Blog JJ Rébillard

JIMMY PAGE

STORY ET ANALYSE DE STYLE : JIMMY PAGE (PART 4)


L’ANALYSE DES STANDARDS


COMMUNICATION BREAKDOWN

Le son : le titre qui définit à lui seul les bases du hard rock et du heavy metal !! Vous pourrez y entendre trois parties de guitare. La première joue les riffs et rythmiques de base. La seconde, que l’on trouve à partir du premier refrain exécute des parties complémentaires particulièrement bien vues au plan rythmique. La dernière joue tous les leads. Côté son, je vous conseille d’en utiliser trois, sachant que le micro de la Les Paul est toujours le même (micro chevalet). Pour la guitare 1, une overdrive en bonne quantité sera parfaite. Pour la guitare 2, baissez le volume de la guitare en conservant le son précédent. Sur les solos, choisissez une distorsion.

Riffs, rythmiques et solos : au plan des rythmiques, il n’y a rien en soi de très difficile. Pourtant, le tempo à 176 corse un peu l’affaire car il s’agit de rester régulier et d’avoir un groove impeccable. Dans le deuxième couplet, on reste en retrait par rapport à la guitare 1 en soignant les contretemps. Enfin on joue musclé pour la partie finale du morceau. Et le solo me direz-vous ? Je vous répondrai qu’il n’est pas vraiment simple, surtout si vous voulez le jouer bien propre et dans le groove, comme l’ami Page. C’est d’ailleurs sur ce dernier plan que les difficultés sont importantes, car vous devez jouer "devant” : vous drivez carrément le groupe et ce n’est pas une petite responsabilité...

On commence sur un plan de killer caractéristique de Jimmy, le genre où l’on se demande "mais, comment fait-il exactement?”. On retrouve ce type de plan dans Rock’n Roll ou dans Heartbreaker. Pour l’apprendre, réduisez le tempo de moitié et respectez scrupuleusement le rythme. Ensuite, ce n’est qu’une question de travail quotidien et ça finit par passer. Lorsque c’est le cas, c’est d’ailleurs particulièrement plaisant. La suite est moins difficile, toujours dans le sillage de la pentatonique mineure. Encore une fois, ne perdez pas une seconde car vous seriez tout de suite hors-jeu.

A partir de la mesure 9, on passe sur la pentatonique majeure qui nous permet de changer de climat et de poser une question, dans la plus pure tradition blues. Et on enchaine aussi sec sur la penta mineure à partir de la mesure 12 pour finir sur un beau Mi 7/9 un peu imprévu qui fait le lien avec le passage suivant. Celui-ci commence sur des bends à l’unisson qui montent par chromatisme. Effet garanti ! Enfin, on termine avec de fameux plans construits à partir de la gamme de blues au troisième stade, sur laquelle s’achèvera également le morceau. Du grand art, tout simplement.


ACHILLES LAST STAND

Son, résonances et nuances : une longue pièce à tiroirs multiples, dans la tradition de Stairway To Heaven ou The Song Remains The Same et le morceau de bravoure de Présence. Dans la version originale du titre, on compte au moins 10 pistes de guitare. Le principal problème est donc de maitriser le son, les résonances et les nuances. De plus, certaines guitares harmonisées, avec des doubles croches parfois problématiques à 146, exigent un important travail de précision. Pour ne pas compliquer les choses, utilisez une overdrive sur la guitare ou une disto suivant les parties. Ajoutez un tremolo pour les parties harmonisées et un delay sur le solo. 
 
Des guitares et encore des guitares : l’arpège d’introduction n’est pas des plus évident et demande de bien étudier les changements de positions ou les doigtés main gauche. Le riff principal qui suit pose d’une part des problèmes pour le contrôle des résonnances. D’autre part, décomposez d’abord à basse vitesse la liaison mélodique funky qui demande une précision totale. Et surveillez les sens de coup de médiator. Pendant les couplets, les formules sont plus simples. Au premier interlude, on trouve un riff qui en inspirera plus d’un !! Le problème réside toujours dans l’exécution des doubles croches. Pour le premier thème harmonisé, il suffit de mémoriser la mélodie et de ne pas trop écouter la seconde guitare....


Arpèges et guitares harmonisées : notez au passage le superbe arpège de la guitare 2. Bien joué, il donne l’impression d’entendre deux guitares distinctes. On reprend ensuite les riffs précédents puis on joue un deuxième thème harmonisé avec de subtils raking. Le solo est très mélodique et il faut d’abord le mémoriser à ce niveau. Ensuite, ça n’est jamais trop difficile, sauf pour la mise en place des passages en 5/4. On joue sur la gamme de Mim. On remarquera la belle ouverture sur un arpège de Sim qui souligne la neuvième par rapport à l’accord de la guitare 2. L’expression doit être impeccable, on joue carrément du blues à l’état pur. Enfin les parties finales sont difficiles, toujours du fait des doubles croches et des lignes mélodiques quelque peu inédites (premier thème). Un beau challenge en perspective...


JJ RÉBILLARD


Rédigé le  7 oct. 2014 19:32 dans JIMMY PAGE  -  Lien permanent
0 Commentaires Lire la suite... 

STORY ET ANALYSE DE STYLE : JIMMY PAGE (PART 3)



EFFETS DE JEU ET MATOS

Concernant les effets de jeu, Jimmy Page utilise indifféremment les slides, les double stops, les hammer-on et les pulloff. Ces derniers sont toutefois plus nombreux que les hammer-on. Les bends sont une véritable spécialité de Page, du bend d’un quart de ton au bend de deux tons et demi (attention les doigts). Son jeu au bottleneck est très typé et on rappellera qu’il s’en sert souvent dans un contexte inhabituel. Les motifs sont toujours mélodiques (When The Levee Breaks) ou du domaine de l’effet sonore (Whole lotta love, Stairway To Heaven). Encore plus original, Mr Page utilise parfois un archet et se sert du theremine, un des tous premiers instruments électroniques inventé par le russe Leon Theremine en 1919. Il est notamment responsable du climat de l’interlude de Whole Lotta Love. Enfin, on soulignera qu’il reste un des plus grands créateurs en matière de bruitages en tous genres. Si l’on y regarde de près, Jimmy Page partage bien des points communs avec les deux autres mousquetaires de la 6 cordes que sont Jimi Hendrix et Jeff Beck. Certes, la guitare moderne ne se résume pas à ces trois noms, mais ils auront eu le mérite de repousser les limites de l’instrument pour les cinq décennies suivantes...


LE MATOS DE JIMMY PAGE

• GUITARES

Voici une liste détaillée de tous les instruments utilisés par Jimmy Page depuis 1960. Bien que la Gibson Les Paul soit sa guitare de prédilection, sa collection compte d’abord une Gretsch Chet Atkins, une Fender Stratocaster datée de la fin des années 50, une Les Paul Black Beauty et une autre Fender Stratocaster de 1960. On trouve encore une Les Paul Custom, une Fender Telecaster 59-60, une Danelectro ou une Vox 12 cordes, une Les Paul Standard de 1958, une autre de 1959, ainsi qu’une Telecaster de 1966. La guitare de The Song Remains the same est la fameuse Gibson SG double manche 6/12. On terminera la liste électrique avec la Les Paul équipée du Digital Tuning System (plus de 200 accordages disponibles en mémoire). Question acoustique, Jimmy emploie une Martin D45, une Gibson J200, une triple manche Ovation (mandoline, 12 cordes, 6 cordes). En bref la parfaite panoplie pour un sorcier du son........

• AMPLIS

On rappellera pour l’anecdote que le principal ampli de Jimmy Page est pratiquement inconnu de tous. Personne n’a jamais pu s’en approcher mais quelques petits malins affirment qu’il s’agirait d’un petit combo 15W plutôt délabré aux dires de son propriétaire, qui en tire malgré tout une saturation naturelle et un grain uniques. Pour le reste, Jimmy utilise des Vox AC30 customisés, un Fender Bassman, un Fender Dual Showman et des Marshall.

• EFFETS

Comme Jeff Beck ou Jimi Hendrix, Jimmy Page est un grand créateur à cet égard. Commençons avec quelques reliques parmi lesquelles une chambre d’écho Echoplex, une Fuzzbox, un octaver et une wha wha Vox qu’il a beaucoup utilisé à l’époque du Zeppelin. On lui connait également un certain penchant pour le trémolo, le phasing, le chorus, le flanger ou les premiers delay et harmonisers digitaux. Depuis le début des années 90, Page gère ces effets à partir d’un pédalier géant qui pilote simultanément 2 à 4 combinaisons de sons et d’effets, mixés pour obtenir un unique son.


POUR AVOIR LE SON JIMMY PAGE


La guitare :
utilisez de préférence une Gibson Les Paul Standard et si possible un modèle vintage.

L’ampli : sur ce plan, les Marshall sont recommandés, en son clean comme en son saturé.

Les effets : prenez des pédales ou un multi effet. Les distos vous permettront d’enrichir la palette des sons disponibles à l’ampli. Pour le reste, tremolo, phasing, flanger, delay, reverbe sont de rigueur.




 JJ REBILLARD    





Rédigé le  30 sep. 2014 19:33 dans JIMMY PAGE  -  Lien permanent
0 Commentaires Lire la suite... 

STORY ET ANALYSE DE STYLE : JIMMY PAGE (PART 2)


A PROPOS DU STYLE ET DU SON


Le style de Led Zeppelin est pour le moins varié. Il est la somme de toutes les influences de son créateur mais résulte aussi de l’alchimie avec les autres membres du groupe. On peut considérer que la combinaison entre les riffs de Page à forte connotation hard blues et la frappe de John Bonham définit un nouveau courant, le hard rock, ainsi que sa déclinaison, le heavy metal. C’est la caractéristique dominante du dirigeable.

On trouve aussi d’importantes  réminiscences blues et rock. Pour ce dernier, c’est bien sûr le rock des fifties mais surtout celui des sixties. La soul comme le funk font aussi partie de l’univers zeppelinien. Enfin les musiques celtique, arabe et indienne sont également intégrées au style du groupe, la musique celtique dominant largement cette section world. La fusion de ces différentes caractéristiques définit le style Led Zeppelin. Pour en citer quelques illustrations, des titres tels que Communication Breakdown, Whole lotta love, Bring It On Home, Rockn’roll, Heartbreaker, Stairway To Heaven, The Ocean, The Crunge, Gallows Pole, Kashmir sont représentatifs des différents courants musicaux précédemment évoqués et du style du groupe.

LE SON LED ZEP

Le son Led Zep peut également être défini à partir de la combinaison Page-Bonham mais la voix de Robert Plant apporte la couleur finale. Son chant à la fois lyrique et destroy, accompagné d’un timbre exceptionnel superposé à la frappe de Bonzo et aux riffs de Page est l’exacte définition du son Led Zep. Et John Paul Jones ? Il fait tout simplement le tri parmi la tonne d’idées émises par les trois autres et joue un rôle capital sur le plan des arrangements.

Le deuxième facteur qui contribue au son du groupe correspond aux talents de producteur de notre ami Page. Il tire naturellement sa science de ses expériences des sixties durant lesquelles il a beaucoup appris sur la prise de son, le placement des micros, l’utilisation des effets. Il est né et a grandi avec la fantastique technologie qui a envahi les studios dans les années 60 et 70.

Il est assurément l’un des plus grands producteurs du rock et du metal. Les drums sont toujours puissants, graves, lourds lorsque l’on joue heavy mais subtils et funky lorsque l’on se rapproche du blues ou de la soul. Les réverbes sont très naturelles, ambiance rock garantie. La voix est souvent passée dans de multiples effets, les réverbes larges type hall ou l’écho étant les plus fréquents. Quant aux guitares, c’est un régal. En matière de prise de son, Page est un orfèvre. Son sens du placement des micros est exceptionnel. Il prend souvent avec deux micros : le premier est proche de l’ampli, apportant la présence, le second, beaucoup plus éloigné garantissant la profondeur. C’est la recette fondamentale pour se rapprocher du son Page. Il aime également mélanger le son de plusieurs amplis pour obtenir un timbre unique. Le lien naturel entre tous ces types de sons  est la fameuse Gibson Les Paul qui règne en maitre sur l’univers de Jimmy.

 RYTHMIQUES ET SOLOS

Question guitares, il y a de quoi faire dans avec Mr Page et il y en a pour tous les niveaux. Commençons avec les rythmiques. On trouve d’abord les formules simples du blues et du rock (Bring It On Home, Baby I’m Gonna Leave You). Jimmy emploie fréquemment les schémas basés sur l’alternance de riffs, de parties en accords et d’arpèges. Au menu, figures simples mais syncopes et contretemps fréquents. Citons Living Loving Maid, Baby Come On Home, When The World Was Young, Achilles Last Stand. Les rythmiques et riffs à consonance hard sont nombreuses (Communication Breakdown, Whole Lotta Love, Black Dog, Yallah). On trouve aussi des formules funk-rock avec ou sans dead notes (The Rover, Immigrant Song, The Song Remains The Same, Stairway To Heaven).

Les riffs et rythmiques funk avec utilisation éventuelle des renversements d’accords sont fréquentes. Dans certains cas, on note des mesures peu courantes du type 5/8 (Four Sticks) voire des mélanges de mesures parfois complexes (Achilles Last Stand, The Crunge). Les ballades acoustiques avec utilisation d’open tunings, médiator ou finger picking à la clé, sont souvent celtisantes (Bron-Y-Aur, Gallows Pole, Friends). Elles se différencient des ballades acoustiques en finger picking et accordage standard (Baby I’m Gonna Leave You, Stairway To Heaven). Enfin, on trouve les "inclassables”, à caractère modal comme Kashmir ou Wonderful One.

Côté solos, c’est plutôt varié. On distingue les chorus basés sur la gamme pentatonique mineure (Communication Breakdown) des phrasés batis sur la pentatonique majeure (Communication Breakdown, The Song Remains The Same). Les chorus construits sur les gammes de blues à tous les stades sont nombreux (Communication Breakdown dans la deuxième partie, Whole Lotta Love). Les solos basés sur les gammes mineures ou leur simplification hexatonique sont aussi une spécialité de Jimmy (Achilles Last Stand, Stairway To Heaven, Since I’ve Been Loving You). Les phrasés basés sur la gamme majeure sont moins courants (Thank You). Jimmy utilise parfois les arpèges et les modes (Achilles Last Stand, The Song Remains The Same). Enfin, les solos construits sur le principe des guitares harmonisées sont nombreux (Achilles Last Stand, Ramble On ou Misty Mountain Hop).


JJ RÉBILLARD

Rédigé le  16 sep. 2014 12:43 dans JIMMY PAGE  -  Lien permanent
0 Commentaires Lire la suite... 

STORY ET ANALYSE DE STYLE : JIMMY PAGE (PART 1)



JIMMY PAGE, GUITARISTE, COMPOSITEUR, ARRANGEUR ET PRODUCTEUR DE GÉNIE

L’œuvre de Jimmy Page avec ou sans Led Zep est d’une ampleur immense. A titre d’exemple, lorsque l’on écoute  un des nombreux hits du groupe comme Communication Breakdown, on reste pantois devant l’inventivité du groupe. Quant au solo, n’en parlons pas car la technique et la virtuosité fougueuse de l’ami Page laissent rêveur....


Rappelons que nous sommes en 69 : Jimmy vient juste de mettre un terme définitif à une intense période de studio et de collaborations diverses, pendant laquelle il a été le sideman d’une pléiade d’artiste des sixties. Il a son compte et est bien décidé à oeuvrer pour lui-même à présent. Mais l’activité intense de musicien de séance n’a pas eu que des contreparties et Page en a profité pour devenir un guitariste émérite ainsi qu’un compositeur et un arrangeur surdoués. Il a depuis peu un nouveau groupe car Robert Plant (vocals), John Paul Jones (bass) et John Bonham (drums) l’ont rejoint pour former les New Yardbirds, très vite rebaptisés Led Zeppelin. Le groupe va inventer le hard rock et une forme de fusion globale aujourd’hui apparentée à la world music. De par son expérience, Jimmy Page cumule les fonctions de guitariste, de compositeur et de producteur. La couleur Led Zep, c’est lui, même si chaque membre du groupe a son importance. Nous allons analyser ici les grandes caractéristiques du style de cet immense guitariste et les appliquer à l’étude de deux titres imparables correspondant à deux périodes différentes de Led Zep. J’ajouterai également quelques précisions concernant la production et le son du groupe. Commençons avec un peu d’histoire.


WHEN JIMI WAS YOUNG

Jimmy Page est né en 1944 dans une famille d’Epson en Angleterre. Il découvre simultanément le rock’n roll et la guitare à l’âge de 13 ans. Il écoute d’abord James Burton et Cliff Gallup, pionniers du rockabilly et autres maitres d’un certain Jeff Beck. Puis il s’intéresse rapidement au blues de Muddy Waters ou de Robert Johnson. Malgré tout, sa principale influence sur ce plan sera celle de Hubert Sumlin, guitariste d’Howlin Wolf, dont le touché subtil le marque définitivement. On le retrouve à maintes reprises dans toute son oeuvre, de Since I’ve been loving you à When the world was young. Dans le même temps Jimmy se découvre une passion pour la musique celtique ou le folk, notamment avec Bert Jansch ou John Renbourn. Dès 1960, il joue dans un groupe, puis s’inscrit dans une Art school avant de devenir le guitariste attitré du célèbre Marquee club.
En 63, il a 19 ans et c’est à cette époque qu’on lui propose sa première séance de studio. Il y sera très apprécié pour sa technique, son style ou les idées qu’il peut apporter. En fait, on se l’arrache littéralement. A cette  époque, il prend également des cours d’harmonie avec John Mac Laughlin et s’intéresse de très près à la musique arabe et indienne. En 1966, Jimmy est au firmament : on peut l’entendre avec une multitude d’artistes parmi lesquels on citera les Who, Them, les Kinks, Donovan, Tom Jones et même Johnny Halliday. Justement, Page commence à trouver la vie monotone et saute sur l’occasion quand on lui demande d’intégrer les Yardbirds au sein desquels il tiendra bientôt la guitare.......aux côtés de Jeff Beck. Imaginez le groupe de rêve avec les deux plus grands guitaristes du moment, si l’on fait exception de Hendrix, naturellement. Les Yardbirds sont alors au sommet de leur puissance mais la tournée US de 66 annonce le split. Resté seul maitre à bord du navire, Jimmy remonte une nouvelle formule, qui prend vite le nom de Led Zeppelin.

UN STYLE FÉDÉRATEUR ET UNE INFLUENCE MAJEURE

Le groupe enregistrera huit albums dans la décennie qui va suivre, de 1968 à 1978. Il crée un style qui influence tous les groupes de rock, de metal ou de fusion des années 70, 80 et 90. C’est Led Zep qui a tout simplement inventé le principe des longues pièces à tiroirs que l’on retrouve chez Metallica ou Iron Maiden. Le chant à la fois lyrique et destroy de Robert Plant a initié tout un courant vocal qui perdure encore à ce jour. Les riffs sauvages de Page ont inspiré plus d’un guitariste de thrash ou de grunge. Les drums lourds et puissants de John Bonham ont inventé les lettres de noblesse de la batterie metal. Enfin les subtilités d’arrangeur de John Paul Jones sont  devenues les règles de base, lorsqu’il s’agit de conserver dans un mix les seules bonnes idées. L’art de la sélection, en quelque sorte.
Durant les années 70, le dirigeable devient un véritable dinosaure, de plus en plus difficile à gouverner. Avec son ésotérisme poussé à l’extrême, Page n’est plus aussi inspiré et certains l’accusent même d’être capable du meilleur comme du pire. Dans tous les cas il se remet très difficilement du décès de son batteur préféré en 1980. Sans "Bonzo”, Led Zep ne peut continuer. Et c’est le début des carrières solos des trois membres restants. De fait, aucun de leurs opus ne connait de véritable succès et il faut attendre 1994 avec la nouvelle association Page-Plant  pour retrouver la magie d’autrefois. Avec l’album No Quarter et le retour aux sources de Page vers sa chère CIA (Celtic, Indian, Arabic Influences), les deux ex-Led Zep nous gratifient d’un véritable chef-d’oeuvre. En 1998, Le duo remet cela avec "Walking Into Clarksdale” mais cet album ne rencontre pas la même unanimité que le précédent, malgré quelques perles comme When The World Was Young où nos deux compères retrouvent la finesse de leurs débuts. Depuis rien de vraiment nouveau, à part la remasterisation magistrale des Led Zep par Mr Page en cette année 2014, mais on attend la suite avec impatience...


JJ RÉBILLARD

Rédigé le  9 sep. 2014 12:58 dans JIMMY PAGE  -  Lien permanent
0 Commentaires Lire la suite...