Blog JJ Rébillard

SOUL WARRIORS LE SINGLE : DANCE STORY (PART 2)

L'ALBUM DES SOUL WARRIORS SERA BIENTÔT DISPONIBLE SUR CE SITE. EN ATTENDANT, VOICI DANCE, LE PREMIER SINGLE EXTRAIT DE L'ALBUM.



J’ai commencé à vous raconter l’histoire de Dance dans la partie 1 de cette courte story. Comme vous le savez, ce titre est le point de départ de l’histoire des Soul Warriors. Reprenons les choses où nous les avons laissées, lorsque Dance a failli terminer sa courte vie dans la corbeille de mon Mac (voir Dance story part 1)…

UN TITRE EN SOMMEIL

Dans les années qui suivirent la création de The Black Rebel, je proposais le titre à plusieurs rappeurs qui l’appréciaient mais comme je l’ai dit précédemment, personne ne se décida vraiment, malgré de nombreuses promesses qui n’aboutirent pas. N’ayant qu’une version instrumentale, je décidais de la proposer comme musique pour l’image et le titre fut assez bien utilisé, notamment pour illustrer les univers urbains. Mais en dehors de cette première vie, le titre qui était destiné à être un support pour rappeur était en sommeil.

Je n’avais à vrai dire pas pensé à une version chantée, soul ou funky. Jusqu’à ce que…une amie américaine décide de fêter son anniversaire. Elle y invita toutes sortes de gens de différentes nationalités et comme d’habitude chez Bianca, les fêtes étaient très musicales. On avait un ami qui officiait comme DJ (DJ Morrad) et qui passait absolument tous les styles : musique orientale, africaine, latino, rock, blues, soul, funk, reggae, hip hop, en bref tous les tubes de la création et aussi des titres qui n’étaient pas des tubes mais qui le valaient bien.

Dans ces fêtes, mon rôle consistait généralement à jouer sur tous les titres, parfois en acoustique, ce qui n’était pas toujours évident en cas de fort volume ou en électrique. Comme j’ai appris la musique et la guitare en reproduisant les morceaux à l’oreille note pour note et que j’avais des dizaines de titres et de solos dans les doigts après des années de GC et GP, il m’était assez facile de suivre. Cette fois, on avait fait les choses en grand et on avait loué une bonne sono bien puissante.

UNE JAM ABSOLUMENT MÉMORABLE

J’avais amené mon set avec ma Fender Strat de 1997 et les titres commencèrent à défiler. Tout y passa dans cette soirée, j’accompagnais même des slammers et des musiciens berbères avec mon mandole algérien que j’avais également amené. Pour resituer cette fête dans le temps, les années avaient passé, on était en juin 2008 et mon amie Bianca me présenta une amie allemande qu’elle avait invitée à la soirée.

C’était une chanteuse qui avait une prédilection marquée pour la soul. J’avais amené des play-backs mais c’était surtout du blues ou du blues-funk. Cela ne semblait pas lui convenir. Pourtant, elle voulait vraiment jammer et il y avait également un fameux batteur américain qui le souhaitait aussi, sans batterie bien sûr mais avec les quelques percus qu’il avait avec lui. A trois, au pied levé comme ça, pas facile. Une reprise unplugged d’Aretha, d’Otis ou du Godfather ? On n’y avait même pas pensé et on n’aurait peut-être pas osé.

Mais je venais de composer une ballade sur une belle grille assez jazzy, ambiance nu-soul en fait. Je décidais de la tester et naturellement, tout fut totalement improvisé. On réalisa une jam absolument mémorable sur ce titre qui nous laissa rêveurs et carrément émerveillés. Vu la rareté de ce genre de phénomène et après avoir digéré les abus de la fête, on se revit le lendemain et comme visiblement, on n’avait pas rêvé, on parla de faire quelque chose ensemble. Cette chanteuse était tout simplement Claudia Hoff, la future chanteuse des Soul Warriors.

Elle devait repartir pour l’Allemagne et l’Autriche où elle vivait à présent et on décida de se revoir dès que possible. Et cela fut en octobre de la même année. Pour commencer, et avant de structurer cette fameuse jam de juin qui deviendrait le titre Bianca’s Party, il fallait se tester sur quelques titres.

ET THE BLACK REBEL DEVINT DANCE…


On en essaya deux ou trois mais qui ne semblaient pas vraiment convaincants. Et puis une idée me vint : si on testait The Black Rebel…Toutefois, Claudia devait reprendre son avion le soir et il ne nous restait que 40 à 50 minutes. Bien peu de temps donc.

Le titre et le groove la branchait bien, elle écrivit rapidement un texte et en 20 minutes et deux prises pratiquement free-style, l’affaire était en boite.

On écouta rapidement, je fis un prémix vite fait et elle repartit avec un titre qui se nommait à présent Dance. Tout n’était pas fini mais pour le moment, le titre avec ses guitares et ses voix avait à peine demandé deux heures de travail.

Et au final, on ne changea rien, on ne rajouta rien, les voix lead et les guitares restèrent absolument telles quelles. On composa et on enregistra tous les autres titres de l’album dans mon studio avant de passer début 2011 au Studio 180 à Paris pour les backing vocals sur presque tous les titres et les section de cuivres dont j’avais besoin sur deux titres, dont Dance plus quelques solos de sax et de trompette bien sentis.

Avec les backing vocals de ces deux grandes chanteuses que sont Jean Carpenter (directrice du chœur US Gospel pour 100 voix qui a également chanté avec Aretha Franklin) et Sophia Nelson, tous les titres prirent un relief supplémentaire.

Ceci fut notamment flagrant avec Dance. Le refrain avait pris une sacrée ampleur et du coup je demandais aux filles de me faire deux pistes free style avec lesquelles j’allais pouvoir finir de mettre le feu. Et ces filles étaient des pros et des super pointures. On ne passa pas plus d’une petite heure sur les prises, ce fut comme pour le reste.

Et on termina l’affaire avec la section des Faya Horns. Sur ce titre, et au vu de leurs capacités et de leur créativité, je leur laissais carte blanche pour me concocter l’arrangement idéal. Encore une fois, cela fut très rapide, deux heures en tout, y compris l’écriture de l’arrangement !!

Avec les cuivres, la magie était totale, je n’aurais jamais osé espérer avoir un titre comme ça au final. Il me restait bien sûr du travail, notamment pour en terminer avec les backing vocals car il fallait sélectionner les meilleurs plans et éventuellement les recopier ailleurs.

Même chose avec les cuivres qu’il fallait parfois redécouper ou sur lesquels des cuts pouvaient être nécessaires en fonction des passages (pont, relance…). C’est finalement cette partie qui me demanda le plus de temps avec le mix mais seul le résultat final comptait et quand on aime, on ne compte pas, c’est bien connu.

PATIENCE ET LONGUEUR DE TEMPS

Fin 2012, l’album était prêt, mastering compris. Pourquoi donc avoir attendu 2018 pour le sortir ? Et bien tout simplement parce que l’on ne fait pas toujours ce que l’on veut quand on veut. En 2012 et 2013, le marché de l’édition et des instruments de musique avait commencé une mutation impitoyable amorcée en 2010.

La conséquence pour tous les acteurs fut une baisse de chiffre importante, de l’ordre de 30% sur 18 mois avec de nombreuses faillites à la clé et pas des moindres.

Sortir un album sans aucun budget n’a aucun sens, surtout si l’on considère l’évolution parallèle du marché de la musique en général. En bref, un flop assuré !!

J’ai donc dû attendre et assurer ma mutation. Je ne dis pas qu’elle sera pérenne mais elle m’a permis de sortir l’album et de faire une promo correcte en commençant avec le single Dance.

Vous savez donc tout sur l’histoire de ce titre mais sachez qu’il existe deux autres versions que vous découvrirez bientôt : la version album qui est plus longue et un remix avec un beat différent et beaucoup d’effets spéciaux, le tout agrémenté de quelques solos de sax, de trompette et bien sûr de guitare.

Bref, j’ai beaucoup joué avec ce titre qui emprunte à la fois au blues, à la soul, au funk, au hip hop. Je vous remercie sincèrement pour votre écoute…en attendant les deux autres versions.

JJ RÉBILLARD 


Rédigé le  10 fév. 2018 19:23 dans ACTUALITÉS  -  Lien permanent
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SOUL WARRIORS LE SINGLE : DANCE STORY (PART 1)

L'ALBUM DES SOUL WARRIORS SERA BIENTÔT DISPONIBLE SUR CE SITE. EN ATTENDANT VOICI DANCE LE PREMIER SINGLE EXTRAIT DE L'ALBUM :




L’histoire de Dance ne manque pas de piquant, mais en plus, ce titre est le point de départ de l’histoire des Soul Warriors et c’est pourquoi je désire vous en parler avant toute chose, avant les présentations, les bios, les textes et le reste…

SAMPLES ET NOUVEAU MATOS

Il est rare que je garde un titre sous le coude longtemps avant de l’exploiter mais ça peut arriver, la preuve. Il y a bien longtemps, avant le naufrage du Titanic en 1912…Non, non, remontons simplement à l’année 2002. En ce début d’année, le printemps pointant son nez, je décidais de mettre de côté mon bon et fidèle AKAI DR8, une excellente machine qui m’avait permis d’enregistrer tant de méthodes, de Guitar Collector’s ou de solos et autres pour GP et tous les magazines Studio Press (Guitare Classique, Recording Musicien, Drummer…). Et oui, tout a une fin !

Et donc de passer à la suite avec un MAC G4 flambant neuf, l’interface qui allait avec et autres réjouissances de type sampler (pas virtuel à l’époque). Pour commencer cette nouvelle ère, j’avais choisi de créer des musiques sans utiliser un seul instrument réel, juste des samples sur CD qui étaient la bible universelle à l’époque où les instruments virtuels n’existaient pas encore. Et ça me permettait de mettre en route et de tester mon nouveau matos et de voir toutes les nouvelles perspectives qui s’offraient à moi.

La production des GC était plutôt axée autour du rock, du metal, du blues. Les titres soul, funk, reggae ou fusion rock-hip hop étaient beaucoup plus rares. Mais j’avais toujours eu une certaine prédilection pour ces styles et après la première mouvance électro-techno, de nouvelles tendances faisaient leur apparition.

Parmi celles-ci, la nu-soul, avec des artistes comme Jill Scott, Erika Badu ou D’angelo pour ne citer qu’eux. La soul music de Stax avait également bercé ma prime jeunesse et les nouvelles tendances ne pouvaient que me séduire, ayant toujours eu comme toile de fond le hip hop depuis 1978. Et oui, un aspect de JJR peu connu !!

UN TITRE BOUCLÉ EN UNE HEURE 10 CHRONO

Après avoir composé quelques titres instrumentaux dans ce style nu-soul avec ma nouvelle chaine de production (alors que je me servais toujours de mon DR8 pour la production courante), je décidais de passer à la vitesse supérieure et de tester le nouveau matos en situation classique, en commençant bien sûr par la prise de son guitare. Je pouvais ainsi comparer ce que m’offraient les nouvelles interfaces audio par rapport au DR8. Mais il me fallait un nouveau morceau pour faire le test et si possible, un mélange de samples et de sons réels dans un style mixant le hip hop et le funk.

Les sons réels, c’étaient ceux des guitares et je choisis donc quelques samples dans ma collection abstract hip hop pour composer le play-back. Cela fut vite fait bien fait : une boucle de drums agrémentée d’un effet vinyle, une basse bien lourde et un sample que je ne saurais trop qualifier, entre un clavier analogique et des effets spéciaux.

Ensuite, copier et coller, en une heure le play-back était prêt. Je passais donc aux guitares. Une première piste de guitare rythmique, un genre de plan à la James Brown, et une seconde de leads bien bluesy, à la JJR.

Et quelles guitares et quel ampli ou préamp me direz-vous ? La guitare était ma Fender Strat de 1997 (voir ci-contre), celle que j'avais notamment utilisée sur le GC Pink Floyd et le préamp un Pod Line 6, tout simplement, le modèle original première version. Une prise de chaque, à peine 10 minutes en tout, un travail efficace.

Eh oui, quand on sait que c’est juste un test pour voir et pour rigoler, les choses sont tout de suite plus simples. Donc, j’écoute et je dis OK, ç’est bien, le sampling est meilleur qu’avec le DR8, surtout en terme de définition et de finesse. Là-dessus, la journée tirait à sa fin, je fermais le dossier et quittais le séquenceur pour fermer la machine.

DANCE OU LE TITRE QUI DEVAIT FINIR A LA POUBELLE

Au passage, je pris mon dossier qui n’était qu’un simple test et je le mis dans la corbeille, ne voyant pas trop l’intérêt de le conserver (à l’époque on avait vite rempli un disque dur).

Mais finalement, je me ravisais, je ressortis le dossier de la poubelle et le posais sur le bureau. On ne sait jamais après tout, le morceau avait l’air cool et j’aurais pu regretter l’action définitive « vider la corbeille ».

Je me dis, on réécoutera ça demain. Ce qui fut fait, et là, surprise, le morceau était vraiment cool, un son un peu sale, genre Bronx Killers et ça groovait vraiment. Je travaillais assez souvent avec des rappeurs à l’époque.

Eminem était au sommet, les américains avaient compris depuis longtemps qu’on pouvait mélanger du hip hop et des guitares alors pourquoi pas ici.

Oui mais ici, c’était pas là-bas, nos french rappeurs n’avaient pas encore intégré ce genre de thèses, trop tôt et puis surtout, tout le monde aimait le morceau mais personne ne voulait se risquer à rapper sur ce play-back.

Je n’ai jamais su pourquoi mais c’était comme ça. Je mis donc ce titre de côté en attendant qu’il trouve preneur ou que je m’en serve comme musique pour l’image.

Ah, j’ai oublié quelque chose, je lui avais tout de même donné un nom « The Black Rebel ». En hommage à Stax et en souvenir des mésaventures de Solomon Burke avec le Klu Klux Klan (il fut aussi le premier à utiliser le terme soul pour qualifier le style qu’il représentait !!).

Mais je n’avais jamais imaginé que The Black Rebel deviendrait Dance quelques années plus tard. Il suffisait que l’occasion fasse le larron, comme on le dit si bien. Le titre intégrait déjà le funk et le blues avec les guitares et le hip hop avec le beat. Mais pas de soul.

C’était la voix de Claudia Hoff qui allait insuffler cet ingrédient, puis les voix de Jean Carpenter (qui a chanté avec la grande Aretha) et de Sophia Nelson qui ajouteraient une touche gospel, sans oublier les Faya Horns et leur arrangement magistral de cuivres.

Pourtant, The Black Rebel avait bel et bien failli terminer sa brève carrière à la poubelle. A suivre…                                                                      JJ RÉBILLARD


Rédigé le  31 jan. 2018 20:29 dans ACTUALITÉS  -  Lien permanent
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UKE ATTITUDE LA MÉTHODE POUR JOUER DANS TOUS LES STYLES


DISPONIBLE LE MERCREDI 13 DÉCEMBRE SUR CE SITE

LA MÉTHODE 48 PAGES + CD + 10 VIDÉOS GRATUITES SUR YOUTUBE : 19€ 


Une méthode ludique tout en couleurs pour jouer du ukulélé dans tous les styles : Chanson, Pop, Rock, Blues, Reggae, Soul, World, Bossa, Manouche, Swing…

Instrument de prédilection de la musique hawaïenne, l’ukulélé est vite devenu universel au cours de ces dernières années. On peut ainsi le pratiquer dans presque tous les styles de musique. C’est dans cette optique que cette méthode a été conçue.

Tout simplement et en vous amusant, découvrez différentes techniques de jeu (rythmiques, arpèges, mélodies, picking). Jouez simultanément la mélodie et l’accompagnement d’un morceau, travaillez l’oreille, la mise en place, la synchronisation des deux mains sur un répertoire riche et varié. En bref, la uke attitude !!

LE STYLE DES PLUS GRANDS REVISITÉ AU UKE

The Beatles • The Rolling Stones • Chuck Berry • ZZ Top • ACDC  • Eric Clapton • Robert Johnson • Israel Kamakawiwo’ole • Bob Marley • Stevie Wonder • Michael Jackson • Django Reinhardt  • Luiz Bonfa and more…



L'AUTEUR THOMAS HAMMJE NOUS EN DIT PLUS SUR SA MÉTHODE : UN CONCEPT ORIGINAL ET NOVATEUR...


Il y a des batteurs « de jazz », des violonistes « classiques » et des guitaristes « de métal ». Et parmi ces derniers, il y a ceux qui jouent en aller-retour et ceux qui « sweepent ». Bref, des trucs de spécialistes ou de puristes. La UKE ATTITUDE, au contraire, prend de la hauteur !

Rien ne lui est interdit, aucun genre ne la poussera dans un coin, aucun style ne lui résistera ! Adopter la UKE ATTITUDE, c’est rester ouvert à tout et se dire que, tant que la musique est bonne (ou pas !), on pourra la jouer sur son ukulélé.

La technique ? Oui bien sûr, il en faut un peu, un minimum, un tout petit minimum (que vous trouverez dès les premières pages) pour se donner les moyens de se faire plaisir, mais, ne l’oublions jamais : LE UKE, C’EST FACILE ! Et aussi : LE UKE, C’EST SOUPLE !

Les techniques de jeu, on va les inventer au fur et à mesure, les adapter au style. Ça sonne mieux en accords brossés ? Brossons les accords ! Le jeu aux doigts semblerait plus à propos pour cette douce chansonnette ? Laissons nos doigts s’exprimer ! Et celui qui préférera quand même brosser la chansonnette aura bien raison aussi.

La UKE ATTITUDE, c’est aussi de voir son auditoire sourire de manière imparable. Tentez l’expérience : jouez quelques mesures façon Michael Jackson ou encore quelques mesures de Village People et vous êtes certains de gagner au jeu de la barbichette. Parce que ça sonne ! Le ukulélé a cela de magique que même le rock le plus graisseux, celui qui sens la bière et l’huile de vidange, sonnera quand on le jouera au uke et ne perdra en rien son esprit rock. Question d’attitude !


ET RENDEZ-VOUS DÈS LE 15 DÉCEMBRE POUR DÉCOUVRIR LES 10 VIDÉOS GRATUITES SUR YOUTUBE !!

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AVEC UNE OFFRE SPÉCIALE VALABLE JUSQU'AU 22 DÉCEMBRE 2017 : 16€ AU LIEU DE 19€ !!
Rédigé le  10 déc. 2017 13:29 dans ACTUALITÉS  -  Lien permanent
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LA CHANTEUSE HANITRA INVITE JJ RÉBILLARD A SON CONCERT DU 11 AOÛT 2017


HISTOIRE D'UNE AMITIÉ

A la toute fin des années 70, j'avais fait un retour aux sources en m'installant en Bretagne d'où mon grand père paternel était originaire. Et c'était également bien logique puisque Annick ma femme était bretonne, région de Malestroit plus exactement du petit village de Pleucadeuc, connu notamment pour sa célèbre fête des jumeaux qui réunit chaque année le 15 août des milliers de jumeaux venus du monde entiers.

J'en avais assez de la ville et avait envie de respirer un peu d'air pur. Et la Bretagne était déjà une région très musicale, même si les vieilles charrues et autres festival du bout du monde n'existaient pas encore. J'ai commencé par écumer tous les lieux de concerts bretons, notamment le circuit des bars et pubs assez unique en France à cette époque.

Mais il était difficile de vivre exclusivement de mon art et je décidais rapidement de reprendre ma carrière de professeur de guitare, notamment à Malestroit où je réunis vite pas mal d'élèves. A la rentrée 1981 j'eus le plaisir d'accueillir un nouvel élément en la personne de Jean-Marc Bontemps qui avait à l'époque 16 ans et moi 25. Ah, le bon vieux temps.

Jean-Marc était un bosseur et fit rapidement de gros progrès. Il prit des cours avec moi de 1981 à 1985 puis continua sa formation, en passant notamment par le CIM où il fut l'élève de Louis Winsberg (Sixun).

Voyageur aux long cours, il ne cessa jamais de m'envoyer des nouvelles et je recevais régulièrement des cartes postales avec des news mais aussi des mots bien sympas où il me rappelait toujours l'importance que j'avais eu pour lui en tant que prof et ami. Rare...

Et Jean-Marc partagea bientôt la vie d'une grande chanteuse malgache, superstar à Madagascar. J'eus l'occasion de le constater lorsque je produisis Bismak, une chanteuse malgache dans un registre rock world en 2005. Un jour, je lui parlais de Hanitra et c'était son idole, elle était tellement surprise de voir que je la connaissais personnellement.

La bio ci-dessous vous donnera l'occasion de découvrir cette magnifique chanteuse qu'est Hanitra et son guitariste et mari, j'ai nommé Jean-Marc, qui l'accompagne et a développé un jeu de guitare atypique et très original.

Je suis très fier de mon ex-élève et franchement, son jeu vaut le détour, comme j'ai pu le constater hier en répétition. Un jeu en finger picking, largement basé sur le pouce et l'index, à l'africaine et aussi comme les bluesmen de légende du début du XXème siècle.

Un style très groovy et chaloupé. Ses arrangements pour Hanitra sont également du meilleur goût et habillent superbement la voix rare et magnifique de la chanteuse. Et ils m'ont fait l'honneur de m'inviter pour partager 5 titres à leur concert de ce vendredi 11août dans le cadre des vendredi du canal de Malestroit à 21h00.

Je suis extrêmement heureux de me joindre à eux et, comme on se retrouve, ils sont accompagnés par Bernard Chevalier aux percus (ils donnait les cours de batterie avec moi au début des années 80 à Malestroit) et par Gérard Serre à la basse.

Pour ma part, je jouerai 2 titres à l'oud et trois titres à la guitare dans un registre plutôt africain et bluesy. Je serai ravi de retrouver tous ceux qui auront l'occasion de venir à ce concert. Le cadre est magnifique et je vous le recommande tout particulièrement. A noter que ces festivités sont gratuites, offertes par la commune. A demain donc et merci pour votre présence ou vos pensées si vous ne pouvez partager ce moment avec nous. 

HANITRA

Si elle est une véritable icône à Madagascar – suite à ses débuts avec le groupe Lolo Sy Ny Tariny, Hanitra a très vite a choisi de s’éloigner de son île, pour bâtir sa carrière. Invitée sur de nombreux festivals dans le monde entier, Hanitra a trouvé la recette d’une world music raffinée et accrocheuse qui navigue entre folk à fleur de peau et morceaux plus rythmés. Son troisième album Lasa, à paraître en octobre 2015, sera un hommage à la chanteuse Lhasa De Sela.

Hanitra est une auteur compositrice interprète française née à Madagascar. Elle commence dès l’âge de 7 ans à s’intéresser à la musique. En 1979, elle intègre le groupe Lolo sy ny tariny qui devient par cet apport l’une des formations musicales les plus populaires de l’île.

« … De nombreux groupes vont tenter d’inscrire leur propre empreinte, ce sont les Lolo sy ny tariny qui réussiront le mieux dans cet exercice : un groupe d’excellents vocalistes-mélodistes (huit garçons et une fille) qui va être indirectement à l’origine de l’ouverture de la chanson  malgache au monde extérieur. Fred Hidalgo – Chorus


Le groupe décide de venir en France pour l’enregistrement de son premier album. En quittant son île natale en 1980, Hanitra laisse sur sa faim toute une génération. Des milliers de fans nostalgiques s’interrogeront pendant des années sur les raisons de son départ.

Malgré tous ses atouts Lolo sy ny tariny ne poursuit pas longtemps sa carrière. Le groupe, en ces années quatre-vingts si difficiles à vivre pour tout artiste non médiatisé, finit par se dissoudre. C’est ainsi que Hanitra se retrouve dans l’ouest de la France où elle continue de chanter.

En 1997, après plus de 15 années d’absence et sans aucune promotion, elle effectue un retour inattendu sur la scène malgache par une série de concerts. L’accueil enthousiaste des médias et du public l’encourage à enregistrer son premier album solo. Tout en reconnaissant la qualité artistique de cet album aucun label Français n’acceptera de le distribuer. A sa sortie en France, en 1998 dans le circuit FNAC sous l’étiquette « auto-produit » le disque connaît pourtant le succès en ne bénéficiant encore une fois d’aucune médiatisation. Les ventes réalisées conduiront à la signature d’une licence de distribution pour le monde entier.

En 2005, Hanitra quitte la Bretagne pour l’île de la Réunion. Début 2012, elle sort un nouvel album : « Any aminay ». Hanitra est désignée pour ouvrir le premier Marché des Musiques de l’Océan indien, devant plus d’une centaine de programmateurs venus du monde entier.  Tout s’accélère alors : elle se produit successivement en France, à Madagascar, à la Réunion, à Zanzibar, aux USA, en Australie ou encore en Inde.

HANITRA EN CONCERT A MALESTROIT LE VENDREDI 11 AOÛT 2017 - SPECIAL GUEST JJ RÉBILLARD (guitare & oud).
Rédigé le  10 août 2017 16:20 dans ACTUALITÉS  -  Lien permanent
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DÉBUTANT GUITARE ACOUSTIQUE : NOUVELLE EDITION 2017


Le temps passe si vite…En juillet 2001, paraissait la méthode Débutant Guitare Acoustique qui proposait une approche originale pour apprendre la guitare seul.

En effet, alors que la plupart des méthodes initiaient les apprentis guitaristes avec les accords, il me semblait personnellement beaucoup plus logique d’apprendre en commençant par les mélodies et le jeu note à note.

UNE APPROCHE ORIGINALE

Une note après l’autre, sur une seule corde, puis sur plusieurs cordes, pour délier les doigts de sa main gauche et apprendre les rudiments en main droite, tel était l’objectif premier !
C’était naturellement bien plus simple que d’utiliser plusieurs doigts de la main gauche en enchainant des positions d’accords, même les plus simples, et en battant tout ou partie des cordes avec la main droite.

A partir de cette réflexion et après un premier chapitre consacré aux mélodies, on pouvait apprendre les accords et autres accompagnements en augmentant progressivement les difficultés. Puis après un chapitre consacré aux arpèges en finger picking et en flat picking, on passait à l’improvisation et à la création de mélodies plus personnelles. Un must pour tout musicien, même débutant !!


        La nouvelle édition 2017 version CD + DVD


 
UNE MÉTHODE LUDIQUE                                                                                                                                                                                                                         

Mais une méthode ludique devait encore permettre de jouer rapidement des morceaux connus pour utiliser les techniques apprises et surtout pour se faire plaisir.

Jouer les standards de la chanson, du folk, du classique, de la pop, du blues, du rock, du reggae, du hip hop, ou de la bossa nova tout au long de la méthode, était ainsi l’un des fondements de ma pédagogie.

Un cahier d’exercices complémentaires complétait la méthode, classé chapitre par chapitre comme précédemment. Le bon moyen de se constituer un bon répertoire et de profiter des play-backs pour jouer avec un groupe.

Enfin, après avoir travaillé les mélodies de la méthode, on pouvait attaquer celles du cahier d’exercices sans avoir forcément étudié les autres chapitres et ainsi de suite...

De cette façon, une liberté totale et aucune prise de risque à condition de respecter l'ordre des chapitres. En effet, il n'a jamais été conseillé d'apprendre à improviser sans savoir ce qu'est un accord.


UN DVD COMPLÉMENTAIRE


Et la méthode eut un franc succès, bien au-delà de mes espérances. 15 ans plus tard, mon best seller s’était diffusé à plus de 200000 exemplaires, ce qui est assez considérable pour une méthode de guitare. Et de penser : si les disques pouvaient se vendre autant, ça serait fabuleux, mais ceci est une autre histoire.

En 2010, j’ai ajouté un DVD à la version initiale. Avec plus de 3 heures d’images, j’ai pu décomposer dans les moindres détails les plans de la méthode, en dévoilant toutes mes astuces techniques. J'ai également invité quelques auteurs et amis qui travaillent avec moi.

Notamment Didier Reboul, Technicien conseil qui vous révèle toutes sortes de trucs et astuces pour bien choisir son instrument, l'accorder ou changer les cordes. Mais aussi Daniel Givone (Initiation au jazz Manouche). Thomas Hammje (Folk et finger picking). Christian Séguret (Country et flat picking). François Shanka Maigret (Rock acoustique et son légendaire humour). Ils ont encore enrichi le contenu de la méthode.
     
         L'édition 2010 avec CD + DVD

2017 : LA NOUVELLE ÉDITION

En 2017, il était temps de penser à une nouvelle édition de la méthode. Celle-ci ayant fait ses preuves, je n’ai pas jugé qu’il fallait revoir les choses en termes de pédagogie. De même pour le répertoire, même s’il fallait le compléter. Par contre, revisiter la couverture, la mise en page intérieure en la rendant encore plus claire sur 72 pages et généraliser la couleur m’ont semblé indispensables.

En 2001, 16 pages en couleurs, en 2017, 72 pages en couleurs sur un papier couché mat très classe et insensible aux nombreuses tournes et autres manipulations. Le répertoire devant être complété, j’ai ajouté un bonus : un PDF avec 48 pages de partitions, accompagné des mp3 que vous trouverez sur ce site en accès réservé.

Au total, la méthode comprend à présent près de 120 exercices et plans dans tous les styles et j'en ai justement ajouté deux dans le bonus PDF : world music et soul.

DES TUBES IMPARABLES ET INTEMPORELS

De quoi se constituer un solide répertoire de tubes imparables et intemporels. 72 pages en couleurs, un CD de 75 minutes et un DVD de 3 heures sur lequel figure également un PDF avec les plans de mes amis participants : c'est déjà pas mal ! Et avec le complément PDF 48 pages + mp3 que je propose sur le site, la méthode Débutant Guitare Acoustique a encore de beaux jours devant elle !                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                
Evidemment, la situation a changé drastiquement avec le net et le haut débit depuis 2001 et toutes les vidéos pédagogiques sur You Tube et autres partitions gratuites.

Mais au bout du compte, tout n’est pas si simple car à moins d’être surdoué, un débutant aura très rarement les moyens et les connaissances nécessaires pour créer tout seul son parcours pédagogique.

Rien ne remplace une bonne méthode qui permet d’apprendre de façon autonome et de connaître les bases indispensables. Ensuite, personne ne vous empêchera d’aller fouiner sur le net et d’apprendre beaucoup avec tout ce que vous pourrez consulter.

Mais vous serez capable de faire le tri dans cette jungle infernale ou tout n’est pas forcément bon à prendre…
   
NOUVELLE ÉDITION 2017 DISPONIBLE SUR CE SITE DÈS LE 30 JUIN ET AVANT LA RENTRÉE DANS LES POINTS DE VENTE

JJ RÉBILLARD
Rédigé le  22 juin 2017 13:22 dans ACTUALITÉS  -  Lien permanent
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STORY ET ANALYSE DE STYLE : CHUCK BERRY (PART 3)


UN TRAIN LANCE A PLEINE VITESSE

L’ensemble des musiciens de Mr Berry joue très clean et le son Chuck Berry est donc précis, en adéquation parfaite avec son jeu de scène. Sur un plan purement guitaristique, Chuck donne une excellent définition de son style : « rythmiquement, ma guitare est un train lancé à pleine vitesse et mes solos sont la cloche qui sonne sur la locomotive. »

Effectivement, les guitares rythmiques sont basées sur des patterns directement issus des boogies de Lightnin’ Hopkins ou de John Lee Hooker, le plus souvent en version binaire.

Ce sont les fameux riffs classiques du blues dont nous parlions précédemment. Mais le tempo soutenu donne bien cette impression de train lancé à pleine vitesse.

On trouve aussi des motifs typiques de la guitare country comme dans Maybellene.


Enfin, quelques riffs Chicago blues hérités de Muddy Waters complètent cette panoplie. Pour les solos, Chuck Berry est assez fidèle au style de Big Bill Broonzy qu’il développe dans un cadre binaire et surtout plus rapide.

En fait, si l’on considère les gammes utilisées, on est très proche du jeu de certains pionniers du blues comme Blind Lemon Jefferson.

GAMMES DE BLUES AU TROISIÈME STADE

Ce jeu est basé sur les gammes de blues au troisième stade, caractéristiques du blues jazz texan ou des dérivés du Saint Louis’ Blues.

Pour les obtenir, on prend comme base une gamme pentatoniqe mineure à laquelle on ajoute les deux blue notes ainsi que la seconde majeure (2deM) et la site majeure (6teM) de la gamme pentatonique majeure.

Chuck Berry se distingue en pratiquant de nombreux doubles stops qui constituent la trame principale de son phrasé.

Notons encore des bends à l’unisson dont Chuck peut être considéré comme le créateur, ainsi que des doubles bends (bends sur doubles stops) du meilleur effet comme dans Carol.

Le jeu de Chuck Berry peut paraître au premier abord assez simpliste et proche des gammes. Il n’en est rien et son phrasé est en vérité rigoureusement calqué sur son phrasé vocal.

La mélodie est ainsi immédiatement évidente mais ne vous y trompez pas : les solos de Chuck ne sont pas si faciles à reproduire car notre homme est assez rapide et également très exigeant.

KEITH RICHARDS PREND UNE BONNE LEÇON

Pour s’en rendre compte, il suffit de regarder la vidéo où il apprend à Keith Richards à jouer correctement le double bend de l’intro de Carol). Et bien d’autres choses encore.

Trop drôle cette vidéo où Keith Richards a l’air d’un gamin pris en faute et se fait rectifier la moindre anicroche. Sauf que l’on est en 1987 et que notre « gamin » a 44 ans, son père spirituel 61 et pourrait effectivement être son père.

Selon mon ami expert Phil Séguier, cette vidéo est extraite de "Hail ! Hail ! Rock 'n' Roll", documentaire de Taylor Hackford tourné à l'occasion de la préparation des deux concerts donnés pour les 60 ans de Chuck, dont Keith Richards était directeur musical. Indispensable !

En fait, le jeu de Chuck Berry est très précis, aussi précis que son son global est clean. C’est l’un des premiers maitres du « mode horloge suisse » côté rythmique.

On peut aussi considérer Chuck Berry comme l’un des tous premiers shredders dont les héritiers seront les guitaristes de surf music puis un certain Alvin Lee et tous les autres s’engouffreront dans la brèche.

Alors, à vos guitares et jouez tous ces fabuleux standards que sont les titres de Chuck car ils sont riches d’enseignements et l’on peut apprendre beaucoup du père fondateur du rock’n roll : un certain Angus Young ne s’y est pas trompé et la musique d’AC/DC est du rock’n roll joué de façon hard, dixit Angus lui-même.

A écouter les bends d’Angus, on comprend qu’il parle bien sûr du rock’n roll de Chuck Berry !! 

JJ RÉBILLARD
Rédigé le  7 avril 2017 18:12  -  Lien permanent
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