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STORY ET ANALYSE DE STYLE : BOB MARLEY (PART 6)



ANALYSE DES TITRES EN VERSION INTÉGRALE


• I SHOT THE SHERIFF

Pour commencer, le tube des tubes, I Shot The Sheriff. Ce titre présente une structure couplet refrain inversée puisque l’on commence toujours un cycle sur le refrain. Sur le refrain 1, le couplet 1 et le refrain 2, jouez la guitare 2 puis enchainez avec la guitare 3 pour les leads du couplet 2.

A partir du refrain 3, vous jouerez la guitare 1 et reprendrez la guitare 2 au refrain 4 jusqu’à 4’14. Sur la fin, amusez-vous avec la guitare 3 (lead). Côté son, utilisez préférentiellement une guitare de type Gibson.

Prenez un son clean doté d’un léger crunch en réduisant les médiums. Vous mettrez de la réverbe sur les guitares 2 et 3 alors que la guitare 1 sera jouée sans cet effet.

Une rythmique reggae-funk : le morceau démarre sur une rythmique de type fusion, à mi-chemin entre le funk et le reggae, intégrant le fameux contretemps. Enclenchez la wah wah dès le premier refrain. Cette partie est loin d’être évidente car il faut respecter toutes les nuances et avoir le bon mouvement avec la pédale. Vous jouerez légèrement ternaire en mesure 8.

Sur le refrain 2, on passe carrément en interprétation ternaire et la partie à jouer est très fine. Essayez de penser shuffle et tout se passera bien. Dans le couplet 2 les leads de la guitare 3 semblent anecdotiques mais s’intègrent très bien à l’ensemble. Ils sont construits sur la gamme pentatonique m. Soignez les attaques qui doivent rester assez soft.

Binaire-ternaire : Enchainez à présent la rythmique de la guitare 1. C’est peut-être la plus grande difficulté du morceau. Pendant le refrain, jouez le plus souvent ternaire en introduisant régulièrement une dose de binaire sur les doubles croches du contretemps et soyez binaire durant le couplet. Cette rythmique est très percussive et la main gauche est à la limite des dead notes. A ce tempo, la cadence est difficile à tenir. Ne trainez pas car vous seriez vite à côté.....

La suite ne voit pas de nouvelles difficultés apparaitre. On joue des variantes de plans déjà vus auparavant. A partir de 4’14, vous pouvez jouer lead en utilisant les plans du couplet 2, que vous interpréterez de façon plus personnelle en restant fidèle au spirit of reggae. Pour ce faire, n’oubliez pas de vous placer rythmiquement en établissant un dialogue avec les autres instruments car il n’y a pas beaucoup de place !!. 

• NATURAL MYSTIC

Le titre idéal pour faire connaissance avec les guitares de Julian "Junior” Marvin. Pour suivre sur le play back, commencez avec le riff. Ensuite, vous pouvez jouer toute la partie lead et la ryhmique de la guitare 1 lorsque les silences le permettent. Prenez une guitare équipée de micros simple bobinage, un son clean assez tranchant et mettez une bonne dose de réverbe, surtout sur la guitare lead. Notez que vous pouvez ajouter une wah automatique en faible quantité lorsque vous doublez la rythmique. On commence sur le riff de type cocotte, effectué avec un léger muting. Le morceau est un reggae bien lent (66) et la difficulté correspond beaucoup plus au repect du tempo ou de de la mise en place qu’à la vélocité.

Jouez au fond du temps : lorsque vous jouerez la rythmique, calez-vous au fond du temps, soignez les attaques qui seront nettes et précises et veillez à ne pas accélérer. Au sujet des leads, laissons Julian Marvin en parler. "En fait, c’est le même feeling dans le reggae et le blues. Par exemple, ce que je joue sur Natural Mystic avec les Wailers, ça pourrait être un blues de B.B.King.....C’est toujours du blues même si le rythme est plus haché. Les accords sont les mêmes que dans les blues lents de Albert King ou Howlin’ Wolf. Si vous arrivez à oublier la basse et la batterie et leur groove, dans chaque disque de reggae, vous entendrez du blues. C’est obligatoire, c’est l’unique base commune à tous les styles de musique actuelle.

Spirit Of The Blues : the single note sound. Ce n’est pas le nombre de notes jouées qui fait le reggae ou le blues mais le feeling de chaque note”. Effectivement, tous les phrasés sont ici typiquement blues et on pense souvent à Albert King en écoutant ce titre. Au plan rythmique, la dominante est ternaire (triolets de croches ou de doubles croches) mais on joue également quelques phrases binaires. Pour la gamme, on emploie exclusivement la gamme pentatonique mineure en position I et IV. On ajoute parfois la blue note n°1 et plus rarement la seconde majeure.

Système questions-réponses : d’un point de vue mise en place, le phrasé respecte le système question-réponse du blues avec un dialogue guitare-chant. Les effets de jeu font principalement appel aux bends, bien que l’on note quelques pull off. C’est pour cette raison que l’on est proche des phrasés d’Albert King. Enfin, la couleur reggae apparait grâce au groove des leads. Le groove du titre en lui-même est assez lourd, pesant et il s’en dégage comme une sorte de torpeur. La guitare le respecte avec des attaques régulières et une accentuation subtile que vous travaillerez d’abord sur la version mix du CD.   

JJ RÉBILLARD

Rédigé le  20 avril 2015 11:41 dans BOB MARLEY  -  Lien permanent

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