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STORY ET ANALYSE DE STYLE : AC/DC (PART 2)


PARCOURS ET INFLUENCES

L’histoire d’AC/DC est avant tout celle des frères Young et elle commence en 1953 à Glasgow avec la naissance de Malcolm qui sera suivie de celle d’Angus en 1955. En 1963, la famille quitte l’Ecosse pour l’Australie où le grand frère Georges, guitariste de son état, trouve assez rapidement un groupe à sa mesure, les Easy Beats.

Il s’agit du premier fleuron du rock australien qui comptera deux hits en Angleterre avec She’s So Fine (1964) et Friday On My Mind (1966). Malcolm se met bientôt à la guitare et est rapidement imité par Angus, leur soeur entretenant leur passion sans discontinuer puisque c’est une véritable dénicheuse d’imports en tous genres, du moment qu’il s’agit de rock’n roll.

C’est ainsi qu’Angus découvre Elvis Presley, Buddy Holly et surtout Chuck Berry. Pendant que Malcolm se livre à ses premières expériences de groupe (il joue notamment dans le Velvet Underground en version australienne), Angus apprend en repiquant les Stones ou les Who et progresse rapidement pour jouer avec d’autres musiciens.



UN VRAI GUITAR BAND AU GROS SON

Il rejoint bientôt le groupe de son frère qui, las des frasques du Velvet, veut constituer un vrai guitar band au gros son. AC/DC est né mais va connaitre beaucoup de changements de personnel jusqu’en 1974, date à laquelle arrive un certain Ronald Scott (Bon Scott pour les intimes), d’abord engagé comme chauffeur avant de devenir le chanteur du groupe début 75. C’est également à cette époque que nait la fameuse légende du cartable.

Nos amis cherchent à se différencier et se demandent par quel astucieux moyen y parvenir. La soeur d’Angus a alors une excellente idée et conseille à son frère de porter sur scène un costume d’écolier. Pas vraiment chaud, Angus finit par accepter devant l’insistance de Georges qui lui dit texto « portes ce costume et tu deviendras riche ». Selon Angus lui-même, le costume est d’abord insupportable.

Il a l’impression de ressembler à un singe et d’être une véritable cible. Il se met donc à bouger dans tous les sens pour essayer d’être crédible et crée ainsi son fameux jeu de scène qui le rendra célèbre, réalisant la prédiction de son frère. Dès lors, le groupe a tout pour réussir et son rock sincère et authentique séduit plusieurs générations. Les mauvaises langues diront que leur recette est toujours la même, mais qu’importe puisqu’elle fonctionne à la perfection.   

LE SON AC/DC

Le son des australiens est assez brut de prime abord. Les effets ne sont pas légion, les réverbes sont courtes, sauf sur la guitare lead où elles sont plus amples mais sans exagération. En fait, la production consiste principalement à restituer l’esprit live, puisque le groupe excelle sur scène.

La batterie est donc bien présente avec un pied puissant et une caisse claire assez grosse, souvent traitée au moyen d’une réverbe de type reverse. La basse est grave et positionnée au centre en termes de panoramiques. Le son des guitares est saturé dans la majorité des cas. La guitare de Malcolm est souvent à gauche alors que celle d’Angus est à droite.

Mais elles ne sont pas situées aux extrêmes afin de mieux simuler l’ambiance live et elles sont donc positionnées respectivement 60% à gauche-60% à droite. La voix et la guitare lead sont au milieu. Back In Black est la parfaite illustration de ce schéma mais la production n’est pas toujours aussi simple qu’elle le parait.

Ainsi, trois guitares jouent le riff qui accompagne les solos. La troisième guitare signée Malcolm est exécutée avec un son moins saturé qui rend les attaques du riff extrêmement précises. On entend assez nettement cette guitare sur les deux dernières mesures du solo alors qu’elle est pratiquement imperceptible avant, tout en jouant un rôle fondamental. Nos australiens ont donc plus d’un tour dans leur sac, alors méfiance car vous n’êtes peut-être pas au bout de vos surprises...

JJ RÉBILLARD

Rédigé le  16 déc. 2014 20:07  -  Lien permanent

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