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STORY ET ANALYSE DE STYLE : AC/DC (PART 1)


UNE AFFAIRE DE FAMILLE

L’année 2014 coïncide avec un double anniversaire. On a en effet fêté les 50 ans du hard rock et du metal, le premier titre de hard reconnu en tant que tel étant le fameux You Really Got Me des Kinks enregistré en 1964.

On n’oubliera pas davantage les 40 (+1) ans d’AC/DC dont la rock’n roll attitude et la jeunesse éternelle égale presque celle des Rolling Stones, même si 2014 a révélé la maladie dont souffre Malcolm Young suite à un accident vasculaire cérébral.

De fait, il ne joue plus avec le groupe et ne figure pas sur le dernier album, Rock Or Bust. Mais il reste l’imposante discographie du groupe initial avec les deux frères Young et leurs compères qui laissent un héritage important. Et puis, tout n’est pas dit puisque le groupe continue avec Stevie Young, le neveu des deux frères ! AC/DC, une affaire de famille…


DU ROCK’N ROLL EN VERSION HARD

J'ai consacré deux Guitar Collector’s aux Australiens. Le premier est sorti fin 1995. A l’époque le groupe venait de célébrer ses vingt ans et semblait prêt à affronter les décennies suivantes sans problème. A ce jour, malgré la maladie de Malcolm, la chose est vérifiée et on peut se demander "mais jusqu’où iront-ils”, un peu comme avec les Stones. Nos gaillards tiennent toujours la même forme qu’il y a vingt ans et leurs performances sur scène sont époustouflantes. Ils semblent inusables. Quel est donc leur carburant ? Ils fonctionnent au Chuck Berry mon bon monsieur !

C’est d’ailleurs le point commun entre Keith Richards et les frères Young qui partagent la même admiration pour le maitre. Et oui...jouer du rock’n roll en version hard (c’est la définition du style AC/DC selon Angus lui-même – voir ci-dessous) semble être une véritable fontaine de jouvence qui remplace tous les anti-rides et autres liftings. Avis aux amateurs !! Dans tous les cas, AC/DC est la représentation exacte du rock’n roll et de son mode de vie, avec des guitares bien corrosives, des histoires de bars et de nanas qui ne sont pas sans rappeler ce bon vieux Chuck ou les sacrés barbus texans de ZZ Top.

De plus, il s’agit d’un vrai groupe où chacun compte autant que l’autre, même si les frères Young dominent quelque peu la situation. Angus reconnait de fait que l’énergie du groupe transcende littéralement son jeu. On peut effectivement le constater sur scène puisqu’AC/DC reste sur ce plan un phénomène, un monster of rock. On aime ou on n’aime pas mais on ne s’ennuie jamais à un concert d’AC/DC. Angus Young est totalement délirant en version live et il faut absolument aller le voir en concert si ce n’est déjà fait.

Comment peut-on jouer ces plans rock’n roll qui demandent une telle énergie tout en en dépensant autant pour le show ? Cette question restera toujours un pur mystère et force est de constater qu’Angus est une véritable force de la nature, dont le style est unique tant sur le plan musical que sur le plan visuel. Tout guitariste qui se repecte se doit de connaitre les plans d’Angus Young, de la même façon que ceux de B.B King ou de Jimi.
Une cinquième décennie commence pour AC/DC. On peut leur faire confiance pour la traverser sans problème et leur en prédire une sixième, mais malheureusement sans Malcolm.   

A PROPOS DU STYLE ET DU SON

Le style et le son AC/DC reposent sur un concept à la fois simple et original. L’idée est de reprendre l’esprit des pionniers du rock’n roll en intégrant tous les éléments propres au hard rock ou au metal tel qu’il existe depuis la fin des sixties. En bref, il s’agit de "jouer du rock’n roll de manière hard”, ainsi que le dit Angus Young. Un compromis entre Chuck Berry et Led Zeppelin qui donne naissance au hard boogie selon AC/DC.

Un titre comme Let There Be Rock en est une excellente illustration. La ligne mélodique est très proche de Guitar Boogie d’Arthur Smith, pionnier des années 50. Mais l’intérprétation et le son n’ont rien à voir. Le rythme est devenu binaire, le beat est joué à un tempo d’enfer et le son est celui du heavy metal. Un peu d’histoire va nous permettre de comprendre les origines de ce cocktail dans la part 2 de cette story...

JJ RÉBILLARD

Rédigé le  12 déc. 2014 20:20 dans AC/DC  -  Lien permanent

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