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SOUL WARRIORS LE SINGLE : DANCE STORY (PART 1)

L'ALBUM DES SOUL WARRIORS EST DISPONIBLE EN DIGIPACK SUR CE SITE ICI : https://www.jjrebillard.fr/soul-warriors-dance-c2x25586219
EN LISANT CETTE STORY, ECOUTEZ DANCE, LE PREMIER SINGLE EXTRAIT DE L'ALBUM.



L’histoire de Dance ne manque pas de piquant, mais en plus, ce titre est le point de départ de l’histoire des Soul Warriors et c’est pourquoi je désire vous en parler avant toute chose, avant les présentations, les bios, les textes et le reste…

SAMPLES ET NOUVEAU MATOS

Il est rare que je garde un titre sous le coude longtemps avant de l’exploiter mais ça peut arriver, la preuve. Il y a bien longtemps, avant le naufrage du Titanic en 1912…Non, non, remontons simplement à l’année 2002. En ce début d’année, le printemps pointant son nez, je décidais de mettre de côté mon bon et fidèle AKAI DR8, une excellente machine qui m’avait permis d’enregistrer tant de méthodes, de Guitar Collector’s ou de solos et autres pour GP et tous les magazines Studio Press (Guitare Classique, Recording Musicien, Drummer…). Et oui, tout a une fin !

Et donc de passer à la suite avec un MAC G4 flambant neuf, l’interface qui allait avec et autres réjouissances de type sampler (pas virtuel à l’époque). Pour commencer cette nouvelle ère, j’avais choisi de créer des musiques sans utiliser un seul instrument réel, juste des samples sur CD qui étaient la bible universelle à l’époque où les instruments virtuels n’existaient pas encore. Et ça me permettait de mettre en route et de tester mon nouveau matos et de voir toutes les nouvelles perspectives qui s’offraient à moi.

La production des GC était plutôt axée autour du rock, du metal, du blues. Les titres soul, funk, reggae ou fusion rock-hip hop étaient beaucoup plus rares. Mais j’avais toujours eu une certaine prédilection pour ces styles et après la première mouvance électro-techno, de nouvelles tendances faisaient leur apparition.

Parmi celles-ci, la nu-soul, avec des artistes comme Jill Scott, Erika Badu ou D’angelo pour ne citer qu’eux. La soul music de Stax avait également bercé ma prime jeunesse et les nouvelles tendances ne pouvaient que me séduire, ayant toujours eu comme toile de fond le hip hop depuis 1978. Et oui, un aspect de JJR peu connu !!

UN TITRE BOUCLÉ EN UNE HEURE 10 CHRONO

Après avoir composé quelques titres instrumentaux dans ce style nu-soul avec ma nouvelle chaine de production (alors que je me servais toujours de mon DR8 pour la production courante), je décidais de passer à la vitesse supérieure et de tester le nouveau matos en situation classique, en commençant bien sûr par la prise de son guitare. Je pouvais ainsi comparer ce que m’offraient les nouvelles interfaces audio par rapport au DR8. Mais il me fallait un nouveau morceau pour faire le test et si possible, un mélange de samples et de sons réels dans un style mixant le hip hop et le funk.

Les sons réels, c’étaient ceux des guitares et je choisis donc quelques samples dans ma collection abstract hip hop pour composer le play-back. Cela fut vite fait bien fait : une boucle de drums agrémentée d’un effet vinyle, une basse bien lourde et un sample que je ne saurais trop qualifier, entre un clavier analogique et des effets spéciaux.

Ensuite, copier et coller, en une heure le play-back était prêt. Je passais donc aux guitares. Une première piste de guitare rythmique, un genre de plan à la James Brown, et une seconde de leads bien bluesy, à la JJR.

Et quelles guitares et quel ampli ou préamp me direz-vous ? La guitare était ma Fender Strat de 1997 (voir ci-contre), celle que j'avais notamment utilisée sur le GC Pink Floyd et le préamp un Pod Line 6, tout simplement, le modèle original première version. Une prise de chaque, à peine 10 minutes en tout, un travail efficace.

Eh oui, quand on sait que c’est juste un test pour voir et pour rigoler, les choses sont tout de suite plus simples. Donc, j’écoute et je dis OK, ç’est bien, le sampling est meilleur qu’avec le DR8, surtout en terme de définition et de finesse. Là-dessus, la journée tirait à sa fin, je fermais le dossier et quittais le séquenceur pour fermer la machine.

DANCE OU LE TITRE QUI DEVAIT FINIR A LA POUBELLE

Au passage, je pris mon dossier qui n’était qu’un simple test et je le mis dans la corbeille, ne voyant pas trop l’intérêt de le conserver (à l’époque on avait vite rempli un disque dur).

Mais finalement, je me ravisais, je ressortis le dossier de la poubelle et le posais sur le bureau. On ne sait jamais après tout, le morceau avait l’air cool et j’aurais pu regretter l’action définitive « vider la corbeille ».

Je me dis, on réécoutera ça demain. Ce qui fut fait, et là, surprise, le morceau était vraiment cool, un son un peu sale, genre Bronx Killers et ça groovait vraiment. Je travaillais assez souvent avec des rappeurs à l’époque.

Eminem était au sommet, les américains avaient compris depuis longtemps qu’on pouvait mélanger du hip hop et des guitares alors pourquoi pas ici.

Oui mais ici, c’était pas là-bas, nos french rappeurs n’avaient pas encore intégré ce genre de thèses, trop tôt et puis surtout, tout le monde aimait le morceau mais personne ne voulait se risquer à rapper sur ce play-back.

Je n’ai jamais su pourquoi mais c’était comme ça. Je mis donc ce titre de côté en attendant qu’il trouve preneur ou que je m’en serve comme musique pour l’image.

Ah, j’ai oublié quelque chose, je lui avais tout de même donné un nom « The Black Rebel ». En hommage à Stax et en souvenir des mésaventures de Solomon Burke avec le Klu Klux Klan (il fut aussi le premier à utiliser le terme soul pour qualifier le style qu’il représentait !!).

Mais je n’avais jamais imaginé que The Black Rebel deviendrait Dance quelques années plus tard. Il suffisait que l’occasion fasse le larron, comme on le dit si bien. Le titre intégrait déjà le funk et le blues avec les guitares et le hip hop avec le beat. Mais pas de soul.

C’était la voix de Claudia Hoff qui allait insuffler cet ingrédient, puis les voix de Jean Carpenter (qui a chanté avec la grande Aretha) et de Sophia Nelson qui ajouteraient une touche gospel, sans oublier les Faya Horns et leur arrangement magistral de cuivres.

Pourtant, The Black Rebel avait bel et bien failli terminer sa brève carrière à la poubelle. A suivre…                                                                      JJ RÉBILLARD


Rédigé le  31 jan. 2018 20:29 dans ACTUALITÉS  -  Lien permanent

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