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STORY ET ANALYSE DE STYLE : AC/DC (PART 6)



ANALYSE DES TITRES EN VERSION INTEGRALE

• WHOLE LOTTA ROSIE

Un titre emblématique de la première période qui risque de vous donner du fil à retordre, pour des raisons différentes du titre précédent. Ici le tempo est d’enfer et on tourne à 198. Le titre s’inspire du rock’n roll des pionniers mais le jeu est beaucoup plus méchant, AC/DC apparaissant comme un vrai groupe de teigneux de la pire espèce. Inutile de dire qu’il va falloir vous accrocher. Vous allez entre autres vous offrir une série de leads casse-cou qui feront de vous un as de la haute voltige. 

Prenez un son de type distorsion pour le début du titre en mettant une quantité raisonnable de drive, puis prenez un autre son sur les leads en ajoutant du drive ainsi qu’un compresseur, comme dans le titre précédent. Le riff du début n’est pas très difficile mais il faut conserver le tempo et interrompre le son avec la main droite et la main gauche pendant la mesure de silence. La rythmique suivante présente encore deux syncopes caractéristiques.

Le problème de la vélocité augmente et la difficulté principale est de suivre le tempo, tout en conservant une mise en place impeccable. Le refrain ne présente pas de nouvelle difficulté et il vous permet même de respirer. 

Haute voltige (partie 1) : on passe ensuite au premier solo. Il commence assez tranquillement mais les choses se gâtent dès la mesure 5 avec une phrase en boucle directement inspirée des plans de Jimmy Page dans le solo de Communication Breakdown. Seuls les pull off et les bends vous aident à exécuter les triolets.

Commencez en décomposant le phrasé à basse vitesse. Après une nouvelle boucle un peu plus facile, la corde à vide de Sol permet de démancher pour jouer la même boucle une octave au-dessus. La fin emprunte le chemin des gammes brisées.

Globalement, ce premier solo est construit sur la gamme de blues au troisième stade avec seconde et sixte majeure, fréquemment employée par Chuck Berry, grande source d’inspiration de notre ami. Après un repos sur le riff, on attaque le deuxième solo. Il commence nettement plus cool (ouf !!), avant de redémarrer avec une gamme brisée suivie d’une impitoyable boucle. La gamme reste la même. 

Haute voltige (partie 2) : un refrain vous sépare du dernier solo. Profitez-en pour respirer car vous allez avoir besoin de tout votre souffle. Ce dernier solo se joue sur la partie supérieure du manche. Il commence selon une alternance de tenues et de boucles rapides, mais plus courtes que précédemment, puis on enchaine un phrasé à base de doubles stops.

Votre main droite va souffrir et vous n’attaquerez pas trop durement les cordes, les doubles croches étant infernales à ce tempo. Cultivez la souplesse de votre poignet......La fin est plus tranquille et assez mélodique. On note les nombreux bends. Enfin, les tremolo picking de la toute dernière partie demandent toujours la même précision implacable. On remarquera que les différents solos de ce titre comprennent la plupart des ingrédients chers à notre australien préféré.  

• YOU SHOOK ME ALL NIGHT LONG

Voici un titre plus facile, en G blues, une tonalité moins courante chez AC/DC. Prenez un son de type overdrive qui vous permettra de conserver une bonne définition dans les arpèges. Il s’agit de doser la saturation en ce sens. Une technique peut vous aider et consiste à jouer en stéréo en mélangeant un son clean et un son saturé. Le chorus demande toujours davantage de saturation en prenant une distorsion mais le compresseur ne sera plus indispensable. 

Arpèges et résonances : on commence avec un arpège sur lequel il suffit de soigner les résonances. Le riff qui suit est assez simple, construit à partir d’un mélange de noires et de croches. On retrouve la fameuse syncope, qui est bien la marque de fabrique des riffs AC/DC.

Le refrain se distingue par une double syncope mais n’est pas beaucoup plus difficile. Comme dans l’intro, vous soignerez les résonances sur cet arpège. Après un nouveau couplet et un refrain identiques aux précédents, on passe au solo. 

Un solo legato aux attaques puissantes : nettement plus évident que ceux de Back In Black et Whole Lotta Rosie, ce lead demande néammoins des attaques puissantes ainsi qu’un jeu bien légato. On attaque avec un bend suivi d’une phrase empruntant les chemins de la pentatonique mineure.

A partir de la mesure 6, on travaille sur la pentatonique majeure, ce qui est moins fréquent chez Angus et mérite d’être signalé. On revient ensuite à la pentatonique mineure mais à l’octave supérieure cette fois et on conclut sur la pentatonique majeure. Vous remarquerez la prédominance ces bends et l’apport de quelques slides.

Par contre, hammers et pull off sont totalement absents. La fin reprend des éléments déjà connus et il n’y a aucune difficulté nouvelle à signaler. Un bon titre pour se reposer des deux premiers.    
  
 JJ REBILLARD

Rédigé le  3 mars 2015 12:48 dans AC/DC  -  Lien permanent

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