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STORY ET ANALYSE DE STYLE : ERIC CLAPTON (PART 2)



PARCOURS ET INFLUENCES

Né en 1945, Eric Clapton est le fils d’un soldat canadien et d’une jeune anglaise de seize ans, Pat Clapton. Malheureusement, le soldat rentre chez lui et sa mère s’installe en Allemagne. Eric Clapton se retrouve donc seul avec ses grands-parents qui assureront son éducation. Très doué pour les arts en général, Eric Clapton a une enfance plutôt heureuse et entre au Kingston College of art en 1959. A cette époque, Eric s’intéresse déjà beaucoup à la musique et écoute d’abord les pionniers du rock que sont Buddy Holly, Elvis Presley ou Chuck Berry. Avec sa première guitare acoustique, il découvre les maitres du blues noir. Big Bill Broonzy, Skip James, Robert Johnson, Blind Lemon Jefferson seront des influences déterminantes pour son style acoustique. Autres références, mais électriques cette fois, celles du Chicago blues d’après-guerre avec Otis Rush, Muddy Waters, Howlin Wolf, Buddy Guy ou Elmore James. Le Texas fait également partie de son univers électrique. Lightnin’ Hopkins, T.Bone Walker et surtout Freddie King sont encore autant d’influences importantes pour le jeune Clapton. Mais la pratique assidue de la guitare a ses revers au plan scolaire et God se fait virer du Kingston College en 1962. C’est à cette époque qu’il se met à la guitare électrique après avoir rencontré un certain Alexis Korner. Ses deux premiers groupes sont The Roosters et The Engineers, au sein desquels il ne reste pas très longtemps. En 1963, il a l’opportunité d’intégrer les Yardbirds qui démarrent alors leur carrière au quart de tour et connaissent le succès que l’on sait. La légende Clapton commence à ce moment car Eric a une maitrise musicale étonnante qui en fait un des artistes les plus prometteurs de sa génération. Eric délaisse pourtant les Yardbirds en 1965 pour rejoindre une autre formation mythique, les Bluesbreakers de John Mayall.

GOD & THE VOODOO CHILD

Pour ses fans, Eric devient God et c’est certainement le dieu du moment. Mais lorsqu’il rencontre l’extra-terrestre Jimi, il a la vision de celui qu’il aurait toujours voulu être, malgré le profond respect du Voodoo Child à son égard. Jimi devient ainsi une nouvelle influence pour Eric qui commence sa période Cream aux côtés de Jack Bruce et Ginger Baker. Cream est un groupe majeur des sixties et sort trois albums d’anthologie en 1966, 1967 et 1968. Après Cream, Eric Clapton forme successivement Blind Faith puis Derek And The Dominos, deux super groupes qui correspondent aux sommets de la gloire pour God. C’est avec les Dominos que Clapton écrit son tube éponyme Layla sur lequel joue le grand Duane Allman, l’un des plus grands sliders de tous les temps. Fin 1970, Jimi Hendrix disparait et Eric perd un de ses meilleurs amis. Commence alors la descente aux enfers et une période très sombre pour le dieu qui vacille sur son piédestal. L’héroïne est son principal mentor jusqu’en 1973. Musicalement, Eric a très peu d’activité durant cette période et sa carrière reprend en 1974 avec l’album 461 Ocean Boulevard, à la frontière du blues, de la country, du funk et du reggae. Les seventies s’achèvent plus sereinement et Eric sort plusieurs albums parmi lesquels Slowhand, sur lequel figure entre autres Cocaïne. Les eighties semblent démarrer plutôt bien avec le live Just One Night, en compagnie d’Albert Lee. Mais Eric Clapton a remplacé la drogue par l’alcool et il est hospitalisé en mars 1981 à cause de ses excès qui risquent de le mener directement au cimetière.


RETOUR AUX SOURCES

Pendant les années 80, c’est un peu la traversée du désert. Eric règle d’abord son problème avec l’alcool puis cherche une nouvelle voie. Autant dire qu’il apparait un peu comme un has been durant cette décennie et il faut attendre l’album Journeyman pour retrouver un Clapton en meilleure forme. Les années 90 vont être le point de départ d’une nouvelle carrière qui commence avec le célebrissime Unplugged. God a retrouvé le blues et fait carrément un retour aux sources lorsqu’il sort From The Craddle en 1994, un album en forme d’hommage aux pionniers du Chicago blues qui ont tellement inspiré son jeu. Depuis cette époque, Eric Clapton évolue entre la modernité (Pilgrim) et des hommages vibrants aux grands du blues, dans des versions parfois très traditionnelles, comme sur son opus consacré à Robert Johnson. Dans ses derniers albums (Back Home, The Road To Escondido, Clapton ou Old Sock, Eric Clapton propose un cocktail de blues, de rock et de reggae, ses styles de prédilection.  Il s’y révèle toujours aussi inspiré et il est à présent certain que God continuera à nous combler, à l’instar d’un B.B King avec lequel il partage la même philosophie du blues. Riding With The King...That’s the way for God !!   


JJ RÉBILLARD

Rédigé le  20 oct. 2014 16:19 dans ERIC CLAPTON  -  Lien permanent

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