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STORY ET ANALYSE DE STYLE : LENNY KRAVITZ (PART 6)



ANALYSE DES TITRES EN VERSION INTEGRALE
   
• ROCK’N ROLL IS DEAD

Utilisez un son de type distorsion pour ce deuxième tube de Lenny Kravitz où l’on retrouve cette fois l’esprit Led Zep. Vous ajouterez un compresseur et un delay à 322 ms dans le solo afin de grossir le son.

Rock’n Roll Is Dead est influencé par le hard rock des seventies et on sent planer l’ombre de Led Zeppelin. La rythmique est basée sur un riff en La que n’aurait sans doute pas renié Jimmy Page.

On remarque cependant, à la fin de ce riff, un slide sur une octave, exécuté sur les cordes de Si, Sol et Ré, qui donne une touche funk à la rythmique.

Un arrangement classique : Lenny Kravitz est aussi un artiste Afro-Américain, même s’il est largement influencé par le rock des 60’s et 70’s.

L’arrangement est assez classique, comprenant une ligne de basse qui joue le riff à l’unisson avec la guitare, une batterie bien musclée et un son de guitare saturé et puissant.

La structure harmonique s’apparente à celle d’un blues en La, avec l’utilisation des degrés I-IV-V (La-Ré-Mi), mais sa structure rythmique est ponctuée de nombreuses syncopes.

Doublage du riff à la tierce : les powerchords sont précédés de dead notes qui facilitent le groove et la précision rythmique. On remarque le doublage du riff à la tierce dans la rythmique qui accompagne le solo et sur le final.

Le solo est basé sur les techniques courantes en hard rock : emploi quasi-exclusif des gammes pentatoniques mineures ou des gammes blues, (à l’exception d’une courte incursion en La pentatonique majeure pendant l’accord de Ré, et d’une résolution de phrase sur la tierce majeure qui souligne le retour sur le La).

Effets de jeu : les effets de jeu sont essentiellement des bends et quelques double-stops. La phrase finale, jouée en Vème position, s’articule de façon quelque peu aléatoire sur les notes La, Do et Ré.

Elle est difficile à reproduire à l’identique mais on contournera cette difficulté par une astuce : on peut effectivement jouer une phrase légèrement différente en conservant l’esprit de l’original.

Bends à l’unisson : l’essentiel reste de bien respecter la descente finale (La-Sol-Mi-Ré), en concluant par une tenue de la dernière note sur un long bend/release-bend exécuté très lentement. Enfin la dernière partie fait de nouveau appel à la guitare lead, pour deux courtes phrases.

Elles sont basées sur la technique de bends à l’unisson chère à Jimi Hendrix, mais sans aucun vibrato. Bizarrement, la note finale du lead est un Fa, assez dissonnant dans le contexte. Mais cet effet est certainement voulu par son auteur.

Un titre bien sympa plein d’énergie et comme le dit Lenny, si le rock and roll est mort, il est certain que nous prendrons encore longtemps plaisir à danser sur sa tombe…
 

• WHERE ARE WE RUNNING

Prenez une overdrive pour ce troisième titre. Vous pourrez ajouter un compresseur dans le solo, toujours dans le but de grossir le son.

Ce titre est un rock de facture classique mais il est très actuel au plan sonore, un bon exemple du traitement infligé par Lenny aux plans vintage rock.

Renversements d’accords : le riff d’intro, qui sert aussi pour les refrains, est basé sur une formule très classique du rock (on la retrouve à quelques variantes près dans Start Me Up des Rolling Stones ou encore dans We Will Rock You de Queen).

L’index barre les quatre premières cordes, ce qui permet de jouer un accord majeur renversé par la quinte sur les cordes de Ré, Sol et Si (ici, on barre à la case 7, ce qui permet de jouer l’accord de Ré/La : La, Ré, Fa #).

Un gimmick classique : ensuite, tout en maintenant le barré, l’index et le majeur viennent se poser sur les cordes de Ré et Si pour former un autre accord renversé cette fois par la tierce (ici l’accord de Sol/Si : Si, Ré, Sol).

On alterne entre ces deux accords avant de répéter le principe deux cases plus haut. La fin du riff est un gimmick classique du rock avec mouvement du petit doigt sur un powerchord.

Syncopes et silences : l’important est de bien mettre en place les syncopes et de respecter les silences. Pour le couplet, il est à nouveau très important de respecter les silences, c’est-à-dire de couper la résonance des notes.

On le fera en en relâchant la pression des doigts de la main gauche, juste après avoir joué l’accord en croche. A la mesure 4 du couplet, on retrouve la même formule qu’à l’intro, décalée cette fois à la case 2.

Régularité rythmique : le solo est entièrement basé sur la gamme de Si pentatonique m, à l’exception de la descente finale, où l’on trouve en plus la seconde majeure (Do#) et la sixte majeure (Sol#). Soignez la régularité rythmique de cette descente en doubles croches, en travaillant lentement. On peut aussi la jouer en attaquant chaque note et l’effet produit est alors légèrement différent.
 
JJ REBILLARD
Rédigé le  4 mars 2016 12:58 dans LENNY KRAVITZ  -  Lien permanent

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