple et s’inspire du système Instream de Youtube. Les gens qui écoutent Deezer en gratuit ont évidemment des pubs qui s’intercalent ou précèdent les morceaux qu’ils écoutent.

Et à la place d’une pub pour Leclerc et autres Carrefour, Deezer et Feature passent un extrait du titre que vous avez choisi de promouvoir dans votre campagne. Sur ce court extrait, les gens peuvent zapper rapidement, dans ce cas vous ne payez rien ou au contraire s’engagent pour une écoute plus longue.

C’est ce qu’on appelle un engagement qui peut justement se traduire ensuite pour partie en intégration de votre titre sur une play-list. En soi, le principe est super et présente l’intérêt de savoir rapidement quel titre va motiver les gens.

Mais attention, on fonctionne avec du targeting, c’est à dire avec du ciblage. En effet, il faut créer votre campagne et votre titre doit obligatoirement correspondre à une cible viable. Il y a bien sûr le paramètre de l’âge, celui du pays (il semble peu intéressant de faire écouter un titre en français aux Etats Unis par exemple). 

TARGETING : UN EXERCICE PAS SI FACILE

Mais il y a aussi les artistes correspondants le plus à votre style que vous devez lister sans exagérer, la liste devant rester cohérente, et les tags que vous souhaitez rajouter qui correspondent toujours aux mêmes cibles en en ajoutant éventuellement d’autres mais qui restent en rapport.

Une campagne n’est donc pas toujours si facile à créer mais cette étape est le nerf de la guerre, donc vous devez bien la préparer avant de la paramétrer. En résumé, vous ne payez donc que pour des écoutes supérieures à 30 secondes et à chaque fois, vous avez un stream. Et si l’auditeur vous intègre à une de ses play-lists, vous gagnerez peut-être d’autres auditeurs et d’autres streams. 

En soi, tout cela est très bien mais combien va vous rapporter un stream ? Et également, sur quelle play-list allez vous figurer ? Une play-list officielle éditée par Deezer, ou la play-list d’un particulier dont il est peut-être le seul auditeur ?

Attention, les campagnes ne sont pas données, pour 50$, vous achetez en quelque sorte 2500 écoutes soit 2500 streams et un nombre variable de play-lists potentielles. Le jeu en vaut-il la chandelle ? La réponse dans la part 9 de cet article. 


JJ RÉBILLARD
Rédigé le  4 avril 2019 13:38 dans ACTUALITÉS  -  Lien permanent
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SOUL WARRIORS : REFLEXIONS SUR LA PROMO D'UN ALBUM (PART 6)


Comme je vous l’ai largement fait savoir tout au long de l’année 2018, j’ai sorti l’album Dance de mon groupe de soul, les Soul Warriors et j’ai fait une campagne de promo qui a commencé fin janvier 2018 et continuera finalement jusqu’en avril 2019, après tout pourquoi se priver quand ça fonctionne. Quels sont les résultats, quels sont les difficultés que j’ai rencontrées, quels médias ai-je utilisé, avec quel budget, comment ai-je orchestré tout cela et quels conseils puis-je vous donner ? C’est ce que je continue à vous expliquer dans cette sixième partie, sans aucune prétention, bien sûr... 

DES STATS TRÈS ALÉATOIRES

A la fin de la part 5, nous en étions restés à la fin du mois d’avril 2018 et l’album, le single et le clip étant sortis depuis un mois. Pour les plateformes de diffusion comme Spotify, Deezer ou iTunes, votre distributeur (CD Baby, Tunecore…) est censé vous communiquer les stats de diffusion de vos titres en fonction des relevés et des chiffres fournis par ces plateformes.

Mais il faut savoir qu’il existe un grand décalage entre le moment où des auditeurs écoutent vos morceaux et le moment où vous avez les chiffres, souvent deux mois minimum. En principe, votre distributeur essaye de vous fournir des chiffres assez rapidement en ce qui concerne les ventes (malheureusement les téléchargements payants diminuent de plus en plus au profit du streaming) et les streams.

Mais pour ces derniers, il se peut que vous n’ayez aucune stat pendant 10 ou 15 jours et tant que les chiffres ne sont pas confirmés définitivement dans les délais indiqués précédemment, il est très difficile de se faire une idée. Je ne vais pas vous révéler tout ce que j’ai pu apprendre au cours de la promo ça serait trop long, mais je vais aller à l’essentiel.

Donc, soyons clairs, si vous n’avez pas de chiffres fiables en temps réel, il vous est très difficile de savoir quel titre sera votre hit plébiscité par le public. Certes, il y a des genres de petits compteurs avec des barres de popularité (Deezer) ou des estimations du nombre d’écoutes (Spotify), sachant que vous risquez d’être dans la catégorie inférieure à 1000 écoutes dans la majorité des cas, sauf si vous êtes déjà une star. Sur Deezer les artistes sont souvent très contents au début car ils ont immédiatement une barre de popularité (une sur les dix présentes sur le compteur) mais ne vous leurrez pas, Deezer met une barre pour toutes les nouveautés.

UN COMPTE ARTISTE CERTIFIÉ SUR SPOTIFY SINON RIEN

Et ensuite, vous passez de 1 à 0,60 puis 0,40 si vous ne faites rien. Pour avoir des stats en temps réel, il existe une recette, et Spotify est la seule plateforme qui propose un système fiable sur ce plan : le compte artiste certifié. La question est donc : avez-vous un compte artiste certifié ou non ? Je vous laisse consulter sur le net tous les articles relatifs à cette question et votre distributeur vous en dira également davantage à ce sujet sur son support. Mais dans les faits, si vous n’êtes pas certifié, sachez que votre crédibilité s’en trouvera réduite. 

Lorsque vous êtes certifié sur Spotify, une petite marque sur fond bleu apparaît sur l’image de votre album, à côté de votre nom. Vous avez alors accès à votre compte artiste qui vous donne toutes les infos que votre distributeur aura dans plusieurs semaines, avec notamment le nombre précis d’écoutes titre par titre. Et bien d’autres infos très utiles. Dès lors, vous avez une idée beaucoup plus précise et rapide du verdict du public à votre égard, ce qui vous permet de savoir quel est votre hit et d’agir en conséquence.

DEEZER FOR ARTISTS AUX ABONNÉS ABSENTS

Bien sûr, j’ai rapidement fait cette démarche dès le début du mois de mai mais j’ai eu encore besoin d’utiliser les réseaux sociaux, principalement Facebook pour inciter le public à aller écouter mes titres non plus sur Soundcloud qui ne présente plus d’intérêt à ce stade mais sur iTunes, Spotify, Amazon, Deezer et les autres. Sachant au final que le principal diffuseur sérieux est Spotify (je n’ai pas de partenariat avec eux…) car ils proposent le fameux compte artiste certifié alors celui-ci est inexistant chez les autres ou à l’état de version béta.

Pour vous donner une idée, j’ai naturellement cherché à contacter Deezer4artists (Deezer for artists) ou Apple for artist. Résultat : je n’ai jamais eu aucune réponse de Deezer et une réponse de Apple qui devait me recontacter lorsque la version finale serait disponible. De toutes façons, Spotify est de loin la plateforme principale et pour info, un Deezer diffuse essentiellement en France. Par contre, en plus de Spotify, je vous incite à envoyer vos futurs fans vers Apple music car ce sont des gens sérieux qui rémunèrent bien le streaming (voir cette notion dans les prochaines parties). 

IF I HAD ONE WISH, HIT CONFIRMÉ

Au final, j'ai donc envoyé les auditeurs vers Spotify via Facebook avec une campagne de promo du 15 avril au 15 juin. Il est plus difficile d’envoyer les auditeurs sur Spotify que sur Soundcloud car il est préférable d’avoir un abonnement premium pour accéder facilement et profiter de toutes les fonctionnalités. Le nombre d’abonnés premium a d’ailleurs considérablement augmenté ces derniers mois, ce qui facilité les choses, mais c’était moins évident l’an dernier. 

Cette campagne ainsi que d’autres campagnes sur des médias complémentaires dont je vous parlerai dans la part 7 m’a confirmé que le hit number one était bien If I Had One Wish, même si Dance ou The Samurai Of Love fonctionnaient très bien mais assez loin derrière le hit. J’ai donc décidé de réajuster mon plan : comme le clip de Dance fonctionnait très bien, j’ai continué ma promo sur Youtube et pour le reste, j’ai poussé If I Had One Wish en promo, même si je n’ai pas négligé les autres titres porteurs, comme je vous l’expliquerai dans la septième et avant dernière partie. A suivre…


JJ RÉBILLARD

Rédigé le  28 mars 2019 13:07 dans ACTUALITÉS  -  Lien permanent
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SOUL WARRIORS : REFLEXIONS SUR LA PROMO D'UN ALBUM (PART 5)


Comme je vous l’ai largement fait savoir tout au long de l’année 2018, j’ai sorti l’album Dance de mon groupe de soul, les Soul Warriors et j’ai fait une campagne de promo qui a commencé fin janvier 2018 et continuera finalement jusqu’en avril 2019, après tout pourquoi se priver quand ça fonctionne.

Quels sont les résultats, quels sont les difficultés que j’ai rencontrées, quels médias ai-je utilisé, avec quel budget, comment ai-je orchestré tout cela et quels conseils puis-je vous donner ? C’est ce que je continue à vous expliquer dans cette cinquième partie, sans aucune prétention, bien sûr... 

ANTICIPER EST INDISPENSABLE 

Dans la part 4, je vous ai révélé que le titre qui avait séduit le public, en bref, le hit des Soul Warriors était If I Had One Wish, alors que ce n’était pas annoncé par les premiers résultats de la promo.

Il me faut maintenant vous expliquer dans les détails le plan de promo tel que je l’ai pensé de A à Z et réajusté au fur et à mesure des évènements. L’organisation du plan de plan de promo et son déroulé dans les temps sont les éléments indispensables si vous voulez réussir un tant soit peu votre coup. 

Il faut vraiment anticiper, les professionnels appellent cela un rétroplanning. D’ailleurs, sachez que tout professionnel vous le demandera, qu’il s’agisse d’un distributeur, d’un organisateur de spectacles (concerts, festivals…) ou de tournées. Qu’est-ce qu’un rétroplanning : il s’agit d’un calendrier prévisionnel des évènements qui démarre à la date de fin du travail pour remonter à son début, le travail étant ici la promo de notre LP. 

LA CLÉ DU SUCCÈS : LE RÉTROPLANNING

Le rétroplanning est le bâton de maréchal de votre promo, celui qui va largement décider de votre futur succès ou malheureusement de votre futur échec (désolé mais il faut dire les choses franchement).

C’est généralement un véritable casse tête et vous risquez d’y passer de nombreuses heures. Vous pouvez l’élaborer à plusieurs, notamment si vous avez un groupe et ce groupe vous servira à générer toutes les idées et à faire un premier tri. 

Mais pour finir le travail, je vous conseille de nommer un responsable (le plus pragmatique d’entre vous) qui concoctera la version finale, celle-ci devant être approuvée à l’unanimité.

Naturellement, l’avenir vous réservera certainement des surprises et vous serez logiquement amené à apporter des modifications à votre plan de promo et à son déroulement. Pour illustrer cette notion de rétroplanning, je vais vous révéler le mien et la façon dont il a évolué tout au long de la période de promo sur un an. 

Pour diverses raisons, notamment d’ordre géographique, je n’ai pas pu inclure tous les éléments que comprend généralement un plan de promo, en particulier en ce qui concerne le live, mais j’ajouterai des infos concernant ces différents éléments lorsque cela sera nécessaire.

Sachez donc qu’un rétroplanning sérieux vous placera toujours en tête pour concourir à tous les évènements. Il vous distinguera de vos concurrents et montrera que vous maitrisez la situation car vous avez anticipé. 

LE RÉTROPLANNING DE SORTIE POUR L'ALBUM DANCE (SOUL WARRIORS)

Après une première période de promo portant sur deux titres, Dance (version single) et The samurai Of Love, l’album est sorti en physique le 2 mars. Dans le même temps, des publicités sont parues dans les magazines Guitar Part, Guitar Xtrem, Guitare sèche, Bassiste et Soul Mag.

Toujours dans le but d’avoir une bonne synchro, des chroniques plutôt élogieuses sont parues dans ces magazines. Mais attention, ça n’est pas parce que j’ai fait des pubs payantes que j’ai eu de bonnes chroniques, on ne débauche pas les journalistes qui aiment ou n’aiment pas votre musique. 

Dans le même temps l’agence Music Media Consulting que j’avais mandatée pour la promo radio et web de l’album faisait son travail, apportant son lot d’articles et de passages radio.

L’album a eu un beau succès d’estime et est bien passé en radio, notamment sur des têtes de réseau en Bretagne, dans le sud est, dans l’Est, en Ile de France, la palme revenant aux radios du sud ouest, notamment sur Toulouse et Bordeaux. Côté radios périphériques j’ai été heureusement surpris par l’accueil de Europe 1 et RTL qui ont trouvé le single très bien fait.

Hélas, il n’y avait pas assez de place à l’international pour le passer. Car je n’avais pas le pouvoir des majors et même si l’agence a bien fait son travail, il y a des limites. 

Dans le même temps j’ai publié sur Facebook toutes les infos et résultats de la promo (articles mags, passages radio, articles web) sur mes pages JJ Rébillard, Editions JJ Rébillard et Soul Warriors.

Sans oublier de publier l’un après l’autre les 9 titres restants de l’album de telle façon que la communication soit quasi permanente. Tout cela faisait monter la pression et préparait la suite et la phase la plus importante, soit les sorties numériques de l’album, du single et la sortie du clip sur Youtube. 

J’avais prévu les sorties numériques de l’album et du single de telle façon qu’elles précèdent et suivent celle du clip. L’album est donc sorti sur les plateformes le 28 mars, le single le 6 avril et le clip le 3 avril. Le rôle du clip a été assez fondamental pour l’album des Soul Warriors. Le nombre de vues est monté assez rapidement puisque on a atteint les 2000 vues en quelques jours et les 15000 en 3 semaines. J’ai fait une promo assez conséquente sur Facebook durant tout le mois d’avril. Les partages, notamment ceux des danseurs, danseuses et de mes amis du réseau ont été importants et expliquent cette progression rapide. Que s’est-il passé ensuite ? Vous le saurez dans la part 6… 

JJ RÉBILLARD

LE RETROPLANNING DE L’ALBUM DANCE (SOUL WARRIORS) EN 10 DATES 

6 avril 2018 : sortie numérique du single Dance

3 avril 2018 : sortie du clip Dance

28 mars 2018 : sortie numérique de l’album Dance

2 mars – 28 mars 2018 : promo radio, web, presse, chroniques et publication sur Soundcloud et Facebook des 9 derniers titres de l’album.

2 mars 2018 : sortie physique de l’album Dance. 

25 février 2018 : publication sur Soundcloud et Facebook du second titre de l’album Dance, The Samurai Of Love. 

20 février : publications des photos du tournage du clip de Dance sur Facebook. 

15 février 2018 : infos sur les premiers résultats de la promo radio.

1er – 10 février 2018 : articles sur le blog jjrebillard.fr (bio des Soul Warriors, story du single…).

22 janvier 2018 : publication sur Soundcloud et Facebook du single Dance 
Rédigé le  19 mars 2019 20:27 dans ACTUALITÉS  -  Lien permanent
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SOUL WARRIORS : REFLEXIONS SUR LA PROMO D'UN ALBUM (PART 2)


Dans la partie 1, j’ai proposé un état des lieux avec un petit retour historique 1977-2018 sur les moyens de communication, leur évolution, la publicité et les médias qu’un artiste ou un musicien peut utiliser en vue de promouvoir sa carrière.

Comme je vous l’ai largement fait savoir tout au long de l’année 2018, j’ai sorti l’album Dance de mon groupe de soul, les Soul Warriors et j’ai fait une campagne de promo qui a commencé fin janvier 2018 et qui s’achèvera fin janvier 2019.

Quels sont les résultats, quels sont les difficultés que j’ai rencontrées, quels médias ai-je utilisé, avec quel budget, comment ai-je orchestré tout cela et quels conseils puis-je vous donner ? C’est ce que je commence à vous expliquer dans cette seconde partie, sans aucune prétention...

UN HIT SINON RIEN

La première chose à faire est de se poser et de bien réfléchir à l’organisation dans le temps et à la synchronisation des différents évènements. Pour commencer, combien de titres avez-vous et quel sera le format de votre prod discographique : single, EP, LP ? Souhaitez-vous déterminer vous-même lequel de vos titres vous semble le hit number one ou préférez-vous laisser ce soin à vos futurs auditeurs sur les plateformes ?

Mais avant tout, rappelons la définition du hit. Un hit est un titre unanimement reconnu par le public qui devient le bâton de maréchal d'un artiste ou d'un groupe. Naturellement, il existe plusieurs niveaux. D’abord le hit interplanétaire tous publics et tous styles confondus mais très peu d'artistes peuvent se vanter d'en avoir un.

On pourra citer Thriller de Michael Jackson, sous tous ses aspects et notamment pour le clip révolutionnaire qui l'illustrait. Je ne crois pas que quelqu'un ait pu contester cela un jour, on peut ne pas aimer Michael Jackson, mais impossible d'ignorer Thriller. 

Ensuite, il y a les hits qui concernent un style, une génération, voire plusieurs générations et peuvent aussi être très rassembleurs, Purple Haze de Jimi Hendrix, Money de Pink Floyd, Stairway To Heaven de Led Zeppelin, The Best de Tina Turner, Enter Sandman de Metallica, Without Me de Eminem, mais ne soyons pas réducteurs, il y a des milliers de hits de ce type.

Puis, il y a encore la reprise d’un titre mineur mais qui devient un hit dans sa version cover. Ainsi, et même si les Beatles l’ont fait monter dans les charts, c’est bien Joe Cocker qui a fait de With a Little Help From my Friend le méga hit qu’il est devenu avec sa version.

LE PUBLIC SEUL JUGE

Enfin, il y a plus simplement le hit d'un groupe, d’un artiste, votre groupe ou vous-même. C’est le titre qui fait l'unanimité de vos fans mais capte aussi un public un peu plus large. En bref, chacun peut et doit avoir son hit. Evidemment, ce dernier type de hit ne sera pas forcément interplanétaire, ne fera pas de vous une star universelle mais il sera votre image de marque et c'est lui qui aura le plus de chance de vous faire découvrir par le plus grand nombre.

Jusqu'au début des années 2000, c'étaient les maisons de disques, le plus souvent au travers d'un directeur artistique, et les chefs de produits ou les attachés de presse au carnet d'adresse bien rempli qui décidaient quel titre avait le potentiel d'un hit single, le tout en collaboration avec les radios, souvent sous couvert d'intérêts occultes entre parties. Aujourd'hui, c'est le public qui décide au travers des plateformes, même si l'on met une grosse promo sur un titre présumé hit. On voit ça tous les jours en regardant les tops du streaming.

AVEZ-VOUS UN HIT DANS VOTRE ALBUM ?

Donc en principe, tout le monde a sa chance, même si un peu de budget promo ne fait de mal à personne. Mais attention car rien n'est gagné. En principe une production discographique doit toujours compter un hit, c'est à dire pour tout artiste connu ou peu connu, le titre qui va faire l'unanimité, celui qui se dégagera tout de suite sur les plateformes, et pour cela, il suffit de regarder le nombre de plays.

Je vous souhaite d’avoir ce titre car dans le cas contraire, cela risque d’être un peu difficile…En fait, peu importe le nombre de plays, même s’il en faut un minimum et il faut remettre les choses à l'échelle.

Il est en effet de plus en plus difficile d'en avoir aujourd’hui, car la concurrence est énorme. En tant qu'artiste ou groupe inconnu, vous aurez bien du mal à avoir la bagatelle de 10000 streams sur un titre chez Spotify.

D'ailleurs, pour le constater, il suffit tout simplement d'aller sur cette plateforme et de rechercher des artistes, des connus, des pas connus et surtout des artistes que vous connaissez, des amis ou des noms que vous pouvez trouver dans la presse, sur les radios, ou bien plus simplement sur le net.



LE MONDE IMPITOYABLE DES PLATEFORMES


Faites cette expérience et vous allez souvent trouver...Moins de 1000 écoutes, moins de 1000 écoutes et encore moins de 1000 écoutes. Et vous vous direz, mince, je pensais qu'il en aurait plus car c'est quelqu'un de très populaire sur facebook ou Instagram ou autre...

Croyez-moi, faites cette expérience si vous ne l'avez jamais faite et vous verrez ! Dur, très dur, le monde des plateformes. Donc, si vous avez un album avec 10 titres et que vous faites en tout 10000 plays sur Spotify dont 6000 sur un titre et entre 200 et 1000 pour chacun des autres, vous avez votre hit.

A vous de le booster ensuite et d'essayer de le faire rentrer dans une play-list. Mais ça, c’est une autre histoire dont je vous parlerai dans une prochaine partie de cet article. A suivre…

JJ RÉBILLARD

Ecoutez sur Spotify l'album Dance des Soul Warriors (cliquez sur le lien ci-dessous)

http://open.spotify.com/album/2KZ3x3kIsSfkFBweiplj6e

Rédigé le  23 jan. 2019 20:19 dans ACTUALITÉS  -  Lien permanent
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SOUL WARRIORS : REFLEXIONS SUR LA PROMO D'UN ALBUM (PART 1)


Composer des titres, faire des covers, les enregistrer, les publier avec les éventuels clips qui vont avec, c’est très bien mais si c’est pour les partager avec quelques amis et connaissances, le jeu en vaut-il la chandelle ? En bref, sans un minimum de communication, de publicité et de marketing, que deviendra votre prod ?

Une production demande toujours un minimum de temps et d'investissement. Si les espoirs sont déçus, il faut une belle force morale pour s'en remettre et continuer...Il s'agit donc de réussir son coup et de bien prévoir les choses en amont en essayant de synchroniser tous les évènements avec la promo.

Comme vous le savez certainement, j'ai sorti Dance, un album de soul avec les Soul Warriors début avril 2018. J'ai donc eu l'occasion de faire un test grandeur nature sur la promo d'un album en 2018, une belle expérience qui m'a beaucoup appris, et cet article a pour but de vous en faire profiter.

Je ne prétends pas avoir la science infuse et avoir explosé les scores sur You Tube ou Spotify mais ces modestes réflexions pourront peut-être vous aider et vous éclairer sur les nouveaux outils et les normes en matière de promotion d'une production audio-visuelle en 2018.

COMMUNICATION, PUBLICITÉ ET MARKETING


De tous temps, je me suis intéressé à la communication, car j’ai immédiatement réalisé son importance pour me faire connaître comme musicien ou pédagogue. De mes premières pubs sur Rock & Folk en 1977 jusqu’à ce jour, en passant par « Laisse béton le solfège » avec Music Play en 1988 ou « Les best sellers de la pédagogie musicale » plus tard. Mais ça c’était de la pub papier, ensuite est arrivé le net et j’ai été l’un des premiers dans le métier de la musique en France à avoir un site en 2000, tout cela parce que j’ai eu la chance de rencontrer les bonnes personnes.

De fait, j’ai toujours appris des gens plus jeunes que moi car ils ont souvent refait mon éducation, que cela soit sur le plan musical ou sur le plan des nouvelles technologies. Ainsi, à l’époque du CD des lecteurs de Guitar Part, j’avais fait la connaissance d’Ivy, un jeune musicien et c’est lui qui m’a fait découvrir le net dès la fin de l’année 1997, alors dans ses balbutiements. Puis j’ai rencontré Michel Weickert, un précurseur qui avait monté une des premières start up et construisait des sites clés en main et m’a donc construit le mien qui a ouvert le 1er janvier 2000.

Ensuite il y a encore eu Myspace, Facebook, Twitter, les Google Adwords, Apple Music, Deezer, Spotify et toute la panoplie actuelle et à venir, bref j’en passe et des meilleures. Et j’ai ouvert des comptes partout…Communication, communication, quand tu nous tiens !! Mais au travers de toutes ces expériences, j’ai dû investir financièrement pour me donner les moyens de mes ambitions.

La petite annonce de 1977 dans Rock et Folk ne coûtait pas très cher, surtout si l’on regarde le nombre d’élèves qu’elle m’apportât puisque en l’espace d’un mois je me retrouvais avec 40 élèves et 40 heures de cours par semaine. Mais il n’en était pas de même avec les pubs Music Play qui coûtaient, entre la conception et l’insertion dans les magazines, la bagatelle de 20000 FF soit l’équivalent de 3000€ actuels (pour une pub !).

FORMATION CONTINUE ET PROMOTION

Et pour me promouvoir, apprendre et m’instruire, une formation continue en quelque sorte, j’ai donc dû payer car il n’y a pas de formation gratuite surtout si l’on souhaite rester autodidacte.
 
Mais sans ces expériences parfois coûteuses voire ruineuses (dépôts de bilan compris, il faut savoir prendre des risques), bien des choses ne se seraient jamais passées et Guitar Collector’s n’aurait certainement jamais vu le jour, puisque je n’aurais pas rencontré son co-fondateur, Thierry Frébourg qui fut mon fournisseur de pub durant les années précédentes.

Vous allez me dire, mais si on n'a pas d'argent, comment on fait ? Il y a bien sûr, toutes sortes de moyens, notamment si l'on connait beaucoup de monde (notamment des investisseurs ou des gens qui ont le bras long) mais dans tous les cas, il faudra investir un minimum. La plupart des artistes que j'ai vu réussir en sont passés par là. Travailler, économiser et investir intelligemment. Pas facile...

Tout cela pour en arriver au sujet qui nous intéresse, la promotion d’une production musicale qui réunit souvent celle d’une production discographique et celle d’un clip. Jusqu’au début des années 2000, les maisons de disques, labels indés ou majors et les radios faisaient la loi et impossible de se faire connaître sans leur soutien.

Il y avait bien les concerts mais tout le monde sait combien il est difficile d’en faire sans le booking, le manager et la notoriété qui vont avec…

LES TEMPS MODERNES

Et puis il y a donc eu Myspace, célèbre plateforme communautaire de partage de musique et plus si affinités. Et le miracle des Arctic Monkeys qui grâce à leurs fans et à leurs partages eurent une notoriété et connurent une réussite de façon totalement indépendante, un phénomène encore inimaginable deux ou trois ans avant. Mais encore fallait-il faire partie de cette fournée, si j’ose dire, car les premiers sont toujours les mieux servis, c’est bien connu.

Internet a effectivement donné le pouvoir à tous les artistes indépendants pour se faire connaitre, mais qu'en est-il dans les faits ?  Oui, tout le monde peut sortir un EP ou un LP aujourd'hui, il suffit juste d'un peu de matos et d'un peu de créativité. Ensuite, plus besoin de presser, de toutes façons à moins d'être une star, le physique ne se vend plus, le numérique de moins en moins aussi, reste le nerf de la guerre, le streaming.

Donc, vous avez sorti un album en numérique, vous avez choisi un distributeur (CD Baby, Tunecore...) et vous pensez qu'étant donné qu'il va être disponible pour des millions de futurs fans, les streams vont pleuvoir au minimum par milliers et que même si ça ne rapporte pas grand chose, vous serez un minimum reconnu. Mais sachez que si vous ne faites rien, il ne se passera absolument rien. Et vos titres ne passeront pas la barre des 1000 écoutes et ce, même si vous avez quelques centaines de fans...

FAUX AMIS ET PROMOTION

Surtout si ce sont des amis facebook, tout le monde sait bien combien on peut compter de faux amis et de vrais amis. Ces derniers sont à l'arrivée plutôt rares. D'ailleurs, les gens sont devenus assez indifférents. Facebook, Instagram, Youtube, il y a tellement de choses à voir, le plus souvent assez futiles mais qui facilitent la dispersion et de fait, on est tous pareils, qui peut dire qu'il ne passe pas inutilement du temps à mater tout ça.

A l'arrivée, dans de telles conditions, il ne se passe pas grand chose : ainsi, si vous venez de sortir un nouveau titre et que vous invitez vos amis à l'écouter sur soundcloud, regardez le nombre de plays dans l'heure qui suit et vous ne serez pas déçu. Même chose pour la vidéo que vous venez de réaliser, si vous n’avez pas un minimum d'abonnés, vous n'aurez rien et vos amis ont souvent bien d'autres choses à faire que de venir la voir, on ne parle pas de la liker ou de se fendre d'un commentaire. Pas connecté, pas le temps, toutes les excuses sont bonnes...Donc, comment faire pour avoir un minimum d’audience ? La suite dans la part 2 !!

JJ RÉBILLARD

Ecoutez sur Spotify If I Hade One Wish dans le Top10 sur Radio Airplay aux Etats Unis et Weekly Discover playlist sur Spotify (cliquez sur le lien ci-dessous)

Soul Warriors – If I Had One Wish

Rédigé le  15 déc. 2018 19:42 dans ACTUALITÉS  -  Lien permanent
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