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Blog JJ Rébillard

SOUL WARRIORS : REFLEXIONS SUR LA PROMO D'UN ALBUM (PART 1)


Composer des titres, faire des covers, les enregistrer, les publier avec les éventuels clips qui vont avec, c’est très bien mais si c’est pour les partager avec quelques amis et connaissances, le jeu en vaut-il la chandelle ? En bref, sans un minimum de communication, de publicité et de marketing, que deviendra votre prod ?

Une production demande toujours un minimum de temps et d'investissement. Si les espoirs sont déçus, il faut une belle force morale pour s'en remettre et continuer...Il s'agit donc de réussir son coup et de bien prévoir les choses en amont en essayant de synchroniser tous les évènements avec la promo.

Comme vous le savez certainement, j'ai sorti Dance, un album de soul avec les Soul Warriors début avril 2018. J'ai donc eu l'occasion de faire un test grandeur nature sur la promo d'un album en 2018, une belle expérience qui m'a beaucoup appris, et cet article a pour but de vous en faire profiter.

Je ne prétends pas avoir la science infuse et avoir explosé les scores sur You Tube ou Spotify mais ces modestes réflexions pourront peut-être vous aider et vous éclairer sur les nouveaux outils et les normes en matière de promotion d'une production audio-visuelle en 2018.

COMMUNICATION, PUBLICITÉ ET MARKETING


De tous temps, je me suis intéressé à la communication, car j’ai immédiatement réalisé son importance pour me faire connaître comme musicien ou pédagogue. De mes premières pubs sur Rock & Folk en 1977 jusqu’à ce jour, en passant par « Laisse béton le solfège » avec Music Play en 1988 ou « Les best sellers de la pédagogie musicale » plus tard. Mais ça c’était de la pub papier, ensuite est arrivé le net et j’ai été l’un des premiers dans le métier de la musique en France à avoir un site en 2000, tout cela parce que j’ai eu la chance de rencontrer les bonnes personnes.

De fait, j’ai toujours appris des gens plus jeunes que moi car ils ont souvent refait mon éducation, que cela soit sur le plan musical ou sur le plan des nouvelles technologies. Ainsi, à l’époque du CD des lecteurs de Guitar Part, j’avais fait la connaissance d’Ivy, un jeune musicien et c’est lui qui m’a fait découvrir le net dès la fin de l’année 1997, alors dans ses balbutiements. Puis j’ai rencontré Michel Weickert, un précurseur qui avait monté une des premières start up et construisait des sites clés en main et m’a donc construit le mien qui a ouvert le 1er janvier 2000.

Ensuite il y a encore eu Myspace, Facebook, Twitter, les Google Adwords, Apple Music, Deezer, Spotify et toute la panoplie actuelle et à venir, bref j’en passe et des meilleures. Et j’ai ouvert des comptes partout…Communication, communication, quand tu nous tiens !! Mais au travers de toutes ces expériences, j’ai dû investir financièrement pour me donner les moyens de mes ambitions.

La petite annonce de 1977 dans Rock et Folk ne coûtait pas très cher, surtout si l’on regarde le nombre d’élèves qu’elle m’apportât puisque en l’espace d’un mois je me retrouvais avec 40 élèves et 40 heures de cours par semaine. Mais il n’en était pas de même avec les pubs Music Play qui coûtaient, entre la conception et l’insertion dans les magazines, la bagatelle de 20000 FF soit l’équivalent de 3000€ actuels (pour une pub !).

FORMATION CONTINUE ET PROMOTION

Et pour me promouvoir, apprendre et m’instruire, une formation continue en quelque sorte, j’ai donc dû payer car il n’y a pas de formation gratuite surtout si l’on souhaite rester autodidacte.
 
Mais sans ces expériences parfois coûteuses voire ruineuses (dépôts de bilan compris, il faut savoir prendre des risques), bien des choses ne se seraient jamais passées et Guitar Collector’s n’aurait certainement jamais vu le jour, puisque je n’aurais pas rencontré son co-fondateur, Thierry Frébourg qui fut mon fournisseur de pub durant les années précédentes.

Vous allez me dire, mais si on n'a pas d'argent, comment on fait ? Il y a bien sûr, toutes sortes de moyens, notamment si l'on connait beaucoup de monde (notamment des investisseurs ou des gens qui ont le bras long) mais dans tous les cas, il faudra investir un minimum. La plupart des artistes que j'ai vu réussir en sont passés par là. Travailler, économiser et investir intelligemment. Pas facile...

Tout cela pour en arriver au sujet qui nous intéresse, la promotion d’une production musicale qui réunit souvent celle d’une production discographique et celle d’un clip. Jusqu’au début des années 2000, les maisons de disques, labels indés ou majors et les radios faisaient la loi et impossible de se faire connaître sans leur soutien.

Il y avait bien les concerts mais tout le monde sait combien il est difficile d’en faire sans le booking, le manager et la notoriété qui vont avec…

LES TEMPS MODERNES

Et puis il y a donc eu Myspace, célèbre plateforme communautaire de partage de musique et plus si affinités. Et le miracle des Arctic Monkeys qui grâce à leurs fans et à leurs partages eurent une notoriété et connurent une réussite de façon totalement indépendante, un phénomène encore inimaginable deux ou trois ans avant. Mais encore fallait-il faire partie de cette fournée, si j’ose dire, car les premiers sont toujours les mieux servis, c’est bien connu.

Internet a effectivement donné le pouvoir à tous les artistes indépendants pour se faire connaitre, mais qu'en est-il dans les faits ?  Oui, tout le monde peut sortir un EP ou un LP aujourd'hui, il suffit juste d'un peu de matos et d'un peu de créativité. Ensuite, plus besoin de presser, de toutes façons à moins d'être une star, le physique ne se vend plus, le numérique de moins en moins aussi, reste le nerf de la guerre, le streaming.

Donc, vous avez sorti un album en numérique, vous avez choisi un distributeur (CD Baby, Tunecore...) et vous pensez qu'étant donné qu'il va être disponible pour des millions de futurs fans, les streams vont pleuvoir au minimum par milliers et que même si ça ne rapporte pas grand chose, vous serez un minimum reconnu. Mais sachez que si vous ne faites rien, il ne se passera absolument rien. Et vos titres ne passeront pas la barre des 1000 écoutes et ce, même si vous avez quelques centaines de fans...

FAUX AMIS ET PROMOTION

Surtout si ce sont des amis facebook, tout le monde sait bien combien on peut compter de faux amis et de vrais amis. Ces derniers sont à l'arrivée plutôt rares. D'ailleurs, les gens sont devenus assez indifférents. Facebook, Instagram, Youtube, il y a tellement de choses à voir, le plus souvent assez futiles mais qui facilitent la dispersion et de fait, on est tous pareils, qui peut dire qu'il ne passe pas inutilement du temps à mater tout ça.

A l'arrivée, dans de telles conditions, il ne se passe pas grand chose : ainsi, si vous venez de sortir un nouveau titre et que vous invitez vos amis à l'écouter sur soundcloud, regardez le nombre de plays dans l'heure qui suit et vous ne serez pas déçu. Même chose pour la vidéo que vous venez de réaliser, si vous n’avez pas un minimum d'abonnés, vous n'aurez rien et vos amis ont souvent bien d'autres choses à faire que de venir la voir, on ne parle pas de la liker ou de se fendre d'un commentaire. Pas connecté, pas le temps, toutes les excuses sont bonnes...Donc, comment faire pour avoir un minimum d’audience ? La suite dans la part 2 !!

JJ RÉBILLARD

Rédigé le  15 déc. 2018 19:42 dans ACTUALITÉS  -  Lien permanent
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HOMMAGE À ARETHA FRANKLIN


Ce 16 août 2018, The Queen Of Soul nous a quitté discrètement, laissant orphelins le monde de la musique en général et celui de la soul en particulier. Elle a influencé plusieurs générations de chanteuses, sa voix magistrale était unique et ses talents de pianiste ou de songwriter étaient incontestables.

Lady Soul était encore aussi Lady Blues comme on peut l'entendre et le voir avec la vidéo Aretha Franklin "Dr. Feelgood" Live 1968 (Reelin' In The Years Archives) que j'ai partagée sur Facebook le 17 août.

Aretha s'est enfin beaucoup investie dans la reconnaissance des droits de la communauté africaine américaine des Etats Unis. Elle s'est aussi battue pour toutes les femmes de cette communauté, ce combat s'appliquant d'ailleurs à toutes les femmes, quelle que soit leur origine. C'était une militante infatigable de ces causes.

Elle a elle-même beaucoup souffert de la discrimination et des violences faites aux femmes : mère alors qu'elle a à peine 13 ans (elle aura un second enfant deux ans plus tard), victime d'un mari violent, victime de ses propres excès, elle a surmonté tous ces évènements et bien d'autres encore avec succès.

Mais elle a été malheureusement emportée par la maladie malgré une résistance incroyable. Je ne vais pas proposer ici une ultime biographie complète, les médias s'en sont déjà largement chargés, mais une story plus parcellaire comprenant notamment des infos sur son style ou sur les musiciens qui l'ont accompagnée et ont contribué à son succès, notamment ses guitaristes. 

COLUMBIA YEARS

Née en 1942 comme Jimi Hendrix, Aretha Franklin commence la musique avec son père (le révérend C.L. Franklin) et le gospel. Sa musique en sera à jamais imprégnée. Elle apprend également le piano à l'oreille et enregistre son premier album pour JVB Records à l'âge de 14 ans.

Amie de son idole Sam Cooke qui sera l'une de ses principales influences avec Mahalia Jackson ou Etta James, Aretha affirme rapidement son indépendance.

En effet, alors que Sam Cooke aurait bien aimé la faire signer sur RCA, elle signe finalement chez Columbia Records pour qui elle enregistrera plusieurs albums. Malheureusement, Columbia et John H. Hammond qui souhaitent en faire une chanteuse de jazz ne sauront pas profiter de son énorme potentiel.

Elle connait donc un succès modeste entre 1961 et 1966. Et c'est en 1967 qu'un avenir plus radieux et conforme a son talent va s'ouvrir pour celle qui deviendra Lady Soul dans les mois qui suivent. 

ATLANTIC YEARS

Il faut souligner à ce sujet l'importance fondamentale d'un certain Jerry Wexler, personnage central pour tout le rythm'n blues et la soul music des 50's et des 60's. Directeur d'Atlantic Records dès 1953, il sera l'un des plus grands dénicheurs de talents de ces deux styles, recrutant dès 1956 le fameux duo Jerry Leiber & Mike Stoller qui signent à cette époque de nombreux hits des Coasters et des Drifters, véritables pères fondateurs de la soul. 

Ensuite, Atlantic signe des artistes soul essentiels dans les années suivantes : Ray Charles, Booker T. & The MG's, Wilson Pickett, Otis Redding, Sam & Dave, Percy Sledge, excusez du peu et...Aretha Franklin en 1967.

Jerry Wexler la dirige alors vers l'équipe du studio Fame à Muscle Schoals qui a déjà produit tant de succès. Dès lors, les tubes se succèdent : I Never Loved A Man, Chain Of Fools, Baby I'm Love You...

Elle cosigne également une partie de ses premiers hits comme Sweet Sweet Baby ou Think et interprète également avec personnalité des titres de James Brown, Sam Cooke, Curtis Mayfield ou Isaac Hayes.

Car c'est l'époque des reprises obligées et tout artiste des sixties se doit de proposer dans son répertoire des covers avec des des titres parfois très récents et pas encore systématiquement devenus des hits.

Ce sont d'ailleurs souvent les reprises qui deviennent des hits et non les originaux.


On n'oubliera pas sa magistrale reprise du Respect d'Otis Redding dont elle délivrera une version très personnelle, véritable manifeste pour le respect des femmes ou celle d'I Can Get No des Rolling Stones sur un tempo démultiplié et un swing très funky.

Durant cette période des Golden Years de 1967 à 1972, les guitaristes attitrés d'Aretha sont Jimmy Johnson (le number one), Bobby Womack, Chips Moman, Eddie Hinton (on peut également entendre Duane Allman, ou Eric Clapton sur certains titres).

Les autres musiciens sont ceux de Muscle Shoals à savoir Spooner Oldham (claviers), Roger Hawkins (batterie) et Tommy Cogbill (basse) avec des sections de cuivre maison mais assez variables. 

Côté matos, les guitaristes d'Aretha jouent surtout sur Fender Telecaster, Fender Stratocaster, Gibson ES335 et plus rarement sur Gibson Les Paul.

Pour les amplis, le Fender Twin Reverb ou le Vox AC30 sont les plus utilisés mais on trouve aussi des Marshall. 

Le style d'Aretha est façonné par le gospel et le blues qui sont l'essence de la soul music, mais elle va évoluer dans une époque où le R&B et le rock'n roll sont omniprésents.

C'est donc un mix de ces différents styles, auxquels on ajoutera la country music (profondément présente chez les musiciens de southern soul) ou le jazz des années Columbia qui va définir le style Franklin. Il évoluera autour de ce concept durant les années Atlantic de 1967 à 1980.

ARISTA YEARS

Ensuite, Aretha va quitter Atlantic pour Arista, entamant une nouvelle ère, la troisième en quelque sorte après l'ère Columbia et l'ère Atlantic. Elle sera marquée dès 1980 par la comédie musicale The Blues Brothers dans laquelle, patronne du Soul Food Café, elle interprète une version magistrale de son tube Think.

Dès lors, le style d'Aretha va devenir en quelque sorte plus policé, quittant les chemins rugueux de la Southern Soul. On ne retrouvera peut-être pas la magie des Golden Years de 1967 à 1972, mais contrairement à d'autres artistes, Aretha ne fera jamais d'impasse.

Sa musique sera toujours de qualité, littéralement portée par cette voix sublime au feeling bluesy à fleur de peau.

Pour ma part, j'ai grandi avec Aretha Franklin et je lui ai rendu un modeste hommage dans la méthode Funk Guitar ou avec Dance, l'album des Soul Warriors où l'on retrouve son influence dans plusieurs titres . 


HOMMAGE


Ma complice la chanteuse Claudia Hoff m'a aidé dans ce sens ainsi que Sophia Nelson et Jean Carpenter aux backing vocals (Lady Jean a justement chanté aux côtés d'Aretha Franklin et c'est un honneur pour moi d'avoir son talents qui s'exprime dans l'une de mes productions, apportant ainsi un peu de l'esprit de Lady Soul).

Car Aretha Franklin, c'est tellement de souvenir sassociés pour moi, c'est 1967 et mes 11 ans : c'est aussi l'année du Monterey Pop Festival, et son 33 tours vinyle que j'ai usé jusqu'à la corde, mon premier 30 cm avec Otis Redding en face A et Jimi Hendrix en face B.

Donc, Respect pour Aretha, pour moi, c'est culte, comme Jimi, comme Otis et c'est tout ce que je peux dire. Justement, pour finir, même si la soul et le funk ont toujours fait partie de mon univers, j'ai recommencé a en écouter davantage avec le hip hop de la fin des années 80.

La soul est en effet revenue en force sous de nouvelles formes, R'n'B, New Jack, Nu Soul. De nombreux rappeurs ont samplé Aretha et de nombreuses jeunes chanteuses s'en sont inspirées.

On citera les Destiny's Child et Beyonce, les Fugees et Lauryn Hill, Alicia Keys, Mary J. Blige, Angie Stone ou encore Jill Scott et Erykah Badu et plus tard Amy Winehouse ou bien Adèle mais la liste serait interminable, donc on se limitera à ces chanteuses. Dans tous les cas, la preuve est là : Aretha a été pour elles une influence majeure que l'on peut comparer à celle de Jimi Hendrix pour les guitaristes.

THE QUEEN OF SOUL

Et en 2003 alors que j'écoutais beaucoup ces jeunes artistes, j'ai vu dans les bacs le nouvel album d'Aretha, So Damn Happy. Je l'ai bien sûr immédiatement acheté.

En écoutant le premier titre, The Only Thing Missin', j'ai compris ou plutôt entendu. Les nouvelles princesses du R'n'B et de la Nu Soul avaient toutes beaucoup appris d'Aretha, lui rendant de fait un hommage si puissant qu'il la consacrait dans l'éternité et la dame, la reine, Lady Soul, leur avait bien rendu.

En effet, elle s'accomplissait parfaitement dans un contexte musical qui était celui de ses dames et leur disait en quelque sorte, vous voyez, je vous ai beaucoup appris et merci pour ce que vous faites à présent.

Mais moi aussi je sais le faire. La voix d'Aretha n'était pas seulement identifiée aux Golden Years de la fin des 60's, elle pouvait traverser toutes les époques et c'est ce qui faisait entre autres sa magie...

JJ RÉBILLARD





Rédigé le  20 août 2018 16:32  -  Lien permanent
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DÉBUTANT GUITARE ELECTRIQUE : NOUVELLE EDITION 2018

Le temps passe si vite…En octobre 2001, paraissait la méthode Débutant Guitare Electrique qui proposait une approche originale pour apprendre la guitare seul. Juin 2018 : voici la nouvelle édition !

En effet, la plupart des méthodes initiaient les apprentis guitaristes avec les accords. Il me semblait personnellement beaucoup plus logique d’apprendre en commençant par les riffs ou les mélodies et le jeu note à note.

UNE APPROCHE ORIGINALE

Une note après l’autre, sur une seule corde, puis sur plusieurs cordes, pour délier les doigts de sa main gauche et apprendre les rudiments en main droite, tel était l’objectif premier !

C’était naturellement bien plus simple que d’utiliser plusieurs doigts de la main gauche en enchainant des positions d’accords, même les plus simples, et en battant tout ou partie des cordes avec la main droite.

A partir de cette réflexion et après un premier chapitre consacré aux mélodies, on pouvait apprendre les accords et autres accompagnements en augmentant progressivement les difficultés.

Et pour les accords, autant commencer par les powerchords qui peuvent se jouer avec deux doigts et se transposent facilement sur l'ensemble du manche.

Puis après un chapitre consacré aux arpèges en finger picking et en flat picking, on passait à l’improvisation et à la création de mélodies plus personnelles. Un must pour tout musicien, même débutant !!

UNE MÉTHODE LUDIQUE


Mais une méthode ludique devait encore permettre de jouer rapidement des morceaux connus pour utiliser les techniques apprises et surtout pour se faire plaisir.

Jouer les standards du blues, du rock, du metal, du reggae, du funk ou du jazz tout au long de la méthode, était l’un des fondements de ma pédagogie.

Pour finir, un cahier d’exercices complémentaires complétait la méthode, classé chapitre par chapitre comme précédemment.

Ainsi, après avoir travaillé les riffs mélodies de la méthode, on pouvait attaquer celles du cahier d’exercices sans avoir étudié les autres chapitres. Le bon moyen de se constituer un bon répertoire et de profiter des play-backs pour jouer avec un groupe.

UN FRANC SUCCÈS

Et la méthode ci-contre eut un franc succès, bien au-delà de mes espérances. 15 ans plus tard, mon best seller s’était diffusé à plus de 150000 exemplaires, ce qui est assez considérable pour une méthode de guitare électrique.

Et de penser : si les disques pouvaient se vendre autant, ça serait fabuleux, mais ceci est une autre histoire. La musique se vend de moins en moins mais les méthodes avec CD résistent encore !


2018 : LA NOUVELLE ÉDITION

En 2018, il était temps de penser à une nouvelle édition de la méthode. La méthode ayant fait ses preuves, je n’ai pas jugé qu’il fallait revoir les choses en termes de pédagogie. De même pour le répertoire, même s’il fallait le compléter.

Par contre, revisiter la couverture, la mise en page intérieure en la rendant encore plus claire sur 72 pages et la généralisation de la couleur m’ont semblé indispensables.

En 2001, 16 pages en couleurs, en 2018, 72 pages en couleur et sur un papier couché mat très classe et insensible aux ultimes tournes et autres manipulations. Le répertoire devant être complété, j’ai ajouté un PDF avec 48 pages de partitions accompagné des mp3 que vous trouverez sur ce site.

Au total, la méthode comprend à présent près de 130 exercices et plans dans tous les styles. De quoi se constituer un solide répertoire de tubes imparables et intemporels.

Avec ses 72 pages en couleurs, son CD de 75 minutes et le complément PDF 48 pages + mp3 que je propose sur le site, je pense que la méthode Débutant Guitare Electrique a encore de beaux jours devant elle !

Evidemment, la situation a changé drastiquement avec le net et le haut débit depuis 2001, toutes les vidéos pédagogiques sur You Tube et autres partitions gratuites.


Mais au bout du compte, tout n’est pas si simple car à moins d’être surdoué, un débutant aura très rarement les moyens et les connaissances nécessaires pour créer tout seul son parcours pédagogique.

Rien ne remplace une bonne méthode qui permet d’apprendre de façon autonome et de connaître les bases indispensables. Ensuite, personne ne vous empêchera d’aller fouiner sur le net et d’apprendre beaucoup avec tout ce que vous pourrez consulter. Mais vous serez capable de faire le tri dans cette jungle infernale ou tout n’est pas forcément bon à prendre…

NOUVELLE EDITION 2018 DISPONIBLE SUR LA PAGE DE L'ARTICLE ICI

JJ RÉBILLARD

Rédigé le  26 juin 2018 18:58  -  Lien permanent
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DANCE : LES PHOTOS DU CLIP

L'ALBUM DES SOUL WARRIORS EST DISPONIBLE EN DIGIPACK SUR CE SITE ICI : https://www.jjrebillard.fr/soul-warriors-dance-c2x25586219




On a vraiment partagé de super bons moments avec toute l'équipe qui a participé au tournage du clip. Que cela soit avec les danseuses et danseurs (Aurélie, Céline, Marie, Lidwine, Julia, Estelle, Aurélien et Brother Yacin'), Sam le réalisateur, Claire son assistante et la technique (Bouba et Barry) sans oublier Wissam, l'homme multifonctionnel, co-réalisateur, technicien, caméraman et super cuisinier.

C'est aussi avec lui que j'ai travaillé sur l'idée qui a donné naissance au clip dont il peut revendiquer une large paternité. Les deux jours de tournage étaient bien sûr marqués par une activité débordante mais sans tension aucune. Dynamisme, joie d'être ensemble et de participer à une création étaient les maitres mots de l'histoire et cela se voit sur le florilège photos que vous allez pouvoir découvrir maintenant...

Une petite idée de la chorégraphie des refrains de Dance avec ces première images.






Ci-contre en première ligne et de gauche à droite : Céline, Marie et Aurélie. Au second plan, Julia, Lidwine, Aurélien et Estelle. Ci-dessus, Céline, Lidwine, Aurélie, Claudia, Marie, Aurélien ou Brother Yacin'.




Le texte de Dance est l'un des plus simples et des plus courts de l'album car Claudia a plutôt l'habitude de nous raconter de longues histoires.

Des histoires de sa vie, de la mienne, de nos proches qui peuvent aussi s'appliquer à n'importe qui dans la vie de tous les jours.

Ici, le discours est direct : danse sans inhibition, fais ce qu'il te plait, laisse le rythme parler en toi et ne te pose surtout pas de question. profite de la vie à fond.

Pour ce clip, l'idée était donc de mettre la danse en avant, la danse telle que peut l'entendre tout un chacun, adaptée à son propre style, libre, sans complexe, free style avec tout de même quelques figures de style imposées comme dans les refrains du morceau.


Ci-dessus, Céline en pleine action illustre parfaitement cette philosophie.





Quelques figures de style bien senties sont également de la partie. Avec Aurélie Cy et Aurélien Thibaud ou encore avec Marie Legrand et Lidwine Zekpa.

Devant la fameuse porte lumineuse spécialement montée pour l'occasion par Sam Albaric, le réalisateur et son équipe qui comprend Claire, son assistante, Bouba et Barry que vous découvrirez un peu plus bas.

Sacrée porte lumineuse, c'était une très bonne idée, comme un moyen de passer d'un monde à l'autre en changeant d'espace temps...

Et ça fait plaisir de voir des gens heureux de jouer et de danser pour ce clip, apportant un plein d'idées bien fun !









Autres figures de style, toujours avec Aurélien et Céline cette fois.

On n'oubliera pas de remercier toute l'équipe du File 7, notamment Jonathan Djaoui, Guillaume l'éclairagiste, Steph à la technique ou encore Sonia Sahli.















Là, Claudia et JJ semblent avoir une parfaite confiance en leur avenir et ils ont bien raison. Bien mérité ce bon moment après le travail tout
de même assez conséquent qu'un album comme Dance peut demander.


Et le batteur me direz-vous ? Et bien Renaud est parfaitement à l'aise sur le groove de Dance et ça se voit.
















Pendant ce temps-là, il y en a qui ne s'embêtent pas vraiment et se font des selfies dans l'ascenseur qui monte des loges vers la scène. Bon, après tout ils ont raison, faut bien se détendre un peu, il y a toujours beaucoup de tensions pendant un tournage, que cela soit celui d'un clip ou d'un film.

Céline et Brother Yacin' pour une vraie complicité. Et j'en profite pour remercier Brother qui a joué un véritable rôle de coordinateur pour le tournage du clip de Dance.

C'est lui qui m'a présenté Aurélien, le créateur de la chorégraphie des refrains, c'est encore lui qui nous a permis de tourner dans cette magnifique salle du File 7 et c'est toujours lui qui a su amuser tout le monde durant les deux jours de tournage avec sa bonne humeur et sa fougue légendaires...

Merci du fond du coeur Brother, les vrais amis sont rares, alors quand on a la chance d'en avoir...





On n'allait quand même pas oublier l'équipe de la technique. A gauche, Sam Albaric, le réalisateur du clip et ses deux co-équipiers Bouba et Barry, bien entourés par les souriantes Lidwine et Marie.

Au premier plan, Aurélie (à droite) et Céline (à gauche) nous font profiter de leurs talents de gymnastes accomplies.















A gauche, je me prépare doucement, même si on joue en play-back, il faut être bien synchro.

Une belle photo vintage prise par Aurélie qui a su capter avec justesse un moment de plaisir, comme si je découvrais cet instrument.

Ce sont effectivement des retrouvailles en quelque sorte, car j'admets que j'ai passé plus de temps sur mon oud ces dernières années que sur ma guitare à laquelle j'ai fait quelques infidélités qu'elle me pardonne avec bienveillance...

Et à droite, ça mitraille dans tous les sens sur Céline qui prend la pose devant la porte lumineuse. Au premier plan sur la gauche, Lidwine, Brother Yacin', Wissam et légèrement masqués Barry et Bouba. Et sur la droite, Aurélie et Aurélien.








A gauche, Aurélie Cy nous fait encore une belle démo de son savoir faire et il semblerait qu'elle s'appuie sur un support mais il n'en est rien. Une véritable acrobate,  rompue à toutes les poses que le corps humain autorise.

A droite, Claudia Hoff et JJ Rébillard et ci-dessous, Mr Producer pour la signature finale de cette projection....






Le tournage de ce clip a vraiment été un moment très intense, un vrai partage d'émotions, de rires et d'échange. Encore un grand merci à Aurélie, Céline, Marie, Lidwine, Julia, Estelle, Aurélien et Brother Yacin', Sam, Wissam, Claire, Bouba et Barry.

Les photos sont signées Aurélie Cy et Renaud Lemaitre. La suite ? Et bien le clip sera sur Youtube dès les 3 avril 2018. C'est presque demain...

JJ RÉBILLARD

                            















Rédigé le  24 mars 2018 17:43 dans ACTUALITÉS  -  Lien permanent
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A PROPOS DES SOUL WARRIORS : LES BIOS

L'ALBUM DES SOUL WARRIORS EST DISPONIBLE EN DIGIPACK SUR CE SITE ICI : https://www.jjrebillard.fr/soul-warriors-dance-c2x25586219





On a toujours envie d'en savoir un peu plus sur l'histoire d'un groupe ou sur celle de ses membres et voici celle des Soul Warriors que vous allez découvrir ici en écoutant un de leurs titres.

The Samurai Of Love commence par un a capella qui vous donne le frisson et dont la riche orchestration laisse la part belle aux guitares de JJ Rébillard dont les leads bluesy mettent littéralement le feu à la fin du titre en s'enroulant autour des voix de Claudia Hoff.






SOUL WARRIORS


Soul Warriors est un groupe de soul music né de la rencontre fortuite entre la chanteuse allemande Claudia Hoff et le guitariste et producteur français JJ Rébillard. Tous deux passionnés par la soul sudiste de Stax, le funk et la nu soul, ils ont réalisé un album fidèle à leurs influences, en forme d’hommage à Otis Redding, Wilson Pickett, Sam and Dave, Eddie Floyd, James Brown, mais aussi Jill Scott, D’Angelo ou Erikah Badu…

On peut dire que le hasard fait parfois bien les choses car la chanteuse et le guitariste se sont à l’évidence bien trouvés. Ca faisait un moment que Claudia voulait travailler avec un musicien et un producteur qui l’écoute et mette sa voix en valeur. De son côté, JJ cherchait depuis toujours une voix chaude au registre étendu, une digne héritière des Aretha Franklin et autres Mavis Staple.

La rencontre s’est faite à Paris, au hasard de l’anniversaire de Bianca, une amie américaine commune (le titre Bianca’s party fait référence à cette soirée). Pour cet album, la volonté était de travailler live, ensemble et à l’ancienne, pas à distance via internet.

Signalons à ce sujet qu’une partie des textes a été écrite pendant les séances de voix qui ont été enregistrées dans la foulée comme souvent dans les sixties, en bref, la magie de l’instant.

Stax spirit, un zeste de funk et une touche nu soul sur certains titres sont les ingrédients de la musique des Soul Warriors. Sur l’album Dance qui sort en mars 2018, les backing vocals des deux grandes chanteuses Sophia Nelson et Jean Carpenter (directrice de chœurs du groupe vocal US Gospel pour 100 voix) ajoutent la chaleur et la magie des gospel songs.

Et pour finir, la section de cuivres des Faya Horns (Rico Gaultier – Saxophone, Thomas Henning – Trombone, Ludovic Louis – trompette), qui a joué avec les plus grands artistes jamaïcains ponctue la musique du groupe de ses riffs groovy.

La soul des Soul Warriors est à la fois authentique et actuelle. C’est bien normal, car Claudia Hoff et JJ Rébillard ont vécu toutes les grandes époques de la soul music, des sixties jusqu’à nos jours.


CLAUDIA HOFF


Née à Hamburg d’un père arménien-russe et d’une mère allemande, Claudia Hoff passe sa prime jeunesse dans le sud de l’Allemagne dans un secteur alors occupé par les forces américaines. Tous ses amis sont donc de jeunes américains avec lesquels elle découvre le folk, le rock, le rythm’n blues et la soul music dès l’âge de 10 ans. Elle fait ses premiers concerts à 13 ans avec son frère puis avec des groupes de reprise soul (Aretha Franklin, Ray Charles, Carole King…).

En 1969, elle enregistre son premier album sous le nom de Judith Brigger avec le groupe mythique de rock progressif Ihre Kinder. C’est le premier groupe dont les textes sont en allemand depuis la guerre.

Ensuite elle se produit avec différents groupes de soul, de blues, de jazz et de gospel dans toute l’Allemagne. Après quelques années consacrées à ses enfants, Claudia reprend la musique et la scène.

Durant les 30 années suivantes, Claudia Hoff joue et enregistre avec de nombreux musiciens internationaux comme le bassiste américain Kris Jefferson (Popa Chubby), Andrew Lipman (french horn US), les pianistes allemands Michael Flügel et Philipp Milner, les saxophonistes Lutz Häfner et Mandi Riedlbauch ou le jeune pianiste autrichien surdoué Nikola Stanosevic.

Enfin, elle rencontre le guitariste et producteur français JJ Rébillard lors d’une jam mémorable à Paris. Ils créent le groupe Soul Warriors dont l’album Dance sort en 2018.

JJ REBILLARD

Né à Paris, JJ Rébillard débute en musique avec le violon à l’âge de 7 ans puis passe à la guitare 5 ans plus tard. Ses premiers concerts remontent à 1972 et il est musicien professionnel en 1976 à l’âge de 20 ans, grâce à un travail acharné et à de nombreuses expériences de groupe. Professeur de guitare, musicien de studio pour de nombreux artistes, il crée en 1988 sa société d’éditions pour éditer sa musique bien sûr, mais aussi pour éditer ses méthodes de guitare.

20 ans plus tard, JJ Rébillard est à la tête d’un solide catalogue éditorial qui comprend plus de 70 ouvrages pour tous les instruments et qui se sont vendus à plus de 500000 exemplaires.

Il crée également les magazines de guitare Guitar Part et Guitar Collector’s où il reproduit note à note les parties de guitare des plus grandes stars de la rock music.

Il est ainsi le producteur des millions de CD qui accompagnent les magazines de 1994 à 2006. Dans le même temps, JJ. Rébillard poursuit sa carrière artistique. En 1998, il produit Out of Nowhere et le chanteur Bob Salazar.

Il est également l’auteur de plusieurs albums destinés à servir les images TV (films, séries, documentaires) avec le groupe The Bouncers.

Plus récemment, il a sorti, fin 2006 le CD + DVD Rock Guitar Legend (Nacarat/Warner) et l’album world Horizons avec le groupe Nu Earth Project, où on peut l’entendre à la guitare bien sûr, mais aussi à l’oud. Il rencontre Claudia Hoff à Paris lors de l'anniversaire d'une amie commune, Bianca qui donnera son nom au titre Bianca's Party et produit l’album Dance qui sort en 2018.

SOPHIA NELSON


Compositeur et chanteuse, Sophia Nelson est née au Ghana, dans une famille de sept enfants dont elle est la plus jeune. Elle grandit dans un foyer très musical et ouvert à différentes influences qui lui permettent d’acquérir la musicalité dont elle témoigne aujourd’hui.

Dès l’enfance, african highlife, jazz, pop, soul music des années soixante-dix, musique classique et latino américaine font partie de son univers.

Ensuite, elle développe ses connaissances lors de plusieurs voyages et études à l’étranger ou au Conservatoire d’Angers et au CIM (Paris).

Elle commence sa carrière avec un groupe de jazz-funk français, Cosmopolitan et travaille ensuite avec plusieurs groupes et musiciens renommés tel Paco Sery ou Richard Bona.

En 2002, elle coproduit et sort son premier album Lotty, un voyage créatif à travers plusieurs styles de musique.

Puis en 2008, l’album Woman in Love est un cocktail épicé de jazz, de funk et de highlife avec un zeste de musique latine dans lequel elle met en valeur son style vibrant que l’on retrouve dans l’album des Soul Warriors.

Enfin, son troisième album, A Story to be Told est une fusion de cultures superbement mixée et dirigée par le pianiste berlinois, Daniel Stawinski.



JEAN CARPENTER

Jean Carpenter grandit dans une ambiance très musicale à New York. Chanteuse de gospel à l’église de Far Rockaway Queens dès son plus jeune âge, elle commence à écrire et à composer en 1986.

Elle chante ensuite pour différentes occasions (services religieux, mariages…) à la radio et à la télévision dans tous les Etats Unis.

Jean enregistre son premier album, Are You Tempted to Turn, en 1994. La même année, elle participe au challenge Don Reid Productions et obtient le troisième prix pour la présentation de sa chanson, He’s the One to Call.

Durant les années suivantes, Jean voyage partout en Europe avec des performances et spectacles en France, Espagne, Suisse, aux Antilles, au Maroc, à Londres ou en Allemagne…

Elle est ainsi chanteuse avec des groupes comme American Gospel Singers, Heart to Soul, American Gospel Connection, Gospel Made in U.S.A, Gospel Voices, pour n’en citer que quelques uns. Jean Carpenter est aussi la directrice du chœur Gospel Pour Cent Voix de Paris, notamment pour les fameux concerts de Paris Bercy en 2009 et 2011.

Une très grande chanteuse de gospel qui partage sa spiritualité et son âme avec la plus grande émotion, comme on peut l’entendre sur l’album des Soul Warriors ou en live lors de ses différentes prestations en solo ou en groupe.

Rédigé le  26 fév. 2018 18:42 dans ACTUALITÉS  -  Lien permanent
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SOUL WARRIORS LE SINGLE : DANCE STORY (PART 2)

L'ALBUM DES SOUL WARRIORS EST DISPONIBLE EN DIGIPACK SUR CE SITE ICI : https://www.jjrebillard.fr/soul-warriors-dance-c2x25586219


J’ai commencé à vous raconter l’histoire de Dance dans la partie 1 de cette courte story. Comme vous le savez, ce titre est le point de départ de l’histoire des Soul Warriors. Reprenons les choses où nous les avons laissées, lorsque Dance a failli terminer sa courte vie dans la corbeille de mon Mac (voir Dance story part 1)…

UN TITRE EN SOMMEIL

Dans les années qui suivirent la création de The Black Rebel, je proposais le titre à plusieurs rappeurs qui l’appréciaient mais comme je l’ai dit précédemment, personne ne se décida vraiment, malgré de nombreuses promesses qui n’aboutirent pas. N’ayant qu’une version instrumentale, je décidais de la proposer comme musique pour l’image et le titre fut assez bien utilisé, notamment pour illustrer les univers urbains. Mais en dehors de cette première vie, le titre qui était destiné à être un support pour rappeur était en sommeil.

Je n’avais à vrai dire pas pensé à une version chantée, soul ou funky. Jusqu’à ce que…une amie américaine décide de fêter son anniversaire. Elle y invita toutes sortes de gens de différentes nationalités et comme d’habitude chez Bianca, les fêtes étaient très musicales. On avait un ami qui officiait comme DJ (DJ Morrad) et qui passait absolument tous les styles : musique orientale, africaine, latino, rock, blues, soul, funk, reggae, hip hop, en bref tous les tubes de la création et aussi des titres qui n’étaient pas des tubes mais qui le valaient bien.

Dans ces fêtes, mon rôle consistait généralement à jouer sur tous les titres, parfois en acoustique, ce qui n’était pas toujours évident en cas de fort volume ou en électrique. Comme j’ai appris la musique et la guitare en reproduisant les morceaux à l’oreille note pour note et que j’avais des dizaines de titres et de solos dans les doigts après des années de GC et GP, il m’était assez facile de suivre. Cette fois, on avait fait les choses en grand et on avait loué une bonne sono bien puissante.

UNE JAM ABSOLUMENT MÉMORABLE

J’avais amené mon set avec ma Fender Strat de 1997 et les titres commencèrent à défiler. Tout y passa dans cette soirée, j’accompagnais même des slammers et des musiciens berbères avec mon mandole algérien que j’avais également amené. Pour resituer cette fête dans le temps, les années avaient passé, on était en juin 2008 et mon amie Bianca me présenta une amie allemande qu’elle avait invitée à la soirée.

C’était une chanteuse qui avait une prédilection marquée pour la soul. J’avais amené des play-backs mais c’était surtout du blues ou du blues-funk. Cela ne semblait pas lui convenir. Pourtant, elle voulait vraiment jammer et il y avait également un fameux batteur américain qui le souhaitait aussi, sans batterie bien sûr mais avec les quelques percus qu’il avait avec lui. A trois, au pied levé comme ça, pas facile. Une reprise unplugged d’Aretha, d’Otis ou du Godfather ? On n’y avait même pas pensé et on n’aurait peut-être pas osé.

Mais je venais de composer une ballade sur une belle grille assez jazzy, ambiance nu-soul en fait. Je décidais de la tester et naturellement, tout fut totalement improvisé. On réalisa une jam absolument mémorable sur ce titre qui nous laissa rêveurs et carrément émerveillés. Vu la rareté de ce genre de phénomène et après avoir digéré les abus de la fête, on se revit le lendemain et comme visiblement, on n’avait pas rêvé, on parla de faire quelque chose ensemble. Cette chanteuse était tout simplement Claudia Hoff, la future chanteuse des Soul Warriors.

Elle devait repartir pour l’Allemagne et l’Autriche où elle vivait à présent et on décida de se revoir dès que possible. Et cela fut en octobre de la même année. Pour commencer, et avant de structurer cette fameuse jam de juin qui deviendrait le titre Bianca’s Party, il fallait se tester sur quelques titres.

ET THE BLACK REBEL DEVINT DANCE…


On en essaya deux ou trois mais qui ne semblaient pas vraiment convaincants. Et puis une idée me vint : si on testait The Black Rebel…Toutefois, Claudia devait reprendre son avion le soir et il ne nous restait que 40 à 50 minutes. Bien peu de temps donc.

Le titre et le groove la branchait bien, elle écrivit rapidement un texte et en 20 minutes et deux prises pratiquement free-style, l’affaire était en boite.

On écouta rapidement, je fis un prémix vite fait et elle repartit avec un titre qui se nommait à présent Dance. Tout n’était pas fini mais pour le moment, le titre avec ses guitares et ses voix avait à peine demandé deux heures de travail.

Et au final, on ne changea rien, on ne rajouta rien, les voix lead et les guitares restèrent absolument telles quelles. On composa et on enregistra tous les autres titres de l’album dans mon studio avant de passer début 2011 au Studio 180 à Paris pour les backing vocals sur presque tous les titres et les section de cuivres dont j’avais besoin sur deux titres, dont Dance plus quelques solos de sax et de trompette bien sentis.

Avec les backing vocals de ces deux grandes chanteuses que sont Jean Carpenter (directrice du chœur US Gospel pour 100 voix qui a également chanté avec Aretha Franklin) et Sophia Nelson, tous les titres prirent un relief supplémentaire.

Ceci fut notamment flagrant avec Dance. Le refrain avait pris une sacrée ampleur et du coup je demandais aux filles de me faire deux pistes free style avec lesquelles j’allais pouvoir finir de mettre le feu. Et ces filles étaient des pros et des super pointures. On ne passa pas plus d’une petite heure sur les prises, ce fut comme pour le reste.

Et on termina l’affaire avec la section des Faya Horns. Sur ce titre, et au vu de leurs capacités et de leur créativité, je leur laissais carte blanche pour me concocter l’arrangement idéal. Encore une fois, cela fut très rapide, deux heures en tout, y compris l’écriture de l’arrangement !!

Avec les cuivres, la magie était totale, je n’aurais jamais osé espérer avoir un titre comme ça au final. Il me restait bien sûr du travail, notamment pour en terminer avec les backing vocals car il fallait sélectionner les meilleurs plans et éventuellement les recopier ailleurs.

Même chose avec les cuivres qu’il fallait parfois redécouper ou sur lesquels des cuts pouvaient être nécessaires en fonction des passages (pont, relance…). C’est finalement cette partie qui me demanda le plus de temps avec le mix mais seul le résultat final comptait et quand on aime, on ne compte pas, c’est bien connu.

PATIENCE ET LONGUEUR DE TEMPS

Fin 2012, l’album était prêt, mastering compris. Pourquoi donc avoir attendu 2018 pour le sortir ? Et bien tout simplement parce que l’on ne fait pas toujours ce que l’on veut quand on veut. En 2012 et 2013, le marché de l’édition et des instruments de musique avait commencé une mutation impitoyable amorcée en 2010.

La conséquence pour tous les acteurs fut une baisse de chiffre importante, de l’ordre de 30% sur 18 mois avec de nombreuses faillites à la clé et pas des moindres.

Sortir un album sans aucun budget n’a aucun sens, surtout si l’on considère l’évolution parallèle du marché de la musique en général. En bref, un flop assuré !!

J’ai donc dû attendre et assurer ma mutation. Je ne dis pas qu’elle sera pérenne mais elle m’a permis de sortir l’album et de faire une promo correcte en commençant avec le single Dance.

Vous savez donc tout sur l’histoire de ce titre mais sachez qu’il existe deux autres versions que vous découvrirez bientôt : la version album qui est plus longue et un remix avec un beat différent et beaucoup d’effets spéciaux, le tout agrémenté de quelques solos de sax, de trompette et bien sûr de guitare.

Bref, j’ai beaucoup joué avec ce titre qui emprunte à la fois au blues, à la soul, au funk, au hip hop. Je vous remercie sincèrement pour votre écoute…en attendant les deux autres versions.

JJ RÉBILLARD 


Rédigé le  10 fév. 2018 19:23 dans ACTUALITÉS  -  Lien permanent
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