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STORY ET ANALYSE DE STYLE : THE DOORS (PART 7)


ANALYSE DES TITRES EN VERSION INTÉGRALE

RIDERS ON THE STORM

Le symbole de la fin des Doors : ce titre a une valeur toute particulière, d’abord parce qu’il est génial, ensuite parce qu’il est le symbole de la fin des Doors. Laissez-moi vous raconter son histoire.

A la fin des prises de L.A Woman, les Doors mettent les dernières touches. Jim finit sur Riders on the storm. La toute dernière prise est celle des vocaux de la fin, le murmure hanté dont je parlais précédemment.

Tout le monde ressent une impression bizarre, presque lugubre. Ray dira plus tard : "j’aurais dû m’en douter, c’était un funeste présage”. A la fin de la prise, Jim annonce son départ quasi immédiat pour Paris.

Les Doors ne mixeront pas l’album ensemble, Ray, Robby et John ne reverront jamais Jim. On connait la fin tragique.

A propos, savez-vous qui a eu l’idée de la pluie et de l’orage ? C’est Robby. A la fin de la prise de Jim il dit qu’il a eu l’impression de voir de lourds nuages noirs s’accumuler durant celle-ci et propose de matérialiser cette vision sur le plan sonore.


Et son sombre pressentiment a malheureusement vu sa réalisation matérielle tout court. Il est vrai que le psychédélisme avait décuplé les   dons d’extra-lucidité. N’empêche que l’idée de l’orage était excellente.

Il devient un instrument à part entière et permet au morceau de prendre tout son relief. Mais passons à la guitare.

Guitare clean et trémolo : on commence sur les claviers et le tour de la guitare ne vient qu’à l’entrée du chant. Prenez un son clean et préparez-vous à changer la position de votre potentiomètre de tonalité.

Ajoutez une bonne dose de reverbe et préréglez à l’ampli ou au multi-effet un trémolo ajusté à la vitesse du morceau. Enclenchez ce trémolo. Vous êtes prêt.

On commence avec des réponses au chant en Mi penta m. La tierce du LAm est soulignée sur ce dernier. Au couplet 2, éliminez le trémolo. Robby reprend la partie supérieure du piano en utilisant des effets de jeu très bien vus. 

On note l’utilisation du mode dorien. La séquence suivante donne l’impression d’une modulation en Lam mais on fonctionne en fait sur le bon vieux schéma du blues.

Le premier solo voit le retour du trémolo. Montez le volume de votre guitare afin d’être limite du crunch. Robby joue sur Mi penta m de à laquelle il ajoute la 6te M et la blue note n°1. Le couplet suivant est semblable au précédent.

A la fin, profitez de la tenue pour ramener la tonalité de votre guitare à un niveau proche de 1 ou 2 afin d’obtenir un son chaud et jazzy.

Piano solo : cette nouvelle partie que vous jouez pendant le solo de piano n’est pas facile du tout.

Vous devez rester très discret tout en maintenant un groove impeccable qui suit le solo dans ses moindres détails.

Vous avez toute latitude pour improviser mais il faut suivre le piano et ne pas le gêner. A la fin de cette partie remettez la tonalité de votre guitare sur la position initiale. On reprend ensuite le riff principal puis un dernier couplet.

A la fin, reprenez le trémolo et jouez le solo qui est cette fois sur le mode dorien au complet. Assignez le niveau 3 à la tonalité de votre guitare.

Superstructures harmoniques : il n’y a rien de très difficile en dehors des nuances et on admirera au passage l’habileté de Robby sur ce plan. La voix de Jim vient se couler dans le solo pour former ces harmonies bizarres dont nous parlions plus haut.

On finit sur des accords jazzy formant des superstructures harmoniques complexes avec le piano, puis on laisse la place à la pluie et à l’orage. Le mix est encore une fois assez intéressant.

Les drums sont comme dans le titre précédent. La basse est nettement à gauche, à 9h. Le piano est complètement à gauche. La guitare totalement à droite.

Enfin la pluie et l’orage sont au centre. Il s’agit donc encore d’un mix assez live. Amusez-vous bien sur ce titre qui n’est pas si lugubre que cela au bout du compte.


LOVE ME TWO TIMES

Un riff blues rock pas si facile : on retrouve le son Doors des débuts. Prenez un son clean limite du crunch. Le riff principal de ce morceau est assez évident à première vue.

C’est un riff  blues rock bien efficace mais il n’est pas aussi simple qu’il en a l’air à cause des trilles. C’est un coup à prendre et je vous conseille de travailler d’abord à basse vitesse.

On notera le mariage étrange entre la guitare blues rock et le son du clavier en forme de clavecin plutôt classique.

C’est tout simplement l’un des sons les plus caractéristiques des Doors.

Au changement d’harmonie, Robby évolue vers une rythmique en flat-picking incorporant des liaisons mélodiques.

Marquez bien vos triolets de noires et jouez ensuite au fond du temps.

On reprend alors le riff ou plutôt une variante, pas vraiment plus facile que la précédente et le couplet est semblable au précédent, à l’exception de la partie finale qui connait une légère modification de structure.

Solo de clavecin : pendant le solo de clavecin qui est resté dans toutes les mémoires, le riff de base devient plus simple et on "pousse” en jouant encore au fond du temps. Sur le troisième couplet, une nouvelle variante caractérise le riff.

La fin du morceau ne voit pas de nouvelles parties à proprement parler en dehors de quelques variantes sur les liaisons mélodiques.

Au bout du compte ce morceau n’est pas très difficile mais votre rôle est primordial sur le plan du soutien rythmique et c’est dans cette optique que vous devez jouer.

JJ RÉBILLARD

Rédigé le  26 oct. 2015 13:04 dans THE DOORS  -  Lien permanent

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