Blog JJ Rébillard

STORY ET ANALYSE DE STYLE : CHUCK BERRY (PART 3)


UN TRAIN LANCE A PLEINE VITESSE

L’ensemble des musiciens de Mr Berry joue très clean et le son Chuck Berry est donc précis, en adéquation parfaite avec son jeu de scène. Sur un plan purement guitaristique, Chuck donne une excellent définition de son style : « rythmiquement, ma guitare est un train lancé à pleine vitesse et mes solos sont la cloche qui sonne sur la locomotive. »

Effectivement, les guitares rythmiques sont basées sur des patterns directement issus des boogies de Lightnin’ Hopkins ou de John Lee Hooker, le plus souvent en version binaire.

Ce sont les fameux riffs classiques du blues dont nous parlions précédemment. Mais le tempo soutenu donne bien cette impression de train lancé à pleine vitesse.

On trouve aussi des motifs typiques de la guitare country comme dans Maybellene.


Enfin, quelques riffs Chicago blues hérités de Muddy Waters complètent cette panoplie. Pour les solos, Chuck Berry est assez fidèle au style de Big Bill Broonzy qu’il développe dans un cadre binaire et surtout plus rapide.

En fait, si l’on considère les gammes utilisées, on est très proche du jeu de certains pionniers du blues comme Blind Lemon Jefferson.

GAMMES DE BLUES AU TROISIÈME STADE

Ce jeu est basé sur les gammes de blues au troisième stade, caractéristiques du blues jazz texan ou des dérivés du Saint Louis’ Blues.

Pour les obtenir, on prend comme base une gamme pentatoniqe mineure à laquelle on ajoute les deux blue notes ainsi que la seconde majeure (2deM) et la site majeure (6teM) de la gamme pentatonique majeure.

Chuck Berry se distingue en pratiquant de nombreux doubles stops qui constituent la trame principale de son phrasé.

Notons encore des bends à l’unisson dont Chuck peut être considéré comme le créateur, ainsi que des doubles bends (bends sur doubles stops) du meilleur effet comme dans Carol.

Le jeu de Chuck Berry peut paraître au premier abord assez simpliste et proche des gammes. Il n’en est rien et son phrasé est en vérité rigoureusement calqué sur son phrasé vocal.

La mélodie est ainsi immédiatement évidente mais ne vous y trompez pas : les solos de Chuck ne sont pas si faciles à reproduire car notre homme est assez rapide et également très exigeant.

KEITH RICHARDS PREND UNE BONNE LEÇON

Pour s’en rendre compte, il suffit de regarder la vidéo où il apprend à Keith Richards à jouer correctement le double bend de l’intro de Carol). Et bien d’autres choses encore.

Trop drôle cette vidéo où Keith Richards a l’air d’un gamin pris en faute et se fait rectifier la moindre anicroche. Sauf que l’on est en 1987 et que notre « gamin » a 44 ans, son père spirituel 61 et pourrait effectivement être son père.

Selon mon ami expert Phil Séguier, cette vidéo est extraite de "Hail ! Hail ! Rock 'n' Roll", documentaire de Taylor Hackford tourné à l'occasion de la préparation des deux concerts donnés pour les 60 ans de Chuck, dont Keith Richards était directeur musical. Indispensable !

En fait, le jeu de Chuck Berry est très précis, aussi précis que son son global est clean. C’est l’un des premiers maitres du « mode horloge suisse » côté rythmique.

On peut aussi considérer Chuck Berry comme l’un des tous premiers shredders dont les héritiers seront les guitaristes de surf music puis un certain Alvin Lee et tous les autres s’engouffreront dans la brèche.

Alors, à vos guitares et jouez tous ces fabuleux standards que sont les titres de Chuck car ils sont riches d’enseignements et l’on peut apprendre beaucoup du père fondateur du rock’n roll : un certain Angus Young ne s’y est pas trompé et la musique d’AC/DC est du rock’n roll joué de façon hard, dixit Angus lui-même.

A écouter les bends d’Angus, on comprend qu’il parle bien sûr du rock’n roll de Chuck Berry !! 

JJ RÉBILLARD
Rédigé le  7 avril 2017 18:12  -  Lien permanent
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BLUES SECRETS (PART 1)


LES BASES DU PHRASÉ BLUES : HOLLERS ET SYSTÈME QUESTION-RÉPONSE

Les hollers sont à la base du langage blues et de toutes les musiques improvisées. Dès le XIXème siècle, les noirs qui travaillent dans les champs de coton chantent souvent des hollers pour se donner du courage.

Ce sont des phrases aux lignes mélodiques variables, lancées par un meneur auquel répondent ses compagnons de travail. Le blues est alors essentiellement vocal et il n’y a aucune métrique ni carrure : ce sont les paroles qui structurent le rythme et le temps, et les hollers peuvent durer indéfiniment.

Si vous voulez écouter des hollers, je vous conseille vivement l’album de The Library Of Congress – Archive Of Folk Culture, Afro-American Spirituals, Work Songs, And Ballads, notamment le titre Long Hot Summer Days par Clyde Hill.

Il illustre parfaitement les hollers avec la phrase initiale du meneur de jeu à laquelle répondent les autres travailleurs, une séquence qui peut se répéter ainsi jusqu’à la fin des temps.


Dans le même genre, Long John (anonyme) est également excellent, accompagné d’un beat ultra primaire et binaire ou chaque temps est ponctué par un coup qui pourrait être frappé à l’aide d’un simple manche de pioche.

Et d’autres titres du même album qui ne sont pas toujours des hollers, valent carrément le coup d’être écoutés, comme Jumping Judy qui pourrait être considéré comme l’ancêtre de Susie Q.

UN ART TYPIQUEMENT AFRICAIN

A la base, le holler est un art typiquement africain. Il n’y a aucune métrique ou carrure. Tout est fonction du texte et l’accompagnement éventuel s’adapte naturellement.

Côté rythme, les débuts du blues sont plutôt binaires et les formules sont proches de la musique africaine sur ce plan. Cette technique est exportée en Amérique lors des grandes migrations liées à l’esclavage et on la retrouve d’abord au Texas avec le grand Texas Alexander ou dans le Delta, Charley Patton étant à cet égard le deuxième pionnier.

Le phrasé de ces premiers bluesmen est exclusivement basé sur des hollers. En général, la question est posée avec la voix et la guitare répond. C’est le fameux système question-réponse.

On l’a vu précédemment, à ses débuts, ce dialogue intervient entre les voix puis entre la voix et la guitare. Mais le système question réponse peut également s’appliquer entre deux instruments, la guitare et le piano par exemple, deux guitares, ou entre le chanteur et le musicien comme Texas Alexander et son guitariste Lonnie Johnson.


UNE SOURCE D’INSPIRATION INÉPUISABLE


Enfin, le dialogue peut s’établir avec soi-même, lorsque le chanteur est également musicien, le plus souvent guitariste, ou même lorsque le musicien pose la question et y répond lui-même.

Un système qui est donc parfaitement universel puisqu’on peut l’appliquer en toutes circonstances et l’adapter à toutes les situations.

Le holler est donc la forme de blues la plus roots, en parfaite osmose avec ses origines.

Pour les guitaristes de blues et pour tous les musiciens en général, les hollers sont une source d’inspiration inépuisable qui permet de donner un sens immédiat au phrasé.

Il est très authentique et établit une parfaite communication avec le public.

Le mois prochain et ce n’est pas un poisson d’avril, je vous proposerai deux séqences pour découvrir les hollers d’un point de vue guitaristique.


La première sera ultra simple, basée pour la question sur un phrasé lead, avec une réponse en forme de silence (et oui, la musique est l’art du silence comme disait un certain Miles Davis).

La deuxième sera plus complexe avec un système question-réponse mélodique et harmonique que vous pourrez jouer seul (dans ce cas, il y a un bon travail de préparation), ou en groupe à deux voire trois guitares. La première séquence est disponible ici : http://www.jjrebillard.fr/PBCPPlayer.asp?ID=1848970

JJ RÉBILLARD
Rédigé le  31 mars 2017 20:09 dans BLUES SECRETS  -  Lien permanent
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STORY ET ANALYSE DE STYLE : CHUCK BERRY (PART 2)


TEX MEX ET ROCKABILLY

Le dernier titre, School Days, est encore différent. On remarque d’abord la formule shuffle, caractéristique du blues binaire. La caisse claire est loin d’être en avant et on est beaucoup plus proche des racines blues.

La basse joue une ligne que l’on peut considérer comme l’ancêtre des lignes de basse blues rock. Elle est très dépouillée au plan des degrés ou notes choisis, se réduisant pratiquement aux fondamentales des accords.

Le solo crée un style nouveau et c’est avec celui de Rock Around The Clock (Bill Haley), le premier solo rockabilly. Il commence avec des doubles stops en triolets qui créent une tension.

La phrase suivante, empruntant d’abord un arpège suivi d’une gamme en doubles stops, est caractéristique du style Tex Mex. Enfin, le reste du titre fonctionne encore largement sur le système question-réponse.

On remarque que Chuck répond exactement à son chant à l’aide de sa guitare, les phrases présentant mille variantes subtiles.


LE ROCK’N ROLL SELON CHUCK BERRY


Au plan général, la musique de Chuck Berry est issue d’un fameux mélange où l’on retrouve 60% de blues sur tempo rapide, avec un afterbeat fréquent. Ajoutez un peu de ragtime, de la country, une pincée de jazz, de la guitare hawaïenne et du Tex Mex et vous obtiendrez le rock’n roll immédiatement reconnaissable et parfaitement typique du style de Chuck.

Avec le rythm’n blues, le rock de notre ami va donner naissance à tous les styles dérivés qui apparaissent dans les 40 dernières années du XXème siècle.

Il est donc nécessaire pour tout guitariste qui se respecte, de connaître le rock’n roll de Chuck Berry comme le blues de B.B. King, des valeurs sûres et incontournables.

Au plan sonore, la musique du « Jailhouse Rocker » est très clean, si l’on fait abstraction du son des enregistrements de l’époque.

En effet, certains instruments sont quelque peu noyés dans la masse, même si certaines versions remastérisées compensent un peu le problème.

Le son de guitare est plutôt propre, généralement clair avec un léger crunch qui le rend aussi sautillant que le pas de canard de son maitre.

Les accompagnateurs de Chuck sont des musiciens d’exception, bien qu’il soit capable de partir seul en tournée et de monter un groupe différent dans chaque ville où il se produit.

Toujours est-il que lorsqu’il arrive chez Chess Records en 1955, les deux frères du même nom comprennent immédiatement qu’ils ont affaire à un artiste peu commun.

UNE SECTION RYTHMIQUE TALENTUEUSE

Ils lui proposent donc les services d’une section rythmique particulièrement talentueuse, constituée de Willie Dixon à la basse et de Fred Below aux drums.

Au sujet de ce dernier, il y avait la batterie avant Fred Below et la batterie après Fred Below. Avant, les drums n’étaient presque qu’un washboard perfectionné.

Après, la batterie devient le véritable guide rythmique qui relance le phrasé des autres musiciens en permanence.

C’est Fred Below qui crée le fameux Chicago Beat ou afterbeat dont nous parlions précédemment.


Et c'est le beat de la deuxième moitié du XXème siècle, créé par Fred Below, qui sera consacré dans les années 80 avec les réverbes numériques.

Elles mettront les caisses claires en valeur, allant parfois jusqu’à une exagération quasi insupportable qui sera tempérée à partir de 1990 par des samples plus soft.

Enfin, Chuck Berry aura la chance d’avoir deux pianistes excellents et virtuoses.

Lafayette Leake ou Johnny Johnson sauront mettre en valeur la guitare de Chuck, avec un jeu question-réponse et des contrechants généralement très bien vus.

JJ RÉBILLARD
Rédigé le  29 mars 2017 18:39 dans CHUCK BERRY  -  Lien permanent
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STORY ET ANALYSE DE STYLE : CHUCK BERRY (PART 1)


FEDERATEUR


Chuck Berry mérite bien le titre de père fondateur du rock’n roll. Charnière essentielle entre les bluesmen des années 40 et les rockers des sixties, Chuck a influencé la plupart de ses contemporains et bien sûr des musiciens des générations suivantes.

C’est le B.B King du rock. Pour exemple, en mars 1990, Chuck Berry donne un concert à deux pas de la basilique de Saint Denis, en France, devant quatre mille personnes.

Le public est plus que diversifié et quatre générations s’y côtoient sans problème, du rocker des sixties au rappeur des années 90.

Le père du rock délivre une prestation sans faille, enchainant tous ses tubes : Maybellene, School Days, Johnny B. Goode, Memphis Tennessee, Roll Over Beethoven, Sweet Litlle Sixteen, Carol, Rock’n Roll Music…

Intros et solos en doubles stops, rythmiques implacables, textes pour teenagers à la recherche de la fureur de vivre, jeu de scène inimitable avec son célèbre pas de canard.

C’est le cocktail de Chuck où se reconnaissent plusieurs générations. En 1955, le rock’n roll incarne la révolte de la jeunesse. En 1990 et dans les années suivantes, le hip hop a remplacé le rock’n roll mais le message est toujours le même.


Seules comptent l’authenticité et la sincérité du prêcheur. Chez Chuck, elles sont restées intactes, entre Son House et Zack De La Rocha et les rappeurs de Saint Denis ne s’y sont pas trompés…

UN STYLE ET UN SON UNIQUES

Né à la fin des années 20, peu après B.B. King, Chuck Berry s’initie à la musique dès son plus jeune âge. A six ans, il chante déjà dans la chorale de l’église baptiste de Saint Louis.

A dix ans, il fait partie d’un groupe de blues de la même ville. Une star du jazz local lui apprend les premiers rudiments en matière de guitare mais les quatre cordes de son instrument de l’époque ne lui autorisent qu’un éventail de jeu assez réduit.

C’est à partir de l’âge de quinze ans que notre homme va pouvoir donner libre cours à son inspiration avec une vraie 6 cordes et vous connaissez la suite…

Les influences majeures de Chuck sont avant tout celles des pionniers du blues électrique : John Lee Hooker, T. Bone Walker, Big Bill Broonzy et surtout Muddy Waters marquent clairement le futur rocker.

Mais le jazz, le ragtime, le style Tex Mex ou la musique des Caraïbes font également partie du paysage sonore de Chuck Berry.

C’est à partir de ce panel d’influences qu’il va créer ce style et ce son, devenus aujourd’hui légendaires.

Ils sont la marque de fabrique du rock’n roll et l’écoute des trois titres que je vous propose dans l’analyse finale de cette rubrique vous permet de comprendre la genèse du rock, comme sa parenté avec les styles précédemment cités.

AFTERBEAT ET ROCK’N ROLL

Commençons avec Carol. Le fait le plus marquant est certainement l’afterbeat (accentuation des 2ème et 4ème temps). La caisse claire est bien en avant avec un son légèrement reverbéré caractérisé par un écho court que l’on retrouve ensuite dans tout le rockabilly. La guitare rythmique est un pur riff de blues, un classique que vous reconnaitrez immédiatement.

La différence est qu’il est ici parfaitement binaire alors que les formules binaires étaient pratiquement absentes du blues depuis les années 20. Enfin, le dialogue entre le chant, le piano et la guitare lead est évident.

Cest le fameux système question-réponse du bon vieux blues. Notez encore le tempo soutenu (158) et vous aurez la définition de base du rock’n roll : du blues rapide binaire et rythmé (after beat), en bref du rythm’n blues version fin des fifties.

Mais le rythm’n blues et le rock’n roll ne sont pas deux styles rigoureusement identiques, comme l’écoute du deuxième titre va vous le montrer.

Il s’agit d’un autre standard du maitre : Sweet Little Sixteen. Ici, la parenté avec la country music, le ragtime ou la musique des Caraïbes est évidente.

D’entrée, l’afterbeat domine encore, mais il est exécuté différemment, avec un mélange de peau et de rimshot sur la caisse claire qui le rend plus léger, comme en country.

Le balancement de la basse est également caractéristique de ce style.

Il obéit à un groove de type marche, sauf dans le deuxième couplet où l’on trouve une walking basse directement issue du jazz.

Pour le piano, c’est du pur ragtime et côté guitare rythmique, c’est toujours le fameux riff classique du blues, encore une fois binaire.

Notons qu’il se superpose au groove shuffle des cymbales avec un effet caractéristique du style de Chuck, que l’on identifie dans pas mal de standards du rock. Enfin, à l’écoute des deux solos, on retrouve la musique des Caraïbes.

Pour un peu, on croirait presque entendre de la guitare hawaïenne.


JJ RÉBILLARD

Rédigé le  21 mars 2017 12:50 dans CHUCK BERRY  -  Lien permanent
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600000 VUES POUR LA CHAINE YOUTUBE DE JJ RÉBILLARD



Bonne surprise, certes attendue, mais ça fait toujours plaisir de franchir un cap : donc, hier dimanche 22 janvier, la chaine YouTube JJ Rébillard a dépassé les 600000 vues, avec très exactement 600189 vues. Evidemment, quand on compare avec les dizaines ou les centaines de millions de vues de certains, on reste bien modeste. Mais pour moi, c'est un bon résultat surtout quand on sait combien il est devenu difficile de faire des vues sur ce média universel depuis quelques temps. Rien à voir avec les débuts de YouTube au milieu des années 2000 ou même au début des années 2010. A l'époque, on faisait facilement 50000 vues en quelques mois voire quelques semaines avec une une vidéo, même banale. En 2017, si la même vidéo atteint les 500 vues dans les mêmes timings, on saute de joie. De fait, il existe toutes sortes de solutions pour booster des vidéos. Le principal est de faire preuve d'un peu d'originalité ou de jouer la provoc ou encore de proposer n'importe quoi susceptible de faire rire les gens, d'ailleurs des fois, on se demande pourquoi ces mêmes personnes s'extasient ou sont mdr. Mais mon propos n'est pas de les juger.


Il existe également des milliards de tutos sur YouTube. Le tuto est devenu la grande sensation du moment. On en trouve sur tout les sujets : changer un injecteur sur sa voiture, poser un parquet flottant, changer l'écran de son I Phone, cuisiner, en bref, pas un sujet n'échappe aux tutos. Et la pédagogie musicale n'échappe pas à la règle. Certaines chaines publient une vidéo par jour pour être dans l'air du temps et bien qu'il existe par exemple en guitare une multitude de sujets à traiter, le business risque de s'épuiser rapidement. Et puis d'une manière générale, on trouve de tout sur YouTube quel que soit le sujet. Donc, en pédagogie musicale, il y a également le meilleur et le pire. Quand c'est le pire, ç'est vraiment pas cool car on envoie les gens sur de fausses pistes avec de mauvais conseils. Mais franchement, il y a des gens qui font vraiment bien leur travail et ç'est ce qui fait avancer les choses. Malheureusement, ce ne sont pas toujours les vidéos les plus vues mais il faut savoir chercher et comme l'on dit, trier le bon grain de l'ivraie...ce qui n'est pas toujours simple pour celui qui cherche à apprendre et a donc du mal à juger de la qualité et de la pertinence.

Pour ma part, je suis bien content de mes 600000 vues, je vise maintenant les 700000 et pourquoi pas le million. Et je vais donc continuer à alimenter en vidéos ma chaine et à publier des articles sur ce blog et sur Music School, portant sur différents sujets, en restant fidèle à l'esprit que vous connaissez depuis bien longtemps, un peu plus de 40 ans maintenant pour ceux qui me suivent depuis les tous débuts (et oui on rajeunit pas mais on essaye de se bonifier) . Je ferai le maximum pour diffuser et vous communiquer mon modeste savoir, en souhaitant qu'il continue à vous servir et à vous aider dans votre progression et votre connaissance de la musique en général. Parmi les best, voici quelques vidéos extraites de ma chaine qui en compte 66. A très bientôt sur ce site et ailleurs...

JJ RÉBILLARD


IMPROVISATION AVEC LES GAMMES PENTATONIQUES



Pour avoir les parts de cette vidéo, suivez ce lien : http://www.jjrebillard.fr/PBCPPlayer.asp?ID=1821901

LA POMPE MANOUCHE





LA GUITARE COUNTRY





ROCK ACOUSTIQUE

 



FUNK SESSION PART 1 DANCE RIFF




Les parts pour guitare, basse, batterie et claviers sont disponibles ici : http://www.jjrebillard.fr/PBCPPlayer.asp?ID=1704012

Si vous voulez écouter la version longue audio de Dance Riff Instrumental c'est ici : https://soundcloud.com/jj-r-billard/jj-rebillard-friends-dance-instrumental
Rédigé le  23 jan. 2017 12:07  -  Lien permanent
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IMPROVISATION AVEC LES GAMMES PENTATONIQUES


Vous avez été nombreux à me demander les parts de la vidéo « Improvisation avec les gammes pentatoniques » sur ma chaine Youtube. Vous m’avez aussi aidé à franchir le cap des 140000 vues le 20 décembre 2016, donc, chose promise, chose due, voici ces parts et quelques petites explications complémentaires.

https://www.youtube.com/watch?v=ZSdnHNadDBY



JJ’S PARTS STORY


Les parts que vous allez découvrir sont des parts vintage. J’en profite en effet pour vous montrer sous quel format les parts de mes méthodes, de GP ou de GC arrivaient et arrivent toujours chez le graveur (uniquement celles de mes méthodes à présent).

N’ayant jamais eu l’envie de me mettre à la gravure sur des logiciels ultra performants mais complexes comme Score PC, j’ai préféré laisser le soin de la gravure à des graveurs pros. C’est donc sous ce format qu’arrivèrent chez notre graveur de l’époque les parts du Hors Série Hendrix, N°0 de GC en juillet 1994.

Pour ceux qui se souviennent de ce mag ou l’ont encore, la gravure de l’époque était encore assez basique mais très lisible.

Je me souviens de la machine du graveur Edouard Marcinik qui ressemblait davantage d’après mes souvenirs, à une machine à tricoter et n’était pas facile d’emploi, notamment pour effectuer des corrections.

Inutile de dire qu’il fallait absolument éviter les erreurs pour le transcripteur et relire plutôt cinq fois qu’une, sous peine de repartir avec ses manuscrits en dévalant les escaliers…Donc, pas question d’oublier le moindre quart de soupir ou la moindre triple croche !

Mais vous connaissez mon sérieux légendaire (sourires) et je n’eus pas trop de souci avec ce cher Edouard. Pour la petite histoire, mes parts ne furent pourtant pas toujours au format que vous avez découvert dans le HS Hendrix.

Et pour ceux qui ont eu en main mes antiques méthodes Joue de la Guitare Sans Solfège (1988-1994) ou mes dossiers hors-série (1990-1994), je n’indiquais pas le solfège mais la mise en page le laissait deviner (enfin, pour les initiés). N’empêche que des milliers de guitaristes ont utilisé ces antiques TAB et l’audio permettait de s’en sortir facilement. Ce n’était pas forcément l’avis de tout le monde…

En effet, lorsque je présentais le fameux dossier hors-série Hendrix qui allait devenir le GC N°0, Thierry Frébourg me dit : « c’est parfait mais on oublie tes TAB telles qu’elles sont et tu vas au moins indiquer le rythme sous les partitions.

Je pensais y passer 5 jours et il me fallut 4 semaines, notamment à cause d’un certain 12/8, Red House. Et comme je l’ai dit précédemment, mieux valait ne pas faire d’erreurs avec l’ami Edouard.

Après cette expérience, et sans jeu de mots j'ai été initié et j’ai su écrire le blues et en général les 12/8, même si certains tempos (38 pour Tin Pan Ammey de Stevie Ray) et des notes jouées « before ou behind the beat » m’ont parfois posé de gros problèmes.

Pour être franc, dans les GC, à partir du GC N°1 Metallica, on utilisait souvent des parts US, généralement issues de mags sérieux, que je vérifiais et corrigeais parfois pour cause d’inexactitude ou parce qu’il manquait des parties (Layla sur le GC N°2 avec les 6 guitares de l’intro).

Il arrivait aussi (Prince, Ben Harper…) qu’il n’y ait aucune part disponible, dans ce cas je relevais tout moi-même. Ce fut bien sûr également le cas dans la plupart de mes méthodes. Comme ça, vous savez tout et en tous cas, voici exactement le format des TAB que j’ai toujours confiées aux graveurs.


IMPROVISATION AVEC LES GAMMES PENTATONIQUES

Pour faire une bonne impro, il me semble obligatoire de connaitre les harmonies sur lesquelles on va s'exprimer. J'ai toujours fait cela, par exemple lorsque j'ai appris la guitare il y a bien longtemps en reproduisant les solos de mes guitar heroes note à note (enfin au début, c'était de l'approchant).

Quel que soit le solo ou le morceau je connaissais toujours sa grille harmonique et savais jouer la rythmique. En fait, on peut se contenter si l'on connait la tonalité du morceau (indispensable) de la pentatonique mineure ou majeure de la tonalité suivant le mode du morceau. On peut aussi jouer avec la relativité.

Mais l'impro sera alors du type "survol de la tonalité" et on ne pourra pas utiliser les techniques de ciblage comme l'utilisation de la pentatonique partant de la fondamentale de chaque accord ou encore la notion de note caractéristique.

Même si on n'utilise pas systématiquement ces deux dernières techniques elles donnent du piment à une impro et surtout permettent lorsque l'on seul en lead de faire entendre les accords au travers d'un jeu exclusivement mélodique...Ensuite, il suffit de rester en mesure et en place dans ce dernier cas puisque personne ne joue la ryhmique !

Vous voulez toujours en savoir plus et avoir les parts de cette fameuse vidéo Improvisation avec les gammes pentatoniques ? Rendez-vous sur Musicschool, il suffit de suivre ce lien...         

http://www.jjrebillard.fr/PBCPPlayer.asp?ID=1821901

JJ RÉBILLARD
Rédigé le  26 déc. 2016 19:28 dans ACTUALITÉS  -  Lien permanent
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