Blog JJ Rébillard
  Retour aux billets

STORY ET ANALYSE DE STYLE : ERIC CLAPTON (PART 6)


ANALYSE DES TITRES EN VERSION INTEGRALE


• COCAINE

Un titre fédérateur : ce titre composé à l’origine par JJ Cale est devenu un standard de Mr Clapton qui en a fait la magistrale reprise que l’on connait. Cocaine est très évocateur pour toute une génération de musiciens des seventies. C’est effectivement le morceau qui servait de base à de nombreuses sessions live lorsque l’on voulait jammer avec des invités à l’issue d’un concert. La simplicité de la grille autorisait les improvisations les plus audacieuses et le double solo de guitare de la version Clapton était le prétexte aux délires les plus productifs, si les musiciens étaient en forme bien sûr !! A l’origine, il y a quatre guitares sur Cocaine. La première (enceinte de droite) joue toute la rythmique de base, la seconde les parties funky en doublant régulièrement une partie du riff en single notes et les deux dernières sont les leads, qui interviennent également en cours de morceau pour de courtes réponses et autres doublages du riff. Côté son, utilisez d’abord un son clean limite du crunch avec le volume de la guitare à 8 pour les parties rythmiques et mettez votre volume à fond pendant les solos. Vous pourrez également ajouter un léger chorus durant ces dernières parties. L’intro vous permet de jouer une synthèse des deux guitares lead et les dead notes resteront très discrètes. Cette partie n’est pas très difficile mais vous êtes moteur pour le groove et il ne s’agit pas de trainer. Les couplets et les refrains ne présentent pas de difficultés particulières si ce n’est la mise en place qui doit être impeccable. Par contre la fameuse petite formule funky est certainement l’une des parties les plus difficiles du titre et vous devez avoir un son bien coupant qui sera obtenu en respectant parfaitement les dead notes.

Un solo très rythmique : le solo est construit sur la gamme de Mi blues au IIème stade. On note effectivement la présence régulière des deux blue notes. La découpe des sept premières mesures est simple mais c’est un modèle d’efficacité. D’ailleurs, méfiez-vous car la mise en place n’est pas si évidente. Les mesures suivantes sont tout aussi intéressantes du fait de la variété et la succesion des figures employées. Enfin notez les 4 dernières mesures et l’alternance qui les caractérise : une mesure à base de noires et de croches suivie d’une mesure composée de double croches, la formule étant ensuite reprise à l’identique. Eric Clapton fait ainsi monter la tension jusqu’à la fin de son solo. Les deux solos sont calculés pour fonctionner ensemble selon une technique chère à Eric Clapton qui alterne doublages partiels et questions-réponses. Le troisième couplet-refrain ne connait pas de difficultés supplémentaires et vous pouvez jouer des variantes de la guitare funky entre les deux derniers refrains. Pour le solo final, inspirez vous des plans du solo 1 et vous ne devriez pas avoir trop de problèmes....     


• SUNSHINE OF YOUR LOVE

Psychédélisme de rigueur : un titre illustre, signé cette fois Eric Clapton : Sunshine Of Your Love enregistré avec Cream. Il y a deux guitares et ce morceau illustre à merveille la période psychédélique de notre ami. L’ombre du Voodoo Child plane au-dessus de Sunshine Of Your Love et Eric a certainement voulu rendre un hommage appuyé à son ami en l’écrivant. Vous utiliserez un son de type fuzz, en ajoutant un peu de compresseur durant le solo pour obtenir le sustain souhaité. Le riff est célébrissime et il est d’abord joué en single notes avant d’être transposé en accords. Il n’y a pas de difficultés à signaler à l’exception des refrains pendant lesquels les breaks de batterie peuvent vous distraire et vous devez soigner la mise en place en comptant les temps si besoin est.

Un solo « out » : le solo est par contre difficile car il est joué "out” au plan rythmique, la mise en place et les plans ternaires étant assez difficiles à respecter. Pourtant, c’est ce qui donne tout son charme à ce solo et le rend si aérien. Côté gammes, on suit la grille en jouant selon la technique du dialogue interpentatonique. Ainsi, on attaque sur Ré pentatonique mineure puis on répond en Ré pentatonique majeure et on alterne de cette façon jusqu’à la fin, toute la dernière partie étant jouée sur Ré pentatonique mineure. Pour le dernier couplet, commencez avec le riff puis jouez un solo comme sur l’original, en vous inspirant des plans du solo précédent. 

JJ REBILLARD  




Rédigé le  17 nov. 2014 15:49 dans ERIC CLAPTON  -  Lien permanent

Commentaires

Aucun commentaire pour cet article.

Laisser un commentaire

Les commentaires sont modérés. Ils n'apparaitront pas tant que l'auteur ne les aura pas approuvés.
Le nom et l'adresse email sont obligatoires. L'adresse email ne sera pas affichée avec le commentaire.
Votre commentaire
Votre nom *
Votre Email *
URL de votre site